Dès les premiers pas sur le site, les visiteurs sont restés bouche bée devant une trapéziste toute de blanc vêtue pendue à un fil traversant l’aire centrale du Zoo.

Noctambule: « C’est vraiment magique »

Une superficie doublée, de nouvelles animations hautes en couleur et davantage d’animaux. La nouvelle incarnation du produit Noctambule revient au Zoo de Granby pour une seconde année dans une version bonifiée et transformée.

« C’est encore plus grand et plus magique que l’an dernier ! », s’est exclamé le directeur du développement des affaires du Zoo de Granby, Benoit Chabot, avant de laisser entrer les quelques dizaines de curieux qui s’étaient déplacés au Zoo de Granby, vendredi soir, pour découvrir la version améliorée de Noctambule.

« C’est beaucoup plus grand en pieds et en pas que vous allez faire ! », a prévenu le concepteur et directeur artistique des installations, Martin Gougeon.

Effectivement, l’univers qu’il a transformé cette année s’est agrandi considérablement pour englober cinq nouvelles zones : l’Amérique du Sud, le Dinozoo, l’Asie, la Hutte à découverte et la Caverne.

« On voit plus d’humains et plus d’animaux, il y a deux fois plus de biologistes, mais aussi des comédiens et des acrobates », a expliqué le directeur artistique.

Ce sont d’ailleurs ces derniers qui ont volé le spectacle.

L’utilisation d’effets spéciaux contribue à l’ambiance féérique.

Dès les premiers pas sur le site, les visiteurs sont restés bouche bée devant une trapéziste toute de blanc vêtue pendue à un fil traversant l’aire centrale du Zoo. Sorte de personnification de la lune, cette dernière contribue à la féérie de l’ambiance en poussant régulièrement des hululements.

Un peu plus loin en Amérique du Sud, un comédien interpelle les gens du haut d’une roche. « Les dieux ne veulent plus réchauffer la Terre, nous gelons ici alors qu’ils boudent chacun dans leur coin en haut », lance l’homme au costume rappelant la civilisation inca.

Pour toute la famille
Si Noctambule est bel et bien un produit familial, les plus vieux semblaient y trouver leur compte également dans cette première soirée, notamment dans la section Dinozoo. La musique et l’éclairage tamisé des reptiles géants pouvaient donner une impression de parcours de maison hantée, sans toutefois rendre le tout effrayant pour les tout petits.

« Nous n’étions pas venus l’année passée, c’est vraiment magique. Je pense même revenir. L’été quand il fait très chaud, c’est moins accessible, mais c’est vraiment beau de soir », a indiqué Julie Stefano qui était venue avec ses deux enfants.

Si le produit laisse beaucoup de place aux jeux de lumière et à la performance artistique, les amateurs d’animaux ne devraient pas être en reste puisque ceux-ci sont beaucoup plus nombreux que l’an dernier.

« On s’est assuré qu’ils soient éclairés avec respect, un peu comme si c’était la lumière de la lune qui les éclairait », a précisé toutefois M. Chabot.

« Ce qui a de fun le soir, c’est qu’on peut faire de la mise en scène. De jour on voit tout, mais de soir on peut choisir où on attire les regards, il y a une sorte d’immersion, plus intime, plus feutrée », a souligné pour sa part M. Gougeon.

« Cette année, on a vraiment eu beaucoup de plaisir. L’année passée, on a dû réfléchir à des aspects plus techniques, comme la façon d’éclairer les sentiers pour évitent que les gens ne se [blessent]. Là, nous avons pu développer davantage l’univers », ajoute-t-il.

Nouveautés
« La grosse différence en plus d’avoir doublé la superficie, c’est vraiment de l’assumer comme un produit de soirée. L’année passée on essayait de garder les gens de jour sur le site et ça devenait très compliqué à gérer. Cette année on s’est dit qu’on allait fermer le zoo à la même heure et qu’on allait rouvrir pour Noctambule », a précisé Benoit Chabot.

Alors que la première année avait attiré environ 20 000 personnes, la direction du Zoo ne se donne pas d’objectif précis d’achalandage. « L’objectif c’est vraiment d’avoir le plus de gens possible pour qu’on soit capable d’investir la troisième année, mais on ne pense pas être capable de dégager des bénéfices cette année », a ajouté le directeur du développement.

« C’est un bon succès 20 000 pour une première année, mais faut se rappeler qu’on est à Granby. Ce n’est pas facile de faire déplacer les gens de Québec ou de la Rive-Sud à l’automne », selon Benoit Chabot.

« C’est vraiment cool, on a hâte de découvrir le reste ! », lançait Chloé qui venait justement de Montréal expressément pour la soirée.

En 2017, le Zoo avait bénéficié d’un programme de subvention rattaché aux célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne pour amorcer le projet.

Cette fois, les investissements proviennent du budget de fonctionnement.

« L’an dernier, c’était la première phase, maintenant nous lançons la seconde et on espère qu’il en aura une troisième », a prévenu Benoit Chabot.