Le médecin militaire de la Maison-Blanche, Ronny L. Jackson, avait eu un quart d’heure de gloire le 16 janvier lors de la conférence de presse à la Maison-Blanche, qui a suivi le premier examen de santé officiel de Donald Trump, à un moment où volaient les rumeurs sur l’incapacité du président à assumer ses fonctions.

Trump remplace un ministre par son médecin

WASHINGTON — Donald Trump a remplacé son ministre des Anciens combattants à la hussarde mercredi en annonçant le nom de son remplaçant, le médecin militaire de la Maison-Blanche, sur Twitter.

«Je suis très heureux d’annoncer que j’ai l’intention de nommer le très respecté amiral Ronny L. Jackson, docteur en médecine, comme nouveau ministre des Anciens combattants», a écrit Donald Trump.

«Je remercie le docteur David Shulkin pour service rendu à notre pays et à nos FORMIDABLES ANCIENS COMBATTANTS!» a ajouté le président, précisant que Robert Wilkie, un responsable du Pentagone, assurera l’intérim au ministère en attendant que l’amiral Jackson ait l’approbation du Congrès.

Après plus de 15 ans de guerre ininterrompue, le ministère des Anciens combattants a le plus grand mal à prendre en charge les millions de vétérans que compte l’Amérique et les révélations de gestion désastreuse y abondent depuis plus d’une décennie.

Le manque d’argent a fragilisé le réseau d’hôpitaux spécialement dédié aux anciens combattants, les fameux VA Hospitals. Nombre d’entre eux sont forcés de faire des heures de route pour recevoir des soins.

Les soins qui y sont donnés sont aussi critiqués par bon nombre d’anciens combattants ou leurs associations, en particulier en ce qui concerne les séquelles psychologiques laissées par les déploiements —parfois multiples— en Irak ou en Afghanistan. Des centaines de milliers de vétérans américains souffrent du symptôme post-traumatique à des degrés plus ou moins graves.

L’amiral Ronny Jackson était déjà le médecin de la Maison-Blanche lorsque Barack Obama était président. Il a eu un quart d’heure de gloire le 16 janvier lors de la conférence de presse à la Maison-Blanche, qui a suivi le premier examen de santé officiel de Donald Trump, à un moment où volaient les rumeurs sur l’incapacité du président à assumer ses fonctions.