Les hommes et les femmes transgenres avaient pu commencer à s’enrôler au 1er janvier 2018.

La Cour suprême autorise le refus des transgenres dans l’armée américaine

WASHINGTON — La Cour suprême des États-Unis a autorisé mardi l’administration de Donald Trump à refuser les personnes transgenres dans l’armée, tant que se poursuit la bataille juridique sur cette question politique.

Le gouvernement s’est réjoui de cette décision qui supprime, selon lui, «un risque pour l’efficacité et la puissance létale des militaires».

Mais les défenseurs des droits des personnes transgenres ont dénoncé le maintien d’une politique «inhumaine», «discriminatoire». À la fin de son mandat, l’ancien président démocrate Barack Obama avait prévu que l’armée commencerait à accueillir des recrues transgenres au 1er juillet 2017.

Son successeur républicain avait d’abord reporté l’échéance au 1er janvier 2018, puis avait décidé de revenir complètement sur cette politique. Donald Trump avait mis en avant, dans une salve de tweets en juillet 2017, «le fardeau des coûts médicaux énormes» et des «perturbations».

Plusieurs jugements avaient invalidé la décision du président et des hommes et des femmes transgenres ont pu commencer à s’enrôler au 1er janvier 2018.

Mais dès février, le ministère de la Défense a proposé une version modifiée de l’interdiction. Selon le nouveau cadre, seules les personnes transgenres n’ayant pas changé de sexe et n’ayant pas l’intention de le faire peuvent servir sous les drapeaux, à condition de le faire sous leur sexe biologique.

En septembre 2018, des tribunaux fédéraux ont suspendu cette «nouvelle politique», la jugeant «similaire» à la précédente et les soldats transgenres ont pu continuer à s’enrôler.

Le gouvernement a fait appel et demandé à la Cour suprême de se saisir du dossier sur le fond.