Les manifestants ont marché en scandant des slogans et en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «où est l'argent de Petrocaribe ?». Ils ont brûlé des pneus dans le milieu des rues. Les policiers, en tenue anti-émeute, ont répliqué en lançant du gaz lacrymogène.

Des milliers de manifestants réclament la démission du président haïtien

PORT-AU-PRINCE, Haïti — Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de la capitale haïtienne pour réclamer le départ du président Jovenel Moïse.

Les protestataires réclament la démission de M. Moïse à cause de son refus d'enquêter sur les allégations de corruption pesant contre le gouvernement précédent. Ils se sont engagés à poursuivre les manifestations jusqu'au départ du président.

Un porte-parole de la police, Gary Desrosiers, a indiqué qu'une personne avait été abattue près d'une des manifestations. Il a ajouté que 36 personnes avaient été arrêtées et que quatre véhicules de police avaient été incendiés.

Selon un des manifestants, Valckensy Dessin, la corruption enrichit une minorité aux dépens de la majorité pauvre et affamée. «C'est impossible, a-t-il lancé. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles nous sommes levés avec la classe ouvrière.»

Les manifestants ont marché en scandant des slogans et en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «où est l'argent de Petrocaribe ?». Ils ont brûlé des pneus dans le milieu des rues. Les policiers, en tenue anti-émeute, ont répliqué en lançant du gaz lacrymogène.

Un dirigeant de l'opposition, Moïse Jean Charles, a promis que les manifestations se poursuivraient jusqu'à la démission de M. Moïse. Le président haïtien a dit qu'il n'en a pas l'intention.

«On ne s'arrêtera pas. On va continuer les 8 et 9 février afin d'en finir avec le président Jovenel Moïse, a déclaré le dirigeant de l'opposition. Si Jovenel Moïse ne veut pas s'en aller, nous nommerons un président intérimaire au cours des prochains jours.»