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Dans une interview au <em>Journal du Dimanche</em>, Jean-Yves Le Drian a exprimé ses inquiétudes sur les activités nucléaires de la République islamique, appelant à une réaction immédiate et à un retour des États-Unis dans l’accord de 2015 dès l’entrée en fonction de Joe Biden.
Dans une interview au <em>Journal du Dimanche</em>, Jean-Yves Le Drian a exprimé ses inquiétudes sur les activités nucléaires de la République islamique, appelant à une réaction immédiate et à un retour des États-Unis dans l’accord de 2015 dès l’entrée en fonction de Joe Biden.

«Il est urgent de dire à l'Iran que cela suffit»

Agence France-Presse
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PARIS — L’Iran est en train d’acquérir l’arme nucléaire et «il est urgent de dire que cela suffit», a estimé dimanche le ministre français des Affaires étrangères, plaidant pour un retour à l’accord de Vienne que Donald Trump avait brutalement quitté.

Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Yves Le Drian a exprimé ses inquiétudes sur les activités nucléaires de la République islamique, appelant à une réaction immédiate et à un retour des États-Unis dans l’accord de 2015 dès l’entrée en fonction de Joe Biden.

«L’Iran, je le dis clairement, est en train de se doter de la capacité nucléaire», a estimé M. le Drian. «Il y a également une élection présidentielle en Iran à la mi-juin. Il est donc urgent de dire aux Iraniens que cela suffit et de prendre les dispositions pour que l’Iran et les États-Unis reviennent dans l’Accord de Vienne».

Cet accord prévoit une levée partielle des sanctions internationales contre l’Iran, en échange de mesures destinées à garantir que ce pays ne se dotera pas de l’arme atomique. Mais Donald Trump en était sorti unilatéralement en 2018.


« En sortant de cet accord, l’administration Trump a choisi la stratégie qu’il a appelée de la pression maximale contre l’Iran. Le résultat, c’est que cette stratégie n’a fait que renforcer le risque et la menace. Il faut donc enrayer cette mécanique. »
Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères

«Cela ne suffira pas», a-t-il toutefois ajouté. «Il faudra des discussions difficiles sur la prolifération balistique et les déstabilisations par l’Iran de ses voisins dans la région. Je suis tenu par le secret sur le calendrier de ce genre de dossier, mais il y a urgence».

L’Iran avait indiqué mercredi à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avancer dans sa production d’uranium métal pour servir de carburant à un réacteur. Le sujet est sensible, car l’uranium métal peut être utilisé comme composant pour des armes nucléaires et l’accord de 2015 comporte une interdiction de 15 ans sur «la production ou l’acquisition de métaux de plutonium ou d’uranium ou leurs alliages».