Denis Harrison, recteur de l’UQO, a confirmé l’offre d’un nouveau baccalauréat dès l’automne.

Nouveau BACC et projet de 73 M $ à l'UQO

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) offrira, dès l’automne 2018, un nouveau baccalauréat en écologie et environnement, un programme unique au Québec qui nécessitera l’aménagement de laboratoires où des milieux humides seront carrément reproduits à l’intérieur des murs de l’université.

« Nous ne voulions pas un programme qui existe déjà ailleurs, note le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, en entrevue avec Le Droit. Nous avons créé ce programme de toutes pièces en fonction des grandes préoccupations de l’heure en matière environnementale et écologique. »

L’UQO s’attend à ce que ce nouveau baccalauréat attire des étudiants de partout au Québec. Des cours de droit de l’environnement, sur l’écoinformatique, l’écohydrologie et sur les biotechnologies feront partie du cursus. « L’environnement est une question préoccupante dans la plupart des sociétés, rappelle M. Harrisson. C’est un domaine d’avenir avec de bonnes possibilités d’emploi. Il faut développer des chargés de projet en développement durable, des conseillers en environnement, des biologistes de l’environnement et des spécialistes de l’aménagement du territoire. » 

Campus unifié de 73 M $

Même si l’UQO a l’espace nécessaire pour offrir ce nouveau BAC à l’intérieur de ses murs, il vient quand même rappeler que l’institution d’enseignement est de plus en plus à l’étroit dans ses installations. L’unification des campus sur le site d’Alexandre-Taché demeure la grande priorité de l’université en matière d’immobilisations. Le Droit a appris de deux sources sûres que l’UQO travaille présentement sur un projet d’unification évalué à 73 millions $. « Je ne veux ni confirmer ni infirmer cette information, a indiqué M. Harrisson. C’est un projet qui évolue encore et nous continuons de travailler avec le ministère de l’Enseignement supérieur. »

L’UQO s’était vue refuser sa première demande de financement par le gouvernement fédéral, il y a un an, même si le gouvernement du Québec avait identifié ce projet comme prioritaire. 

« On espère que cette fois-ci sera la bonne et on espère une réponse positive d’ici quelques semaines ou quelques mois, a indiqué le recteur. Les discussions se font surtout avec le gouvernement provincial puisque c’est lui qui devra présenter et défendre notre projet devant le fédéral le moment venu. »

M. Harrisson ajoute que les échéanciers demeurent très serrés dans ce dossier. « On doit être positionné à Québec, à tout le moins, au plus tard ce printemps, dit-il. Notre priorité est de continuer à développer de nouveaux programmes et nous venons de faire la démonstration que nous pouvons nous déployer rapidement. Il faut que ça incite les décideurs publics à nous suivre également dans nos projets d’infrastructures, sinon nous allons manquer de place très bientôt. »