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William Burns a connu une carrière de 33 ans au département d’État, aussi bien sous des présidents démocrates que républicains. Il a atteint le poste de secrétaire d’État adjoint avant de prendre sa retraite pour aller diriger le Carnegie Endowment of International Peace.
William Burns a connu une carrière de 33 ans au département d’État, aussi bien sous des présidents démocrates que républicains. Il a atteint le poste de secrétaire d’État adjoint avant de prendre sa retraite pour aller diriger le Carnegie Endowment of International Peace.

Biden nomme William Burns à la tête de la CIA

Matthew Lee
Associated Press
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Le président désigné des États-Unis, Joe Biden, a confié lundi la direction de l’agence de renseignements du pays (la CIA) à un diplomate aguerri, William Burns.

L’homme de 64 ans est un ancien ambassadeur auprès de la Russie et de la Jordanie. Il a connu une carrière de 33 ans au département d’État, aussi bien sous des présidents démocrates que républicains. Il a atteint le poste de secrétaire d’État adjoint avant de prendre sa retraite pour aller diriger le Carnegie Endowment of International Peace.

M. Burns a gardé le silence après l’arrivée de Donald Trump, mais il a commencé à signer l’an dernier des textes qui tiraient à boulets rouges sur le président, notamment au sujet des relations étrangères.

M. Burns croit fermement que le service étranger des États-Unis a besoin d’être reconstruit et restructuré, et M. Biden semble d’accord avec lui.

«Bill Burns est un diplomate exemplaire qui compte des décennies d’expérience sur la scène internationale quand vient le temps d’assurer la sécurité de notre peuple et de notre pays, a dit M. Biden par voie de communiqué. Comme moi, il croit profondément que les renseignements doivent être apolitiques. L’ambassadeur Burns possède les connaissances, le jugement et la perspective nécessaires pour identifier les menaces avant qu’elles nous rejoignent.»

M. Biden avait apparemment envisagé de confier le département d’État à M. Burns avant de finalement choisir Anthony Blinken.

Si sa nomination est confirmée par le Sénat, M. Burns succédera à Gina Haspel. Première femme à la tête de la CIA, Mme Haspel a dirigé l’agence pour un président qui ridiculisait souvent les services de renseignements de son pays, surtout en ce qui concerne l’ingérence russe lors du vote de 2016.

Le président encadrait parfois le mot renseignements de guillemets dans ses gazouillis, laissant entendre qu’il n’était pas d’accord avec le terme, et il a remplacé plusieurs agents expérimentés par des individus lui étant fidèles, dont certains qui n’avaient que peu ou pas d’expérience dans le domaine.

M. Burns a été honoré à maintes reprises par le gouvernement américain. Il détient un doctorat en relations internationales de l’université Oxford.

Il s’est joint au service étranger des États-Unis en 1982 et a été nommé ambassadeur auprès de la Russie en 2005. Il a agi comme bras droit des secrétaires d’État William Christopher et Madeleine Albright, et a dirigé le bureau de la planification du département d’État.

M. Burns était aussi proche de Colin Powell, Condoleezza Rice, Hillary Clinton et John Kerry avant sa retraite.

Dans un livre publié en 2019, The Back Channel: A Memoir of American Diplomacy and the Case for Its Renewal, M. Burns appelle à une refonte de la diplomatie américaine.