Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et ses lieutenants en chef se repentent, alors que certains membres du personnel de la campagne de 2016 font face à des allégations de harcèlement sexuel.

Sanders se repent pour les gestes déplacés de membres de son équipe de campagne

NEW YORK — Le sénateur du Vermont Bernie Sanders et ses lieutenants en chef se repentent, alors que certains membres du personnel de la campagne de 2016 font face à des allégations de harcèlement sexuel qui menacent de faire dérailler une deuxième candidature à la Maison-Blanche avant même qu’elle ne démarre.

Quelques heures après qu’un article du New York Times eut fait état d’allégations détaillées d’avances sexuelles non désirées et d’iniquité salariale lors de sa première campagne, M. Sanders s’est excusé tard mercredi auprès de toute femme qui «estime ne pas avoir été traitée de manière appropriée».

«Bien sûr, si je me présente à nouveau, nous ferons mieux cette fois», a déclaré M. Sanders à CNN.

Cependant, il y avait des signes immédiats que les allégations, qui ne concernent pas directement M. Sanders, pourraient nuire aux ambitions du social-démocrate autoproclamé pour 2020 au coeur de l’ère  #MoiAussi. À la suite de ce reportage, certains militants et employés démocrates se sont plaints de la culture agressive qui régnait lors de la première campagne lorsque des membres du personnel et des sympathisants masculins étaient parfois qualifiés de «Bernie bros».

«Je ne suis pas le moins du monde surprise», a dit la présidente de l’Organisation nationale pour les femmes (NOW), Toni Van Pelt, à l’Associated Press, soulignant qu’elle avait été contrainte de bloquer des partisans de M. Sanders de son flux de médias sociaux en 2016. «Pour moi, il est très clair que c’est de cette façon qu’ils menaient leur campagne.»

Elle a imputé la défaite de Hillary Clinton aux mains de Donald Trump, au moins en partie, à M. Sanders et à ses partisans.

«Ce n’était pas juste Trump, ce n’était pas seulement les Russes, c’était aussi les sexistes qui dirigeaient sa campagne», a déclaré Mme Van Pelt.

Le moment ne pourrait pas être plus mal choisi pour M. Sanders, qui se prépare pour une deuxième candidature à la présidence. Le mois dernier, son conseiller principal a affirmé à l’AP que M. Sanders mènerait une opération «beaucoup plus imposante» et commencerait comme favori s’il décidait finalement d’être dans la course.