Ébranlée par la tragédie, l’école primaire de la Passerelle a formé une «cellule de crise» pour accompagner les élèves et le personnel de l’école dans le deuil.

Mort d'un enfant de 11 ans: la police confirme un geste volontaire

La police de Québec a confirmé mercredi que le garçon de 11 ans mort à Lac-Saint-Charles a posé un geste «volontaire». Ébranlée par la tragédie, l’école primaire de la Passerelle a formé une «cellule de crise» pour accompagner les élèves et le personnel de l’école dans le deuil.

«La thèse criminelle est écartée. Il s’agit d’un geste volontaire», a indiqué Mélissa Cliche, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).  

Le SPVQ ne parle pas de suicide pour l’instant, car les motifs du geste volontaire n’ont pas été éclaircis. «Est-ce que c’était son intention de mourir? On ne peut pas s’avancer», dit Mme Cliche. 

Mercredi matin, la mère du garçon a publié un message sur une page Facebook de résidents du Lac-Saint-Charles sur laquelle des rumeurs d’intimidation avaient été publiées. J’«aimerais [dire] que les grands parleurs qui crient au suicide ne savent pas du tout de quoi ils parlent et qu’au lieu de parler pour rien dire je vous demanderais de vous taire», a-t-elle écrit.

Son commentaire a été suivi de nombreux messages de sympathie. «J’ai tellement le cœur en miette je pense à votre famille et vous envoie des ondes positives, votre petit ange vous guidera au travers de cette douleur indescriptible pour une maman», a par exemple écrit Lynda Faucher. 

«Cellule de crise» à l’école

À l’école primaire La Passerelle, que fréquentait le défunt, une «cellule de crise» a été formée. La commission scolaire des Premières-Seigneuries a déployé plusieurs psychologues et des psychoéducateurs dans l’établissement pour accompagner les élèves et le personnel ébranlés par le drame. 

Le garçon a été retrouvé dans un état critique chez lui lundi soir et a été transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté. 

La commission scolaire a été informée du drame mardi. «Immédiatement, la cellule de crise a été mise en application», dit Martine Chouinard, secrétaire générale des Premières Seigneuries. «Lorsqu’il y a un décès d’un élève, pour nous, c’est majeur.»

L’école de La Passerelle a envoyé une lettre aux parents des élèves de cinquième année pour les informer de la mort d’un élève. 

Le personnel a été réuni sur l’heure du dîner. Par la suite, chaque enseignant des classes de troisième à la sixième année, accompagné d’un psychologue ou d’un psychoéducateur, a transmis l’information aux élèves à propos de la mort du garçon. 

Les élèves pouvaient poser des questions et en discuter. «Ça permettait aux enfants de s’exprimer», souligne Mme Chouinard. 

La police de Québec a terminé son enquête. Le coroner effectue maintenant la sienne, qui permettra de connaître les circonstances du drame.