L’exposition des Mosaïcultures a attiré plus de visiteurs que prévu au parc Jacques-Cartier.

MosaïCanada ne fait pas ses frais

Malgré le succès monstre de MosaïCanada, et les millions de dollars versés en subvention, Le Droit a appris que l’exposition d’art floral au parc Jacques-Cartier n’arrivera pas à rembourser tous ses frais.

L’événement phare des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne dans la région fermera ses portes dimanche. La directrice générale de l’événement, Lise Cormier, prévoit déjà que 1,3 million de personnes auront visité l’exposition. « Mais comme organisation, on ne fait pas nos frais, admet-elle. Que l’événement ait été gratuit a eu un impact important, mais on va survivre. Le plus important c’est d’avoir dépassé les attentes de tout le monde et d’avoir donné une visibilité énorme à la Ville de Gatineau. »

Les Mosaïcultures internationales doivent présenter un bilan officiel de l’événement d’ici environ deux semaines. Mme Cormier affirme que les retombées économiques pour la Ville de Gatineau auront été « très importantes ». Plus d’un demi-million de personnes de plus que prévu auront arpenté les sentiers de MosaïCanada. 

« J’ai aussi été très touchée par la fierté des gens de Gatineau par rapport à ce projet-là, explique Mme Cormier. Jamais un événement qu’on a organisé n’avait autant été supporté par une ville et sa région. L’entretien des pièces a aussi été impeccable. Plus de 90 % des employés sur le site étaient de Gatineau. Il faut leur dire bravo. Les œuvres sont demeurées parfaites tout l’été. Pour nous, c’était du jamais vu. Nous avions des employés très dédiés et dévoués. »

Avenir lié à Bal de neige

Questionnée quant à la prolongation de son exposition en 2018, Mme Cormier ne fait pas de détour : l’argent et un éventuel changement de vocation du Domaine des flocons pendant le Bal de neige sont actuellement au cœur des discussions.

« Si ça revient, dit-elle, ça sera plus gros et ça sera payant. Ça ne pourra pas être exactement la même exposition. Nous pourrions garder la même superficie de parc, mais il faudrait ajouter des œuvres supplémentaires. »

L’utilisation du parc Jacques-Cartier pendant les festivités du Bal de neige est aussi au cœur des échanges entre les différents partenaires. Mme Cormier précise que son organisation ne va pas retirer les œuvres pour les réinstaller le printemps prochain. Si l’événement devait se poursuivre l’été prochain, la plupart des œuvres devront passer l’hiver dans le parc. 

L’enjeu n’est pas mince. Le parc accueille chaque hiver l’emblématique Domaine des flocons, lieu de résidence des glamottes et terrain de jeu par excellence des enfants pendant le Bal de neige depuis trois décennies. Mme Cormier reconnait que le parc serait appelé à changer de vocation pendant le Bal de neige si son événement est appelé à revenir l’été prochain. Les œuvres pourraient cependant servir d’une façon ou d’une autre pendant les festivités hivernales comme ce fut le cas avec la Terre-Mère l’hiver dernier. 

Mme Cormier précise que les pressions des différents partenaires comme Patrimoine Canada, la CCN, Tourisme Québec et la Ville de Gatineau sont fortes, actuellement, pour permettre un retour de l’exposition.