Les mineurs ont été pris au piège après l’effondrement soudain des sols le 10 février. Déjà sept corps ont été retrouvés et le gouvernement a déclaré lundi une journée de deuil national.

Des mineurs tentent de sauver à mains nues leurs pairs piégés au Liberia

MONROVA, Libéria — Des mineurs ont retiré à mains nues des débris pour tenter de libérer une quarantaine de leurs pairs qui y seraient piégés depuis une semaine, a indiqué dimanche un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes du Liberia.

Les autorités tentent maintenant de trouver une excavatrice pour participer aux opérations de secours à Gbonipea, dans le comté de Nimba, dans le nord-est du Liberia, a affirmé le porte-parole Archievego M. Doe.

Les mineurs ont été pris au piège après l’effondrement soudain des sols le 10 février. Déjà sept corps ont été retrouvés et le gouvernement a déclaré lundi une journée de deuil national.

«La mine d’or est inaccessible et l’effort manuel pour se rendre aux mineurs s’avère donc difficile», a-t-il affirmé.

Au départ, les sauveteurs craignaient l’utilisation d’équipement lourd, étant donné le risque de blesser ou de tuer sans le savoir des mineurs pris au piège encore en vie.

Il y avait des signes, cependant, dimanche, que l’effort de sauvetage soit en train de devenir un effort de récupération des corps. Le ministère de la Santé menait une «surveillance pour détecter d’éventuelles éclosions de maladies». D’autres résidants ont signalé une forte odeur dans le secteur où les mineurs ont été piégés.

Une dizaine de personnes auraient survécu à l’effondrement à la mine et ont été soignées pour fractures, coupures et déshydratation, ont annoncé des responsables médicaux.

Au cours de la fin de semaine, les autorités ont également déployé des forces de l’ordre dans la région, arrêtant 65 mineurs d’or illégaux ayant affronté les agents.

Les autorités régionales avaient déjà tenté de fermer la mine d’or en raison des dangers qu’elle présentait. Mais dans une région où la pauvreté est généralisée, beaucoup risquent encore la mort pour participer à l’extraction minière illégale.