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Espagne: le bambin bel et bien tombé dans le trou de forage

MADRID — Le sort du petit Julen tenait mercredi l’Espagne en haleine, les secours tentant par tous les moyens de retrouver ce garçonnet de deux ans coincé depuis trois jours dans un puits très étroit et profond.

Les autorités ont identifié des cheveux de l’enfant, retrouvés dans ce puits de 25 centimètres de diamètre et environ 100 mètres de profondeur.

«On a trouvé un peu de cheveux et les tests d’ADN réalisés par la Garde civile certifient qu’ils appartiennent à l’enfant», a expliqué sur la Cadena SER le préfet d’Andalousie, Alfonso Rodriguez Gomez.

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Au moins 15 personnes tuées dans l’attaque d’un hôtel au Kenya

NAIROBI — Des extrémistes ont pris d’assaut un hôtel de luxe dans la capitale kényane, mardi, provoquant plusieurs explosions et abattant plusieurs personnes dans un café. L’attaque a fait au moins 15 morts, dont un Américain.

«C’est terrible. Ce que j’ai vu est terrible», a déclaré Charles Njenga, qui a fui la scène sanglante et parsemée de verre.

Al-Shaabbab — le groupe extrémiste islamique basé en Somalie qui a perpétré l’attaque du Westgate Mall à Nairobi en 2013, faisant 67 morts — en a revendiqué la responsabilité.

Un policier kényan, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, a indiqué que 15 corps avaient été amenés à la morgue. Le département d’État américain a confirmé qu’un citoyen américain avait péri, mais il n’a pas dévoilé son identité.

Le groupe Al-Shaabbab prétendait que 47 personnes avaient été tuées, mais son agence de presse n’a pas donné plus de détails.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré en début d’après-midi, mardi, n’avoir reçu aucune information indiquant que des Canadiens auraient été blessés ou tués. Elle a assuré que l’ambassade canadienne était mobilisée pour venir en aide aux citoyens en visite au Kenya qui en auraient besoin.

Le pays est «sécuritaire»

Les autorités avaient envoyé des forces spéciales à l’hôtel pour débusquer les tireurs. Mardi soir, huit heures après le début du siège, le ministre de l’Intérieur Fred Matiang’i a affirmé que tous les édifices avaient été sécurisés.

«Je voudrais réitérer que la situation est maîtrisée et que le pays est sécuritaire», a-t-il déclaré.

Cependant, d’autres coups de feu ont été entendus une heure plus tard, selon le réseau kényan NTV.

Les autorités n’ont pas précisé combien il y avait d’assaillants et ce qui est advenu d’eux. Le réseau de télévision Citizen TV a toutefois présenté des images de caméras de sécurité montrant quatre hommes lourdement armés dans des combinaisons de style paramilitaire.

L’attaque coordonnée a débuté par une explosion qui visait trois véhicules devant une banque et par un attentat-suicide dans le hall de l’hôtel qui a fait plusieurs blessés graves parmi les clients, a déclaré le chef de la police nationale du Kenya, Joseph Boinnet.

Les survivants disent avoir entendu de la vitre casser et vu les tireurs qui s’en prenaient à des personnes assises à un café. Les victimes étaient effondrées sur les tables.

Les hôpitaux du Kenya ont lancé un appel à dons de sang alors même que le nombre de blessés n’était pas encore connu.

Une vidéo de l’Associated Press tournée à l’intérieur de l’hôtel montre des agents de sécurité kényans fouillant prudemment le bâtiment et des travailleurs terrorisés qui émergeaient lentement de leurs cachettes pendant qu’on entend des coups de feu au loin. Certaines personnes sont sorties par la fenêtre.

Alors que les officiers fouillaient les étalages de mode de luxe, les blessés étaient emmenés sur des brancards.

Contre les riches et les étrangers

Comme l’attaque contre le Westgate, celle-ci visait les riches Kényans et les étrangers vivant dans le pays. Lundi, un juge a ordonné un procès pour trois hommes soupçonnés d’avoir attaqué le Westgate; un quatrième a été relâché faute de preuves.

Al-Shaabbab a juré de punir le Kenya pour avoir envoyé des troupes en Somalie depuis 2011. Le groupe lié à Al-Qaïda a tué des centaines de personnes au Kenya, qui a été ciblé plus que tout autre des six pays fournissant des troupes à une force de l’Union africaine en Somalie.

Un responsable des services de renseignement kényans a déclaré que le pays était en état d’alerte élevée depuis novembre et qu’il disposait d’informations concernant d’éventuelles attaques contre des cibles très médiatisées à Nairobi. L’agent a parlé sous le couvert de l’anonymat.

Un diplomate somalien, qui a également parlé sous le couvert de l’anonymat, a déclaré que des responsables somaliens étaient à l’hôtel pour des réunions au moment de l’attaque et que plusieurs étaient possiblement encore à l’intérieur.

Malgré des années d’effusion de sang, la frontière entre le Kenya et la Somalie reste poreuse, les extrémistes d’Al-Shaabbab pouvant facilement la traverser, selon un groupe d’experts américains.

Le complexe hôtelier situé dans le quartier Westlands, à Nairobi, se trouve à environ deux kilomètres du centre commercial Westgate, sur une route relativement calme bordée d’arbres dans ce qui est considéré comme l’une des parties les plus sécuritaires de la ville. Le site internet de l’hôtel indique qu’il est «à l’abri de l’agitation dans un havre de paix sécurisé».

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Un millier de migrants honduriens sur la route des États-Unis

AGUA CALIENTE, Honduras — Un millier de migrants honduriens, organisés en deux caravanes distinctes, étaient en route mardi vers les États-Unis, où le président Donald Trump a réclamé à nouveau la construction d'un mur pour empêcher l'immigration illégale.

«Nous fuyons le chômage, la violence et JOH» (le président hondurien Juan Orlando Hernandez), ont déclaré à l'unisson six migrants interrogés par l'AFP tandis qu'ils marchaient en groupe sur le bas-côté de la route.

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Un Américain capturé en Syrie dit avoir rejoint l'EI par curiosité

WASHINGTON — Un enseignant américain capturé par les forces menées par les Kurdes en Syrie a indiqué avoir été intrigué par le groupe jihadiste État islamique, mais n'avoir pas combattu dans ses rangs.

Warren Christopher Clark fait partie des cinq étrangers —y compris un second Américain— dont les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont annoncé la capture le 7 janvier dans l'est de la Syrie. Selon ces forces soutenues par la coalition internationale menée par les États-Unis, ils avaient rallié l'EI dans ce pays.