L'opposition prête à reprendre le dialogue a dit Stalin Gonzalez, l’un des vice-présidents du Parlement unicaméral, seule institution contrôlée par l’opposition à Nicolas Maduro.

Venezuela: l'opposition se dit prête à reprendre le dialogue avec le gouvernement

CARACAS — L’opposition vénézuélienne est «prête» à reprendre le dialogue, interrompu en août, avec le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro pour trouver une issue à la crise politique que traverse le pays sud-américain, a affirmé lundi l’un des négociateurs de l’opposition.

«Aujourd’hui, nous sommes prêts à discuter de sujets de fond, à évoquer des solutions pour mettre fin aux souffrances» des Vénézuéliens, a déclaré Stalin Gonzalez lors d’une conférence de presse.

Entamées en mai sous l’égide de la Norvège, à Oslo puis à La Barbade, les discussions entre l’opposition, regroupée autour du président du Parlement Juan Guaido, et le gouvernement ont calé le 7 août. Nicolas Maduro avait alors suspendu la participation de ses délégués, en réaction à de nouvelles sanctions de l’administration américaine contre son gouvernement.

Les délégués de M. Maduro ont «brusquement» quitté la table des négociations «parce qu’ils ne voulaient pas parler des sujets de fond: […] l’organisation d’une élection (présidentielle) libre», a ajouté Stalin Gonzalez, qui est aussi l’un des vice-présidents du Parlement unicaméral, seule institution contrôlée par l’opposition à Nicolas Maduro.

Sur ce point, «il n’y a aucun type d’accord» entre les deux parties, a encore indiqué M. Gonzalez.

Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, estime en effet que Nicolas Maduro «usurpe» la fonction présidentielle, car il s’est maintenu au pouvoir à la faveur de l’élection «frauduleuse» de 2018. Il réclame son départ, la mise en place d’un gouvernement de transition et une nouvelle élection «libre et transparente».

Outre la crise politique, le Venezuela, détenteur des plus grandes réserves de pétrole au monde, vit la pire récession économique de son histoire contemporaine. Elle se traduit notamment par une hyperinflation, des pénuries d’essence et d’électricité et la chute vertigineuse de sa production de brut.