Le directeur général des Jeux, Yves Lahaie, et le président du comité organisateur, Benoît Pelletier, dressent un bilan positif de l'événement.

«Nous avons mis la barre très haute» - Yves Lahaie

Les organisateurs des prochains Jeux de la francophonie canadienne ont du pain sur la planche, s'ils veulent égaler le succès de cette sixième édition, qui s'est conclue hier à Gatineau.
<p>Le président de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, Alexis Couture.</p>
«Nous avons mis la barre très haute, a estimé le directeur général des Jeux, Yves Lahaie, dans le cadre d'un point de presse. Le bilan des Jeux est très positif.»
Le comité organisateur affirme avoir rempli ses deux principales missions, qui étaient d'«offrir une expérience réussie» aux participants, et «sensibiliser la population de l'Outaouais à la présence des francophones du Canada et à la grande diversité de la francophonie canadienne».
Le président de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Alexis Couture, est aussi de cet avis.
«C'est un plaisir de travailler avec un comité organisateur de premier plan. À Gatineau, on peut vraiment dire que le professionnalisme a été de très haut niveau. Je pense qu'ils ont élevé la barre», a-t-il commenté.
Même si le nombre de visiteurs au Village des Jeux Radio-Canada n'a pas été comptabilisé, on estime que l'événement a su attirer l'attention de la population de Gatineau.
«Si vous parlez à des gens d'ici, ils vous diront qu'ils connaissent beaucoup mieux le Canada français, même s'ils n'ont jamais visité Winnipeg ou Terre-Neuve», a assuré M. Lahaie.
Ce dernier a rappelé que les cérémonies d'ouverture et de clôture ont aussi attiré leur lot de visiteurs.
Certains participants auraient aimé avoir plus de temps libre pour visiter la région.
Ambassadeurs francos
Parler en français est un défi de tous les instants, dans plusieurs provinces, admet M. Lahaie.
Mais la présence à Gatineau de jeunes provenant des quatre coins du Canada et ayant cette langue en commun démontre bien la «volonté» et la «passion» qui existent afin de la faire «vivre et survivre».
«Il y avait parfois des bénévoles qui avaient un peu de difficulté à comprendre leur accent, qui leur parlait en anglais. Les francophones de partout au pays leur disaient 'parle-moi en français, je suis francophone'».
«Ces jeunes, après avoir vécu les Jeux, seront certainement des ambassadeurs de premier plan de notre belle langue.»
Le président du comité organisateur, Benoît Pelletier, a tenu à rappeler que le Québec n'est pas à l'abri de l'anglicisation, un phénomène «international», croit-il.
«Les Québécois ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. Et doivent toujours tout faire pour affirmer le français.Ils doivent comprendre l'importance de faire rayonner le français. Et pour faire rayonner le français, on doit regarder au-delà des frontières du Québec. C'est ça l'esprit des Jeux. C'est de dire, nous en tant que francophone, nous n'acceptons pas de ghettoïser le français.»
Gstpierre@ledroit.com