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Des centaines de partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès à Washington, le 6 janvier, semant le chaos et la violence au moment où les parlementaires certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.
Des centaines de partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès à Washington, le 6 janvier, semant le chaos et la violence au moment où les parlementaires certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

Assaut du Congrès: des «centaines» d'inculpations envisagées

AFP
Agence France-Presse
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WASHINGTON — Les autorités judiciaires ont déjà identifié 170 suspects des violences au Capitole et anticipent des «centaines» d’inculpations sur les mois à venir, dont certaines pour «sédition», a déclaré mardi un haut responsable du ministère de la Justice.

La justice a pour l’instant retenu «les chefs d’inculpation les plus simples pour agir le plus vite possible», comme ceux d’«intrusion illégale» ou de «port d’armes non autorisé», a expliqué le procureur fédéral de Washington, Michael Sherwin.

Mais les poursuites pourront être requalifiées ultérieurement et «nous envisageons de retenir des crimes majeurs comme la sédition et la conspiration» pour les actes les plus graves, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

Une cellule composée de procureurs expérimentés dans les dossiers de sécurité nationale et de corruption a été formée pour préparer des poursuites de ce type, qui sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison, a-t-il dit.

Des centaines de partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès à Washington, le 6 janvier, semant le chaos et la violence au moment où les parlementaires certifiaient la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

La police fédérale a immédiatement mobilisé des équipes pour identifier les participants à cet assaut grâce aux nombreuses photos et vidéos postées sur les réseaux sociaux.

70 personnes ont déjà été inculpées, dont certaines figures du mouvement comme Jake Angeli, connu pour sa coiffe de bison, ou Richard Barnett, qui a posé les pieds sur le bureau de la cheffe démocrate au Congrès Nancy Pelosi.

Des bombes artisanales avaient par ailleurs été découvertes à proximité du Capitole, près des bureaux des partis démocrate et républicain. «Elles étaient réelles, avec de vrais détonateurs et un retardateur», a souligné Michael Sherwin.

L’enquête doit déterminer s’il s’agissait d’une diversion pour occuper la police du Capitole au moment de l’assaut ou d’un projet «plus malfaisant».

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LE FILS D'UN JUGE ARRÊTÉ À NEW YORK

L’acte d’accusation contre Aaron Mostofsky cite notamment des photos et vidéos retrouvées par la police — certaines postées sur son propre compte Instagram — le montrant à l’intérieur du Capitole.

NEW YORK — Le fils d’un éminent juge new-yorkais a été arrêté mardi à New York pour avoir participé aux violences qui ont secoué le Capitole le 6 janvier, avant d’être remis en liberté moyennant des conditions visant à l’empêcher de participer à de nouvelles manifestations.

Aaron Mostofsky, 34 ans, a été inculpé formellement mardi de quatre chefs d’accusation, dont vol de biens gouvernementaux, tentative d’interruption de fonctions officielles et entrée par effraction.

Une condamnation pour le chef de vol de biens gouvernementaux -- le plus grave -- pourrait lui valoir jusqu’à 10 ans de prison, selon le bureau du procureur.

Le juge Sanket Bulsara l’a remis en liberté en attendant la suite de la procédure, moyennant une caution de 100.000 dollars et plusieurs conditions: il devra habiter chez son frère aîné, ne pourra plus quitter New York sans autorisation, ne pourra plus participer à aucun rassemblement politique ni communiquer avec aucun «complice» des violences du Capitole, et porter un bracelet électronique.

Aaron Mostofsky n’a fait aucun commentaire sur les faits qui lui sont reprochés. Son avocat a assuré qu’il comprenait que «la situation (au Capitole) a dégénéré» et qu’il n’y avait pas à craindre qu’il «cause de nouveaux ennuis».

La plainte rendue publique mardi cite notamment des photos et vidéos retrouvées par la police -- certaines postées sur son propre compte Instagram -- montrant M. Mostovsky à l’intérieur du Capitole, portant, sur un costume de fourrure, un gilet pare-balle et un bouclier anti-émeute appartenant à la police du bâtiment. D’où l’accusation de vol de biens gouvernementaux.

Le New York Post avait interviewé Aaron Mostofsky le jour des violences. Ce dernier avait affirmé au journal que l’élection avait été «volée» à Donald Trump et que «près de 85 millions de personnes» avaient voté pour le président sortant, au mépris du comptage officiel qui a donné quelque 74 millions de voix à Donald Trump, contre quelque 81 millions pour Joe Biden.

Aaron Mostofsky est le fils du juge Steven Shlomo Mostofsky, élu à la Cour suprême de l’État de New York depuis janvier 2020 et figure de la communauté juive orthodoxe de Brooklyn.