Choisir une femme pour la vice-présidence peut offenser certains hommes dit Donald Trump.
Choisir une femme pour la vice-présidence peut offenser certains hommes dit Donald Trump.

Une femme bras droit de Biden? De quoi «offenser» des hommes, selon Trump

Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a dit mardi que certains hommes pourraient se sentir «offensés» par l’engagement de son rival démocrate Joe Biden à choisir une femme comme colistière pour la présidentielle de novembre.

«Il s’est borné à un certain groupe de personnes», a déclaré le président américain dans un entretien téléphonique à la radio Fox Sports. «Certains diront que c’est une offense faite aux hommes, et d’autres diront que c’est OK».

Le président a fait cette déclaration avant que son rival confirme qu'il avait choisi la sénatrice Kamala Harris pour défier avec lui Donald Trump dans les urnes le 3 novembre et devenir, en cas de victoire, la première femme vice-présidente des Etats-Unis.

Seules deux femmes dans l’histoire politique américaine avaient jusqu’ici été désignées comme colistières: Sarah Palin en 2008 aux côtés du candidat républicain John McCain, et Geraldine Ferraro en 1984 avec le démocrate Walter Mondale.

Aucune n’est devenue vice-présidente.

Donald Trump a salué mardi dans son entretien radio le travail de son propre vice-président, Mike Pence, tout en minimisant l’importance du choix du colistier.

«Les gens ne votent pas pour le colistier, pas du tout», a-t-il avancé. «Vous pouvez choisir un George Washington comme colistier. Ou Abraham Lincoln, revenu d’entre les morts. Ils ne votent tout simplement pas pour le colistier».

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LES OBAMA TÊTE D'AFFICHE AVEC LES BIDEN DE LA CONVENTION DÉMOCRATE

Par ailleurs, Barack et Michelle Obama partageront la tête d’affiche, avec le candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden et son épouse Jill, de la convention démocrate qui se déroulera exceptionnellement en ligne à cause de la pandémie de coronavirus.

Vice-président de Barack Obama pendant huit ans, Joe Biden, 77 ans, sera désigné officiellement candidat à la présidentielle pour affronter Donald Trump le 3 novembre lors de cette convention, prévue du 17 au 20 août.

Le vétéran de la politique, sénateur pendant plus de 35 ans, acceptera sa nomination et prononcera un discours au dernier soir, jeudi, dans l’État du Delaware, où il vit. Il sera retransmis sur internet et les grandes télévisions américaines.

«Joe Biden parlera de sa vision pour rassembler l’Amérique afin de nous faire sortir du chaos constant et de la crise», écrivent les organisateurs, dans le programme officiel dévoilé mardi.

Encore extrêmement populaire chez les démocrates, l’ancien président Barack Obama sera la tête d’affiche mercredi tandis que son épouse, Michelle Obama, prononcera le principal discours lundi.

Enseignante, très présente à ses côtés pendant la campagne, l’épouse du candidat, Jill Biden, 69 ans, sera la tête d’affiche du mardi soir.

Grand rival de Joe Biden dans la primaire, le sénateur indépendant Bernie Sanders prononcera un discours lundi et la jeune star montante des progressistes, Alexandria Ocasio-Cortez, prendra le micro mardi.

Également au calendrier : l’ancien président Bill Clinton (mardi) et Hillary Clinton (mercredi), ex-secrétaire d’État et candidate malheureuse à la présidentielle en 2016.

Un républicain prendra aussi la parole, symbole de ces conservateurs qui fuient Donald Trump : l’ex-gouverneur de l’Ohio John Kasich (lundi) et rival malheureux de Donald Trump lors de la primaire de 2016.

Avec comme slogan «Rassembler l’Amérique», la convention devait se tenir à Milwaukee, dans l’État clé du Wisconsin, mais a été rendue entièrement virtuelle à cause des risques de contagion de la COVID-19. 

Donald Trump ne devrait pas non plus se rendre à la convention républicaine, prévue du 24 au 27 août, mais devrait prononcer un discours pour officialiser sa candidature au dernier jour, dans un lieu restant à fixer.  AFP