Les travaux débuteront entre Lachute et Mirabel.

Nouvel appel d'offres pour l'élargissement de l'autoroute 50

Un second tronçon de l’autoroute 50 sera élargi. Ces travaux commenceront toutefois à l’est de l’important lien routier, entre Lachute et Mirabel.

Le ministre des Transports, André Fortin, annonçait la publication d’un appel d’offres, vendredi matin, pour la réalisation d’une étude d’avant-projet pour doubler le nombre de voies dans chaque direction.

Ce progrès dans le dossier de l’élargissement de la 50 suit un appel d’offres similaire lancé en octobre dernier pour la partie entre les chemins Findlay et Doherty. En ce qui concerne ce tronçon, le ministre Fortin soutient que les travaux devraient être terminés en 2019.

Le ministre des Transports au Québec, André Fortin

L’échéancier est moins clair dans le cas de la section qui faisait l’objet d’une annonce, vendredi. André Fortin soutient que le ministère prévoit que les travaux soient réalisés dans trois ans, mais que pour l’instant, cette projection n’est que de la « spéculation » puisque l’étude commandée dans cet appel d’offres sert notamment à préciser le calendrier des travaux et leurs coûts.

« Ce que les premiers travaux vont nous permettre de savoir, c’est l’étendue des travaux nécessaires au niveau des plans et devis, le détail autour des cinq ponts ou viaducs qui devront être reconstruits sur ce tronçon, le déplacement des services publics parce qu’il y a des pylônes d’Hydro-Québec qui devront être déplacés. »

Sécurité et achalandage

Ce n’est pas un hasard si les travaux d’élargissement de l’autoroute 50 commencent à la sortie de Gatineau, ainsi qu’entre Lachute et Mirabel. M. Fortin soutient que ces deux portions de l’axe routier s’imposaient comme un choix logique.

« Ce sont les deux tronçons où le débit de véhicules est le plus important. C’est également les deux tronçons où il y a le plus d’accidents. Donc, il y a des enjeux de sécurité plus élevés. [...] De façon prioritaire, pour répondre aux besoins d’un maximum d’utilisateurs et améliorer la sécurité de façon optimale, ce sont les deux premiers tronçons auxquels on a choisi de s’attaquer. »

Le Parti libéral du Québec s’est engagé l’an dernier à élargir la 50 sur toute sa longueur et a inscrit le projet au Plan québécois des infrastructures. Même si un nouveau gouvernement qui pourrait mettre un terme au projet est élu en octobre prochain, les investissements réalisés avant le jour du scrutin ne sont pas perdus, selon le ministre des Transports.

Comme des sommes importantes sont déjà dépensées dans ces deux tronçons, ça rend plus difficile de justifier la non-réalisation des travaux de construction.

« Si un parti voulait annuler la planification ou le projet, il pourrait le faire, mais il faudrait qu’il explique à la population les raisons pour lesquelles il le fait. »