Hannah Clement descend d'un édifice de 5 étages.

Nourrir la flamme pour le métier de pompière

Éteindre une voiture en flammes, descendre un immeuble de cinq étages en rappel et participer à des opérations de sauvetage sont quelques exemples des activités auxquelles ont pris part les 24 filles inscrites au Camp Femmes pompières en formation (FPEF) à Ottawa.

Une fois qu’elles ont enfilé manteau, casque, pantalons et bottes, les participantes s’apprêtent à vivre le quotidien des pompiers. Une occasion unique de découvrir toutes les facettes entourant le métier.

« On a la chance d’essayer de nouvelles choses. Il faut être prêt à tout. Des fois, ça fait peur, mais avec l’adrénaline ça va bien. On fait tout ce que les pompiers font dans une journée, mais un peu moins intense. C’est vraiment cool, je n’ai pas d’autres mots pour l’expliquer ! », s’exclame Poppy Stevens.

La jeune femme de 18 ans avait de la difficulté à cacher son excitation quelques minutes avant de monter en haut d’une tour de cinq étages qu’elle allait devoir descendre à l’aide d’une corde en rappel.

La 9e édition du Camp FPEF se déroulait cette semaine au centre de formation des pompiers d’Ottawa. Année après année, des filles âgées de 15 à 19 ans enfilent l’uniforme de pompière pour découvrir les secrets du métier.

Elles ont éteint des feux, participé à des activités physiques en plus de découvrir les secrets du métier.

Engouement palpable

L’engouement est palpable selon le chef adjoint du Service des incendies d’Ottawa (SIO), Sean Tracey. C’est la première fois que des participantes n’ont pas été retenues.

« Le programme n’a pas vraiment changé au cours des neuf dernières années. D’autres villes en Ontario ont montré leur intérêt à offrir le programme et nous avons décidé d’enregistrer le nom Camp FPEF pour collaborer avec les autres villes et pour nous assurer que le programme offert rencontre nos standards », explique M. Tracey.

La carrière de pompier intéresse de plus en plus les femmes, constate M. Tracey. Près de 11 % des demandes d’emploi reçues au SIO viennent de la gent féminine et on compte 6 % de femmes au sein du Service des incendies.

Parmi les 216 filles qui ont participé au camp au fil des années, huit travaillent au ministère des Ressources naturelles et des Forêts et combattent des feux dans le nord de l’Ontario, neuf sont des pompières volontaires, une a été engagée à Halifax et 39 sont dans le processus de recrutement à Ottawa.

« Je m’intéresse au métier de pompier et je connais beaucoup de gens qui font ce métier. C’est pour ça que j’ai décidé de m’inscrire au camp, confie Hannah Clement. On a chaud, on s’amuse, mais c’est vraiment intéressant. C’est une expérience que peu de gens ont la chance de vivre. »