Monde

Harry et Megan attendent leur premier enfant

LONDRES — Le rêve du prince Harry et de son épouse Meghan de fonder une famille se réalise avec l’annonce lundi de l’arrivée d’un bébé au printemps 2019, une nouvelle qui a suscité l’enthousiasme des médias britanniques contents d’oublier un instant le Brexit.

«Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Sussex sont heureux d’annoncer que la duchesse de Sussex attend un bébé pour le printemps 2019», a déclaré le palais de Kensington dans un communiqué.

Harry, 34 ans, et Meghan, ex-actrice américaine de 37 ans, se sont dit «oui» le 19 mai en la chapelle St George du château de Windsor, lors d’une cérémonie retransmise par des chaînes de télévision du monde entier.

Deux mois avant le mariage, Meghan, en contemplant une panoplie pour bébé lors d’un voyage à Belfast, avait affirmé: «Je suis sûre qu’on va avoir besoin de tout ça un jour».

Dans une interview en 2016, elle avait affirmé qu’être mère faisait partie de ses objectifs. «Je suis impatiente de fonder une famille, le moment venu», avait-elle ajouté.

Quant à Harry, il affiche son envie de devenir père depuis un moment. En 2015, avant sa rencontre avec Meghan, il avait ainsi avoué que voir la famille de son frère s’agrandir lui donnait envie d’avoir des enfants.

«Ce serait génial d’avoir quelqu’un à mes côtés pour partager la pression», avait-il ajouté.

L’année suivante, en juillet 2016, il fait la connaissance de Meghan Markle, Américaine, actrice et métisse - ce qui vaut à la jeune femme des attaques racistes que Harry dénonce dans un communiqué inhabituel. Un peu plus d’un an plus tard, le couple annonce ses fiançailles.

Intérêt décuplé  

L’annonce de l’arrivée d’un nouveau bébé dans la famille royale, quelques mois après un mariage alliant le faste de la monarchie britannique aux accents de la culture afro-américaine, a été accueillie avec «enchantement» par la grand-mère de Harry, la reine Elizabeth II, son mari le duc d’Edimbourg, ainsi que par le père de Harry et héritier du trône britannique, le prince Charles, et son épouse Camilla.

Doria Ragland, la mère de Meghan, est «très heureuse de cette belle nouvelle» et «est impatiente d’accueillir son premier petit-enfant», a précisé le palais de Buckingham.

La nouvelle était le premier titre des éditions en ligne des principaux médias du pays, reléguant pour un temps au second plan l’impasse des négociations du Brexit. Le Telegraph affirme que le couple a annoncé la nouvelle à la reine lors du mariage de la princesse Eugenie vendredi.

Selon le bookmaker Paddy Power, Diana est le prénom favori des parieurs si l’enfant est une fille, et Arthur l’est si c’est un garçon. Harry avait 12 ans lorsqu’il a perdu sa mère Diana dans un accident de voiture à Paris en 1997. Victoria et Alexander figurent aussi en bonne place.

Le futur enfant, au 7e rang seulement dans la ligne de succession au trône britannique, ne devrait pas porter le titre de prince ou princesse, sauf si la reine en décide autrement.

Lundi, Harry et Meghan sont arrivés à Sydney, première étape d’un voyage de 16 jours dans le Pacifique, leur première grande tournée à l’étranger.

Face à la tenue noire de Meghan et aux deux gros dossiers qu’elle portait à sa sortie de l’aéroport, à même de dissimuler un ventre arrondi, les médias australiens commençaient à spéculer. «Est-ce que la duchesse de Sussex cache un secret royal?», a ainsi titré le Daily Telegraph de Sydney, avant l’annonce du palais de Kensington.

Le voyage, qui emmène déjà dans son sillage une nuée de journalistes, va être désormais entouré d’un intérêt décuplé, selon le commentateur royal de la BBC. «C’est désormais la tournée de la duchesse enceinte», écrit-il.

Après l’Australie, le couple visitera les Fidji et les Tonga, passant outre le fait que ce soit deux zones à risque pour le virus zika, pour finir par la Nouvelle-Zélande.

Monde

La coalition de Merkel en plein doute après la gifle électorale en Bavière

BERLIN - Stop ou encore? La claque historique reçue aux élections régionales de Bavière a plongé lundi dans le doute les alliés d’Angela Merkel au pouvoir, qui s’interrogent sur l’avenir de l’instable coalition qui gouverne l’Allemagne depuis six mois.

«La grande coalition est un tombeau». Le titre-choc du quotidien populaire Bild résume les craintes des principaux partis au lendemain de ce scrutin.

Monde

Échec électoral pour les alliés de Merkel

MUNICH — La CSU, alliée conservatrice clé d’Angela Merkel, a essuyé dimanche un camouflet historique lors de régionales en Bavière, fragilisant un peu plus le gouvernement de la chancelière allemande.

L’Union chrétienne-sociale, «parti frère» de la CDU de Mme Merkel, qui domine cette région depuis les années 50, arrive certes en tête avec 35,5 %, mais ce score a tout d’une débâcle politique, selon les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote par les chaînes publiques ARD et ZDF.

Elle perd quelque 12 points par rapport à 2013, sa majorité absolue, et va être obligée de chercher une alliance inconfortable avec une ou plusieurs autres formations.

Autre mauvaise nouvelle pour Mme Merkel, l’autre membre de sa coalition gouvernementale, les sociaux-démocrates du SPD, subissent une gifle avec 9-10 % des voix.

Les gagnants du scrutin sont les Verts, 2e avec 18-19 %, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite anti-Merkel et anti-migrant qui prend 11 % des voix, au coude-à-coude avec les Freie Wähler, des conservateurs indépendants (11,5 %). Les Libéraux du FDP (5 %) ferment la marche.

Conséquence pour la chancelière

Rien pour rassurer la chancelière allemande donc, d’autant que son propre parti, la CDU, doit faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec les écologistes.

Ces deux scrutins «affecteront la politique nationale et en conséquence la réputation de la chancelière», a déjà prévenu vendredi le président de la chambre des députés et vétéran respecté de la CDU, Wolfgang Schäuble.

La remarque n’est pas anodine : Angela Merkel doit affronter en décembre un vote de militants pour être reconduite à la tête de son parti.

Au pouvoir dans la première économie européenne depuis 13 ans, la chancelière allemande a connu une année très difficile, conséquence politique de sa décision de 2015 d’ouvrir l’Allemagne à plus d’un million de demandeurs d’asile.

Même si elle a considérablement resserré l’accueil des migrants, Angela Merkel a été handicapée par l’essor de l’extrême droite aux législatives de septembre 2017.

Elle a bataillé six mois durant pour former une coalition gouvernementale, finalement avec des sociaux-démocrates très récalcitrants.

Puis durant l’été 2018, c’est la CSU bavaroise qui s’est rebellée, conduite par son chef, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a risqué à deux reprises de faire tomber le gouvernement en poussant des thèmes chers à l’AfD afin de regagner le terrain perdu.

Dans l’opinion, le désamour des Allemands pour ce gouvernement n’a lui cessé de croître.

Le baromètre national publié dimanche par le quotidien Bild crédite le couple CDU/CSU d’un piètre 26 %, quand le SPD végète à 17 %, au même niveau que des Verts en pleine confiance et juste devant l’extrême droite (15 %).

Illustrant cette recomposition du paysage politique, la stratégie droitière déployée ces derniers mois par la CSU pour regagner les voix conquises par l’AfD n’a pas eu l’effet escompté.