Jean-Paul Perreault, président d'Impératif Français
Jean-Paul Perreault, président d'Impératif Français

Municipalités bilingues: la CRÉO critiquée

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Jean-Paul Perreault demande à la Conférence régionale des élus de l'Outaouais (CRÉO) de prendre la défense des francophones du Pontiac plutôt que celle des municipalités qui risquent de perdre leur statut bilingue.
Le président d'Impératif français a fait cette sortie, hier lors de la réunion du conseil d'administration de la CRÉO. «Il aurait été plus indiqué d'adopter et de mettre en place un programme de réparation historique à l'endroit des nombreuses injustices que vivent et ont vécu les francophones dans l'ensemble de ces municipalités et plus particulièrement dans celles du Pontiac. Le taux d'assimilation des francophones dans le Pontiac est de près de 20% et les anglophones y pratiquent un unilinguisme d'exclusion de la langue commune du Québec. (...) Je vous demande de reconsidérer votre position et d'adopter plutôt une résolution demandant réparation pour les francophones», a déclaré M. Perreault.
Le maire de Fort-Coulonge, Raymond Durocher, a répliqué qu'en tant que francophone du Pontiac, il n'a jamais senti d'injustice à son égard et qu'il a toujours été capable de vivre en français.
La résolution d'appui aux 21 municipalités bilingues a été adoptée, seules les conseillères gatinoises Denise Laferrière et Mireille Apollon votant contre. Résultat des compressions
Par ailleurs, des dizaines d'organismes de la région de l'Outaouais ne pourront pas compter sur l'aide financière de la CRÉO en 2013-2014 en raison des compressions budgétaires imposées par Québec.
En modifiant son budget pour tenir compte d'une diminution de 900000$ de son enveloppe gouvernementale, la CRÉO a été obligée de sabrer dans son programme de subventions. Plusieurs organisations ne recevront pas un sou l'an prochain. C'est le cas, notamment, de Tourisme Outaouais qui recevra 100000$ de moins et de plusieurs festivals et programmes. La CRÉO n'est pas la seule source de financement de toutes ces organisations, mais selon sa présidente, Paulette Lalande, la contribution de la CRÉO est souvent la première étape permettant d'aller chercher plus de financement.
Le directeur général, Melvin Jomphe, a précisé que l'organisme réussira tout de même à boucler son budget en réduisant ses dépenses et en utilisant tous ses surplus. De plus, la CRÉO ne réduira pas son personnel pour le moment et consacrera de l'argent à la rénovation de l'édifice où elle loge.