Monde

Deux blessés par balle dans une université de Louisiane

Deux personnes ont été blessées par balle dans la nuit de jeudi à vendredi sur le campus d’une université de Louisiane, dans le sud des États-Unis, a annoncé la direction de l’établissement, précisant que les lieux ont été depuis sécurisés.

«La police de l’université confirme qu’un incident impliquant plusieurs individus s’est produit sur le campus nord», a tweeté vendredi matin la direction de la Southeastern Louisiana University, située à Hammond, à quelque 70 km au nord de la Nouvelle-Orléans.

Les faits se sont produits dans la nuit, et les étudiants et l’encadrement ont été alertés à quatre heures du matin, précise l’université sur Twitter.

«Des coups de feu ont été tirés. Deux individus ont été victimes de blessures ne mettant pas leur vie en danger», ajoute la direction de l’établissement, soulignant qu’il n’y a plus de «menace» sur le campus.

Ces faits, qui surviennent en plein débat sur les armes à feu aux Etats-Unis après la fusillade ayant fait 17 morts dans un lycée en Floride, font l’objet d’une enquête.

Monde

Trump annonce «les plus importantes» sanctions imposées à Pyongyang

WASHINGTON - Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant à isoler encore plus la Corée du Nord, quelques heures après l’arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des jeux Olympiques.

Ces mesures, «les plus lourdes» jamais imposées contre Pyongyang, selon ses termes, visent plus de 50 sociétés de transport maritime et navires qui aident Pyongyang «à échapper aux sanctions».

Leur objectif est de «continuer à couper les sources de revenus et de pétrole que le régime utilise pour financer son programme nucléaire et son armée», selon des extraits du discours diffusés en avance par la Maison-Blanche, mais qui n’ont finalement pas été prononcés par le président.

«J’espère que quelque chose de positif en sortira, nous verrons», a simplement lâché ce dernier à l’issue d’un très long discours lors de la conférence CPAC, grand rendez-vous annuel des conservateurs américains.

Selon le Trésor américain, ces sanctions visent un individu, 27 entités et 28 navires localisés ou enregistrés en Corée du Nord, en Chine, à Singapour, à Taïwan, à Hong Kong, aux îles Marshall, en Tanzanie, au Panama et aux Comores.

Cette annonce intervient à deux jours de la fin des jeux Olympiques de Pyeongchang qui ont contribué à une spectaculaire détente sur la péninsule.

Le régime de Kim Jong Un est déjà visé par de nombreuses sanctions imposées par Washington et les Nations unies afin de le contraindre à renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.

En 2017, le Conseil de sécurité a imposé à l’unanimité trois séries de sanctions économiques à la Corée du Nord, toutes plus fortes les unes que les autres: le 5 août (fer, charbon, pêche...), le 11 septembre (textile, limitation de livraisons de pétrole) et le 22 décembre (produits pétroliers raffinés notamment).

Il y a quelques mois, M. Trump a accusé la Chine de livrer du pétrole à la Corée du Nord malgré les sanctions, une affirmation catégoriquement rejetée par Pékin.

Message aux entreprises à travers le monde

«Le Trésor s’attaque avec force aux voies illégales utilisées par la Corée du Nord pour échapper aux sanctions», a souligné le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, citant en particulier les livraisons de charbon et de pétrole.

Selon lui, les sanctions visent à rappeler «aux entreprises à travers le monde que si elles décident d’aider au financement des ambitions nucléaires de la Corée du Nord, elles ne pourront pas faire des affaires avec les États-Unis».

Arrivée vendredi soir à Séoul, Ivanka Trump, très proche de son père dont elle est aussi conseillère, a participé à un dîner à la Maison bleue avec le président sud-coréen Moon Jae-in.

À cette occasion, elle a insisté sur «l’amitié» entre Washington et Séoul, mais aussi réaffirmé la détermination des États-Unis à mettre la «pression maximum» sur Pyongyang pour s’assurer que la péninsule coréenne soit dénucléarisée.

Pyongyang enverra dimanche à la cérémonie de clôture des JO une délégation officielle de huit membres emmenée par le général Kim Yong Chol. Mais la Maison-Blanche a affirmé qu’aucune rencontre entre émissaires américains et nord-coréens n’était prévue.

Pour la cérémonie d’ouverture, le leader nord-coréen avait dépêché sa soeur Kim Yo Jong qui se trouvait à quelques rangs seulement du vice-président américain Mike Pence.

Elle ne lui avait pas parlé, mais avait profité de son voyage historique au Sud -le premier d’un membre de la dynastie qui dirige le Nord depuis des décennies- pour inviter le président sud-coréen Moon Jae-in à un sommet à Pyongyang.

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Seul un condamné exécuté

Trois États américains avaient prévu d’exécuter chacun un prisonnier jeudi, dans une rare coïncidence temporelle, mais, au final, deux des condamnés ont survécu à leur rendez-vous avec la mort.

Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, a eu sa peine capitale commuée en réclusion à perpétuité juste avant l’heure de son injection létale programmée.

C’est la première fois en plus de dix ans qu’un gouverneur du Texas, en l’espèce le républicain Greg Abbott, décide d’épargner ainsi la vie d’un condamné à mort.

Le père du prisonnier, un fervent chrétien, lançait depuis des années des suppliques en ce sens. Kent Whitaker implorait qu’on lui laisse son dernier fils, même si celui-ci n’avait pas hésité à commanditer l’assassinat en 2003 de ses parents et de son frère.

Grièvement blessé par balle dans l’embuscade planifiée par Bart, Kent Whitaker avait décidé, depuis son lit d’hôpital, d’offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier.

«Dieu m’a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu’il l’a fait pour m’aider à retisser ma relation avec mon fils», avait-il confié à l’AFP.

Cette commutation exceptionnelle prévoit une perpétuité réelle pour Bart Whitaker.

Monde

En Chine, le jeu vidéo devient matière scolaire

Jouer à un jeu vidéo en salle de classe? C’est permis et même obligatoire dans cette école en Chine, où les élèves sont formés pour devenir des professionnels du sport électronique («eSport»), un secteur en plein boom mondial.

«Punaise, je suis mort!», s’exclame un élève en pleine partie devant son ordinateur. À ses côtés, des dizaines de garçons âgés de 14 à 23 ans tapotent sur leur clavier, le regard rivé sur un écran plat: le cours a débuté au lycée technique Lanxiang, à Jinan (est).

L’eSport est devenu une discipline professionnelle, avec des joueurs qui se disputent des sommes d’argent lors de tournois organisés dans des salles, voire des stades. Ces compétitions, également diffusées sur internet, sont parfois suivies par des millions de personnes.

En 2018, le secteur devrait générer 906 millions de dollars (732 millions d’euros) de chiffre d’affaires à l’échelle mondiale (+38,2% sur un an), selon le cabinet spécialisé Newzoo, la Chine représentant 18% du total. Dans ce pays, 260 millions de personnes jouent à des jeux d’eSport ou regardent des compétitions, d’après la firme chinoise iResearch.

Le lycée Lanxiang, réputé pour sa formation de... conducteur de pelleteuse, forme à plusieurs métiers: cuisinier, mécanicien, coiffeur, soudeur ou informaticien. La section eSport, lancée en septembre, compte environ 50 élèves.

«Au départ, les parents pensaient que ça consistait uniquement à jouer aux jeux vidéos», raconte Rong Lanxiang, le directeur de l’établissement.

«Une partie des cours, c’est bien sûr la pratique des jeux vidéos. Mais on forme les élèves à tous les métiers du secteur», corrige le professeur Yang Xiao, 26 ans.

Ce secteur est aujourd’hui «un facteur de croissance économique» et «ne peut plus être ignoré», relève le directeur. «Notre école s’adapte au marché.»

Selon le cabinet chinois CNG, l’eSport en Chine emploie 50.000 personnes, mais il en faudrait 260.000 de plus pour combler toutes ses offres d’emplois.

Je n’aime que jouer

En attendant, les élèves - tous des garçons - s’entraînent dans une salle de classe à l’odeur de vestiaire, sur de célèbres jeux de type arène de bataille (League of Legends) ou de tir à la première personne (PlayerUnknown’s Battlegrounds, Overwatch, Counter Strike).

«Je n’ai pas envie d’un autre travail. Je n’aime que le jeu. L’eSport, c’est un secteur nouveau avec des débouchés prometteurs», déclare Teng Xin, 22 ans, qui explique jouer une grosse vingtaine d’heures par semaine. «Je ne veux pas devenir joueur professionnel. Je suis déjà trop vieux pour ça. Mais j’aimerais devenir entraîneur d’équipe professionnelle de League of Legends.»

Le professeur Yang Xiao, diplômé de chimie et ex-entraîneur d’un club d’eSport, passe entre les rangées d’élèves pour prodiguer ses conseils.

«On s’adresse à des jeunes. À leur âge, ils ne sont pas autonomes et n’ont pas d’habitudes de travail très organisées. Ils ont besoin de quelqu’un pour les diriger», explique-t-il.

Les études durent trois ans. Après une première année commune, avec 50% de pratique et 50% de théorie, les élèves sont séparés. Les meilleurs sont formés pour devenir joueurs professionnels, les autres apprennent la gestion du eSport: organisateur de compétitions, intendant d’équipe, décorateur de scènes pour les tournois, entraîneur, promoteur de jeux vidéos...

Foot ou eSport ?

Song Jinze, 16 ans, explique timidement qu’il veut devenir présentateur. Certaines compétitions sont suivies par des millions de personnes et, à l’image d’un match de boxe ou de football, elles nécessitent des commentaires en direct.

«Au début, mes parents étaient contre. En Chine, les mentalités sont encore traditionnelles. Mais j’ai utilisé tous les moyens de persuasion possibles. Finalement, ils ont cédé», raconte-t-il.

«Je pense que l’eSport, c’est vraiment du sport. Jouer, ça permet de renforcer ma vitesse de réaction et d’être plus adroit quand je tape sur le clavier.»

Les frais de scolarité annuels sont d’environ 13.000 yuans (1.700 euros), un tarif raisonnable en Chine. Les joueurs les plus doués sont intégrés à l’équipe de l’école et dispensés de paiement.

L’établissement voit grand: il vise 1.000 élèves en eSport dans les années qui viennent.

En Chine, d’autres écoles ont ouvert des formations diplômantes: l’Université de la communication de Chine à Nankin (est) ou encore l’Université du film et de la télévision à Chengdu (sud-ouest).

À l’étranger, l’Université du Staffordshire (Angleterre) lancera en septembre une licence en trois ans sur le commerce et la promotion du eSport. L’Université des sciences appliquées de Kajaani (Finlande) et l’Université d’Etat de l’éducation physique, du sport, de la jeunesse et du tourisme à Moscou proposent déjà des cursus similaires.

Sans compter les innombrables écoles privées partout dans le monde, comme la eSport Academy à Nantes (France).

«À l’avenir, le sport électronique sera présent dans chaque famille. Ça deviendra plus populaire que le basket et le football», prédit l’étudiant Teng Xin.

«Pour pratiquer les sports traditionnels, il faut sortir et trouver un terrain. Il suffit d’un ordinateur pour pratiquer l’eSport à la maison.»

Monde

La police espagnole recherche Puigdemont, et trouve un humoriste

Des policiers espagnols, alertés par l’appel d’une personne qui disait avoir vu l’ex-président catalan Carles Puigdemont dans la région de Madrid... se sont retrouvés nez à nez avec un comédien déguisé qui enregistrait une émission grand public.

«Un habitant a appelé le 911, et comme toujours dans ces cas-là, une patrouille avec deux policiers s’est rendue sur les lieux et a vu qu’il s’agissait du tournage d’un sketch», a raconté une porte-parole de la police.

Selon le faux Puigdemont, l’humoriste Joaquin Reyes, ils étaient six.

Le comédien, très connu en Espagne pour ses imitations de personnalités, enregistrait un sketch dans une banlieue de Madrid, Torrejon de Ardoz, pour la populaire émission de divertissement El Intermedio, a indiqué la chaîne privée La Sexta, qui la produit.

Carles Puigdemont s’est volontairement exilé en Belgique fin octobre, peu avant que la justice espagnole n’engage des poursuites pour rébellion et sédition pour son rôle dans la déclaration d’indépendance avortée de la Catalogne. S’il était localisé en Espagne, il serait immédiatement arrêté.

«Le maquillage était si réaliste que l’homme n’a pas hésité à appeler les autorités», raconte La Sexta sur son site Internet.

«Nous avons dû expliquer que c’était un sketch pour El Intermedio et ils ont ri», a raconté hilare le comédien à la radio Cadena Ser.

«Quand nous rentrions à Madrid, vous auriez dû voir la tête des gens aux feux rouges!», a encore blagué Joaquin Reyes.

Destitué le 27 octobre par le gouvernement central après une tentative de sécession, Carles Puigdemont tente encore d’être réinvesti à la tête de sa région, mais à distance.

Cependant, par moments, des rumeurs ont plané sur son possible retour, une source inépuisable de plaisanteries, même en Catalogne.

Le jour où les élus indépendantistes du parlement catalan avaient prévu d’élire un nouveau président régional, le gouvernement espagnol avait d’ailleurs déployé un important dispositif de sécurité destiné à l’arrêter au cas où il tenterait d’accéder à la chambre régionale incognito.

La séance du parlement avait finalement été ajournée.

La Catalogne tentera de débloquer l’investiture d’un président

Le parlement catalan, dominé par les indépendantistes, tiendra le 1er mars une session plénière pour tenter de débloquer l’investiture d’un nouveau président de région, alors que Carles Puigdemont reste l’unique candidat, a annoncé la chambre vendredi.

Le parlement régional a indiqué sur son compte Twitter que son président, Roger Torrent, avait convoqué une session plénière pour le 1er mars à 10h (09h GMT), afin de débattre de quatre propositions de résolution.

L’une d’entre elles a été présentée par le groupe Ensemble pour la Catalogne, la liste emmenée par M. Puigdemont, qui avait recueilli le plus de voix dans le camp indépendantiste aux élections régionales du 21 décembre.

Le texte rappelle que le seul candidat déclaré est M. Puigdemont, président catalan destitué par Madrid en même temps que tout son gouvernement après la proclamation d’une «république catalane» mort-née le 27 octobre à Barcelone.

Il fait aussi valoir que l’assemblée «dispose d’une majorité parlementaire pour accorder la confiance à Carles Puigdemont i Casamajó comme président de la Généralité de Catalogne».

Cependant l’élection à la tête du gouvernement régional de M. Puigdemont — volontairement exilé en Belgique depuis près de quatre mois — est d’autant plus problématique qu’il serait arrêté et vraisemblablement placé en détention provisoire pour «rébellion» et «sédition» s’il rentrait.

La Cour constitutionnelle a averti qu’il ne pouvait pas être investi à distance et devrait au préalable obtenir l’autorisation du juge d’instruction en charge de son dossier pour assister au débat parlementaire d’investiture.

Les indépendantistes catalans sont divisés sur la stratégie à suivre, du fait du risque de blocage des institutions catalanes, actuellement placées sous la tutelle de Madrid.

Trois autres groupes parlementaires - représentant 61 députés catalans sur 135 - demanderont le 1er mars à M. Torrent de rechercher le moyen de débloquer la situation.

La proposition de résolution présentée par le parti libéral et anti-indépendantiste Ciudadanos - qui avait recueilli le plus de voix aux élections régionales - dénonce «le blocage et la paralysie des institutions de la part des partis indépendantistes» et demande à M. Torrent de faciliter l’investiture d’un autre candidat que M. Puigdemont.

Les deux autres propositions de résolutions ont été présentées par les socialistes et par la coalition de gauche radicale Catalogne en commun-Podemos.