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Hourras et pyjamas: l'école de Meghan goûte au mariage royal

LOS ANGELES — Lorsque Meghan Markle a embrassé le prince Harry à la sortie de la chapelle Saint-George, des applaudissements et des cris de joie ont envahi le gymnase de l'école de Los Angeles où la nouvelle duchesse a étudié.

Sur la scène où la jeune Américaine a fait ses premiers pas d'actrice, dans l'école catholique pour filles de l'Immaculate Heart, un écran géant a été installé pour retransmettre le mariage royal.

Et la soixantaine de personnes qui se sont courageusement levées au milieu de la nuit pour assister à l'événement ne perdent pas une miette de la cérémonie, de l'autre côté de l'Atlantique.

Décalage horaire oblige, la plupart se sont habillés de manière très décontractée: survêtements, tee-shirts, pyjamas pour certains. Quelques-uns, pourtant, désireux de marquer le coup et d'être à l'unisson, ont opté pour un chapeau.

«Nous essayons de nous mettre dans l'état d'esprit», raconte tout sourire Sandra Ponce, 46 ans, en tenue de soirée, qui partage une couverture avec sa fille Micaela, 13 ans.

Les Américains ne sont pas — loin s'en faut — des passionnés du Palais de Buckingham, mais leur curiosité s'aiguise lors des grands événements.

Beaucoup de mères présentes dans l'école se souviennent avec émotion du mariage de Lady Di et du prince Charles, les parents de Harry, en 1981.

Nombre de filles assises dans le gymnase samedi n'étaient pas nées lorsque Meghan, 36 ans, était élève ici.

Mais son mariage — le premier de l'histoire moderne d'une personne métisse avec un membre de la famille royale britannique — intrigue, fascine.

«Elle est comme un modèle», raconte Micaela, d'origine latino-américaine.

«Une femme de couleur... nous sommes très heureux de voir cela», ajoute sa mère évoquant celle qui est désormais duchesse de Sussex.

«Je suis fière de faire partie de l'Immaculate Heart», souligne de son côté Tulsa Johnson, venue avec sa mère Stacey. «Elle a laissé une trace ici.»

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Mariage royal: «belle occasion de se réunir» pour les Britanniques

LONDRES — Dans les rues, au pub ou à la maison, les Britanniques ont célébré samedi avec ferveur le mariage du prince Harry et de Meghan Markle, une «belle occasion de se réunir» dans un climat de division autour du Brexit.

Dans les jardins de l'Orangerie, à l'intérieur du parc du palais de Kensington, résidence officielle des mariés, près de 1500 personnes ont suivi la cérémonie sur un écran géant installé pour l'occasion.

Sur la nappe étendue sur la pelouse, Sam Wilson dépose des fraises et de la chantilly. «Typiquement britannique», sourit-il. Cet ingénieur de 26 ans, en short et chemisette, est venu avec trois amis.

«Ça représente quelque chose de particulier d'être ici, là ou ils habitent. Cela rend l'événement plus réel, vous sentez un lien tangible avec ce qui se passe. Être au milieu de ce palais, ce n'est pas la même chose que de le voir à la télévision», se réjouit-il.

Un peu plus loin, Zoe O'Bryan, une londonienne de 28 ans, vêtue aux couleurs de l'Union Jack, le drapeau britannique, partage avec son amie un verre de pimm's, une boisson à base de gin et d'épices mélangés avec de la limonade. «Vous ne pouvez pas célébrer un mariage royal sans un verre de pimm's», plaisante-t-elle.

En 2011, «j'avais fait l'erreur de ne rien faire pour le mariage de William et Kate, alors cette fois-ci, je voulais vraiment en profiter», explique-t-elle. «L'atmosphère fait toute la différence. C'est bien de le regarder chez soi mais je préfère voir le palais et avoir l'impression de participer à l'événement.»

«Sentiment patriotique»

Au Duc de Sussex, un pub londonien qui porte le nom du titre que le prince Harry s'est vu décerner par la reine dans la matinée, les chaises en face du grand écran sont toutes occupées. «C'est une belle manière de rassembler les gens... au moins pour une journée», se réjouit Maha Khan, une étudiante de 22 ans.

Alors que les premières images des mariés sont diffusées, toute l'assemblée se lève.

«Je pense que le sentiment patriotique est vraiment répandu à Londres», remarque Sam Smith, l'organisateur de l'événement.

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Drame au Texas: «les policiers ont fait ce qu'ils ont pu»

SANTA FE — Les deux policiers qui sont intervenus lors de la fusillade qui a fait 10 morts dans une école au Texas «ont fait ce qu’ils ont pu», a déclaré leur supérieur samedi lors d’une conférence de presse.

Le massacre de vendredi dans la communauté rurale de Santa Fe a blessé 13 autres personnes, ce bilan ayant été revu à la hausse par le FBI, dont l’un des policiers de l’école. Les médias américains ont parmi les 10 victimes identifié deux enseignants et un étudiant pakistanais en programme d’échange scolaire.

Le tireur, Dimitrios Pagourtzis, un élève de 17 ans de l’école, inculpé pour meurtre et placé en détention encourt la peine de mort.

Vêtu d’un long manteau noir cachant un fusil et un revolver, des armes appartenant à son père, Dimitrios Pagourtzis est entré dans une classe vers 08h et a ouvert le feu.

Walter Braun, chef de la police du district scolaire indépendant de Sante Fe, a déclaré aux journalistes que son agent, qui est dans un état critique, mais stable, ainsi qu’un autre officier avaient «engagé le tir» sur le meurtrier.

«Nos officiers sont entrés et ont fait ce qu’ils ont pu», a-t-il dit.

«Nous nous exerçons tout le temps avec les élèves et le personnel et ils sont prêts à passer à l’action. Cela s’est vu lorsque les deux officiers ont engagé le feu tout de suite», a déclaré M. Braun, refusant de donner plus de détails, comme le nombre de balles que ses officiers ont pu tirer.

Le juge du comté de Galveston, Mark Henry, a déclaré aux journalistes que l’officier de l’école blessé «a couru vers le danger» tel un «héros».

De nombreuses écoles américaines sont déjà dotées d’officiers armés, comme ceux qui ont répondu à Santa Fe.

Si certains de ses camarades ont évoqué un adolescent calme, mais assez solitaire, les raisons qui ont poussé le jeune Dimitrios à commettre ce massacre restaient, pour l’heure, inconnues.

Des informations trouvées «dans ses journaux sur son ordinateur et son téléphone» ont permis d’établir que le tireur prévoyait de se suicider après l’attaque qu’il avait planifiée, a précisé le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott.

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Écrasement à Cuba: deuil, confusion et plus de victimes

LA HAVANE — L’écrasement d’un avion de ligne intérieure vendredi à Cuba aurait finalement fait 110 morts, dont 11 étrangers, et trois blessés, selon un nouveau bilan annoncé samedi par les autorités.

Le ministre des Transports Adel Yzquierdo a précisé devant la presse que parmi les 110 morts figuraient 99 Cubains, six membres d’équipage mexicains, trois touristes étrangers — un Mexicain et un couple argentin — ainsi que deux résidents sahraouis.

Le précédent bilan des autorités faisait état de trois survivants parmi 110 passagers.

Cuba a commencé à observer samedi un deuil officiel de deux jours, après l’écrasement d’un Boeing 737-200 survenu dans une zone non habitée vendredi midi peu alors qu’il venait de décoller de La Havane pour Holguin (est de Cuba).

L’accident, le plus grave survenu à Cuba depuis près de trois décennies, n’a laissé que trois survivants, des femmes cubaines selon les autorités, qui ont précisé que cinq mineurs figuraient parmi les victimes.

On ignorait encore samedi ce qui a pu provoquer la chute de l’avion, survenue peu après son décollage au moment où il engageait un virage, mais M. Yzquierdo a annoncé qu’une des deux boîtes noires avait été retrouvée «en bon état». «Nous devons recevoir l’autre dans les prochaines heures», a-t-il ajouté.

Ces boîtes noires devraient rapidement commencer à livrer leurs premières informations aux enquêteurs après l’écrasement encore non élucidé vendredi de cet avion loué par la compagnie publique cubaine Cubana de Aviacion au Mexicain Global Air, également connu sous le nom de Aerolineas Damojh.

Cette location a été effectuée en «wet lease», formule qui prévoit une location avec équipage complet, en l’occurrence deux pilotes, trois hôtesses et un technicien.

Après cet accident le nouveau président cubain Miguel Diaz-Canel a immédiatement annoncé le lancement d’une enquête.

La direction générale de l’aéronautique civile mexicaine a dépêché de son côté une équipe de spécialistes pour assister les autorités cubaines, alors que l’avionneur américain Boeing a mis sur pied une équipe technique pour répondre aux éventuels besoins de La Havane.

Construit en 1979 selon le gouvernement mexicain, l’appareil avait passé sa dernière révision en novembre 2017.

À Mexico, un ancien pilote de la compagnie Global Air a indiqué au quotidien Milenio qu’il avait constaté entre 2005 et 2013 certaines déficiences dans l’entretien des appareils. «Il y a des mécaniciens très compétents, mais ils manquent de pièces de rechange».

Par ailleurs, il a précisé avoir travaillé avec le pilote José Luis Nuñez, qu’il a qualifié d’homme «très capable et très bien formé».