Le nouveau Congrès américain héritera presque certainement de la paralysie partielle du gouvernement en janvier prochain.

Paralysie du gouvernement: le nouveau Congrès devra régler l’impasse en janvier

WASHINGTON — Le nouveau Congrès américain héritera presque certainement de la paralysie partielle du gouvernement en janvier prochain, alors que les deux partis continuaient à se jeter le blâme, vendredi, le président Donald Trump menaçant même de fermer complètement la frontière au sud.

Il est de moins en moins probable qu’une entente intervienne à Washington, à quelques jours de la passation des pouvoirs au Congrès, dont à la Chambre des représentants, qui sera maintenant contrôlée par les adversaires du président républicain.

Donald Trump a réitéré vendredi sa demande d’obtenir du financement pour construire un mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis, alors que les démocrates refusent de lui donner ce qu’il veut.

Le président Trump a haussé le ton, vendredi, menaçant de fermer complètement la frontière au sud si les démocrates n’acceptent pas de débloquer des fonds pour le mur et de mettre fin à l’aide versée à trois pays d’Amérique centrale, d’où viennent plusieurs migrants.

Le président a également laissé entendre qu’il n’était pas pressé de chercher une résolution, en évoquant l’élection de 2020.

La fermeture partielle du gouvernement force des centaines de milliers de fonctionnaires et de contractuels à rester à la maison ou à travailler sans salaire, et plusieurs d’entre eux éprouvent du stress face à l’impasse. Neuf départements sont fermés et des dizaines d’agences sont actuellement touchées par la fermeture partielle.

Les événements commencent aussi à se répercuter sur les citoyens, qui comptent sur certains services publics. Des parcs nationaux sont fermés, le gouvernement n’émet plus de nouvelles politiques d’assurance pour les inondations, et à New York, un juge en chef de Manhattan a suspendu ses travaux pour des causes civiles.

Peu de chances d’une entente à court terme

Avec une autre fin de semaine fériée qui arrive et presque tous les élus qui sont loin du Capitole, les espoirs d’une résolution rapide sont faibles.

«Nous sommes très éloignés», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, en entrevue avec le réseau CBS. Elle accuse les démocrates d’avoir quitté la table de négociations.

Selon le prochain chef de cabinet de Donald Trump, Mick Mulvaney, les démocrates ne négocient plus avec l’administration, qui a fait une offre samedi.

Les démocrates confirment que la Maison-Blanche a proposé de verser 2,5 milliards $ pour la sécurité à la frontière, mais le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer aurait dit au vice-président Mike Pence que ce n’était pas acceptable.

«Il n’y a pas un seul démocrate qui parle au président des États-Unis sur cette entente», a tonné M. Mulvaney au réseau Fox News.

«Nous nous attendons à ce que cela dure un moment», a-t-il ajouté.

Les démocrates ont rejeté ces critiques. Justin Goodman, le porte-parole de M. Schumer, a affirmé qu’il était risible que la Maison-Blanche essaie de blâmer quiconque d’autre que le président.

La dirigeante démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a promis d’adopter une loi dès la prise de pouvoir des démocrates, lors de la convocation du nouveau Congrès.

«S’ils ne peuvent pas le faire avant le 3 janvier, nous le ferons, a déclaré le représentant démocrate Jim McGovern. Nous ferons la chose responsable. Nous allons nous comporter comme des adultes et faire notre travail.»