Le président Emmanuel Macron s’est rendu dimanche à l’Arc de triomphe endommagé par des graffiteurs. Il a promis que les responsables de la violence et des dommages paieraient pour leurs actes.

Macron appelle à une rencontre avec les «gilets jaunes»

PARIS — Le président français Emmanuel Macron s’est rendu dimanche à l’Arc de triomphe endommagé par des graffitis et a tenu une réunion d’urgence sur la sécurité, un jour après les émeutes particulièrement violentes au cœur de Paris.

M. Macron, qui s’est entretenu avec son premier ministre et les ministres de l’Intérieur et de la Transition écologique, a promis que les responsables de la violence et des dommages paieraient pour leurs actes.

Lors de la réunion sur la sécurité, M. Macron a demandé à son ministre de l’Intérieur d’envisager de modifier les procédures de sécurité afin de contenir les manifestations en cours, a indiqué le bureau de président dans un communiqué.

M. Macron a également demandé au premier ministre Édouard Philippe de rencontrer les chefs des principaux partis politiques français et des représentants du mouvement populaire soutenant les manifestations.

Les plans pour une telle rencontre avec des responsables du mouvement avaient échoué la semaine dernière après le rejet de la demande de diffusion en direct des discussions. Sa visite du monument bien-aimé de la France a eu lieu quelques heures après son retour du sommet du G20 en Argentine.

M. Macron s’est aussi rendu dans une avenue voisine où des activistes portant les «gilets jaunes» emblématiques avaient incendié des voitures, brisé des vitres, pillé des magasins et affronté la police samedi. Il y a rencontré des pompiers, des policiers et des restaurateurs.

L’Arc de triomphe a été endommagé par des graffiteurs.

Encore des blessés

La police parisienne a annoncé dimanche que 133 personnes avaient été blessées et 412 arrêtées dans la foulée d’une manifestation samedi contre la hausse des taxes et des impôts et le coût de la vie élevé.

Le procureur de Paris, Rémy Heitz, a affirmé que 378 personnes étaient toujours en garde à vue dimanche soir, incluant 33 mineurs.

De multiples zones touristiques parmi les plus prisées de la ville étaient méconnaissables, dimanche, en raison des voitures carbonisées, des vitres brisées et des clôtures abattues la veille.

La police a indiqué que 23 policiers figuraient parmi les blessés.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a déclaré que les violences de samedi étaient imputables à des extrémistes qui ont détourné la manifestation, pour piller, casser et affronter les forces de police.