Nouveau départ à 16 ans

Grâce aux Narcotiques Anonymes de l'Outaouais (NAO), Marie-Pierre (nom fictif) a repris sa vie en main et a recommencé à prendre l'école au sérieux.
Elle n'a que 16 ans, mais elle a déjà touché le fond du baril.
«Ça n'allait plus, ma consommation. J'étais en famille d'accueil, personne ne voulait me parler dans ma famille. Je n'avais plus aucun lien. J'étais en train de perdre tous mes amis de consommation. Même eux, je les perdais», explique la jeune femme.
Elle est entrée deux fois au centre Jellinek pour une désintoxication. La deuxième fois a été la bonne, après qu'elle ait joint les NAO.
Récemment, Marie-Pierre a célébré le premier anniversaire de sa sobriété. Ses notes ont augmenté, sa concentration et son intérêt pour les classes, aussi. Elle a coupé les ponts avec ses anciennes fréquentations, question d'éviter les tentations.
Marie-Pierre veut redonner et aider les jeunes qui ont vécu les mêmes choses qu'elle. Elle souhaite étudier pour devenir technicienne en éducation spécialisée (TES). La jeune femme affirme d'ailleurs qu'elle doit son rétablissement à sa TES.
Ses mauvaises expériences l'aideraient d'ailleurs à mieux accomplir ce travail, estime Marie-Pierre.
«Je peux les aider à parler de leurs émotions à la place de se geler et de faire des conneries comme j'ai fait.»
Jpaquette@ledroit.com