Steve King, élu de l’Iowa à la Chambre des représentants, à Washington, le 8 juin 2018

États-Unis: un élu républicain accusé de racisme sanctionné par son parti

WASHINGTON - Steve King, un parlementaire américain accusé de racisme après des propos défendant le suprématisme blanc, a été rabroué et sanctionné par les élus de son propre parti républicain, certains appelant même à sa démission.

Cet élu de l’Iowa à la Chambre des représentants a défendu la semaine dernière la suprématie blanche lors d’une interview au New York Times.

«Nationaliste blanc, suprémaciste blanc, civilisation occidentale. Depuis quand ce langage est-il devenu offensant?», s’est-il interrogé.

Kevin McCarthy, le chef de la minorité républicaine à la Chambre, a annoncé lundi que Steve King, un fervent soutien de Donald Trump, ne participerait plus à aucune commission de la chambre basse du Congrès.

«Les remarques de Steve ne sont pas dignes du parti de Lincoln et des États-Unis», a tonné Kevin McCarthy.

Le sénateur républicain Mitt Romney a lui appelé Steve King à la démission alors que Mitch McConnell, le chef de la majorité sénatoriale, a déclaré que l’élu conservateur de l’Iowa n’était «pas le bienvenu et indigne de son poste».

Lundi, face à la presse, le président Donald Trump a expliqué n’avoir «pas vraiment suivi» la polémique.

Steve King, en poste depuis 2003, est coutumier de tels dérapages.

L’année dernière, il avait déclaré que les États-Unis «ne pouvaient pas restaurer (leur) civilisation avec les bébés des autres».