Des gens ayant traversé illégalement la frontière américaine sont emprisonnés à McAllen au Texas. Au cours d'une période de six semaines couvrant les mois d'avril et de mai, près de 2000 enfants et adolescents ont été séparés de leur famille qui tentent de franchir illégalement la frontière américaine.

Personne n'aime séparer les enfants de leurs parents, dit Conway

WASHINGTON — Une conseillère de haut rang de la Maison-Blanche a tenté dimanche de distancer l'administration Trump de la pratique consistant à séparer les enfants des parents qui tentent de franchir illégalement la frontière américaine.

Pourtant, cette pratique a été mise en place par l'administration Trump qui pourrait y mettre un terme.

Le président Donald Trump a tenté de faire porter le blâme à ses adversaires démocrates, même si ceux-ci ne détiennent la moindre parcelle de pouvoir sur le plan fédéral.

«Personne n'aime (briser les familles et) voir des bébés être arrachés des bras de leur mère», a reconnu Kellyanne Conway.

Le président est-il prêt à mettre un terme à cette politique? «Le président est prêt à faire adopter une importante réforme de l'immigration», s'est-elle contentée de répondre.

Pour le représentant démocrate Adam Schiff, l'administration Trump «se sert de la peine, des larmes et de la douleur de ces enfants comme mortier pour construire son mur».

«C'est une tentative d'extorquer une loi à leur goût au Congrès», a-t-il déploré.

Près de 2000 enfants et adolescents ont été séparés de leur famille au cours d'une période de six semaines couvrant les mois d'avril et de mai. Le procureur général avait annoncé une politique «de tolérance zéro».

Une opposante républicaine à cette mesure, la sénatrice Susan Collins, a déclaré que l'administration voulait envoyer un message. «Si vous traversez la frontière avec vos enfants, ces derniers vous seront arrachés. Cela traumatise les enfants qui sont des innocentes victimes. Cela est contraire aux valeurs de ce pays.»

Melania s'en mêle

Même la Première Dame du pays, Melania Trump, a mis son grain de sel.

Selon sa porte-parole, Mme Trump croit que «si on doit être un pays qui respecte toutes les lois, il faut gouverner avec coeur».

«Mme Trump déteste voir les enfants être séparés de leur famille. Elle espère que les deux côtés du Congrès s'entendront pour adopter une réforme de l'immigration fructueuse», a déclaré Stephanie Grisham.

M. Trump a l'intention de rencontrer mardi les élus républicains de la Chambre des représentants afin de discuter de mesures législatives sur l'immigration, un des enjeux qui l'avaient aidé à remporter l'élection présidentielle de 2016.

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CINQ MIGRANTS MEURENT EN TENTANT D'ÉCHAPPER À LA POLICE AUX FRONTIÈRES 

En pleine course-poursuite effrénée, le conducteur a perdu le contrôle du SUV, qui a fait des tonneaux, ce qui a causé la mort ou les blessures des victimes, a indiqué le département de la Sécurité publique du Texas.

Cinq migrants sont morts et d’autres ont été blessés dimanche dans un accident après une course-poursuite à grande vitesse avec la police aux frontières du Texas, ont rapporté les médias locaux.

L’accident a eu lieu dans la ville de Big Wells, près de San Antonio, après que des agents de l’US Border Patrol eurent essayé d’arrêter le conducteur d’un véhicule SUV, a informé dans un reportage la chaîne de télévision locale KSAT, affiliée à ABC.

Au total, 14 personnes étaient dans le véhicule, y compris le conducteur, qui a survécu à l’accident.

Le shérif du comté de Dimmit, Marion Boyd, a déclaré que la voiture roulait à 160 km/h.

En pleine course-poursuite effrénée, le conducteur a perdu le contrôle du SUV, qui a fait des tonneaux, ce qui a causé la mort ou les blessures des victimes, a indiqué le département de la Sécurité publique du Texas.

Le conducteur a été arrêté par des agents de la Sécurité intérieur, ont indiqué sur KSAT les autorités. Quatre passagers ont été déclarés morts sur les lieux, un autre à l’hôpital, où les blessés ont été pris en charge.  AFP