Monde

France: Emmanuel Macron remanie le gouvernement français

PARIS - Le président français Emmanuel Macron a nommé Christophe Castaner au poste de ministre de l’Intérieur mardi, dans le cadre d’un remaniement limité de son gouvernement.

L’homme de 52 ans est le président du parti La République en marche de M. Macron. Il remplacera Gérard Collomb, qui a démissionné il y a deux semaines pour briguer la mairie de la ville de Lyon.

M. Castaner occupait le poste de secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement. Il a assuré que la sécurité demeure au coeur des préoccupations du gouvernement, notamment «la lutte au terrorisme».

Quatre autres nouveaux ministres ont aussi été nommés: Didier Guillaume à l’Agriculture, Jacqueline Gourault aux Territoires et Franck Riester à la Culture; Marc Fesneau devient ministre auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement.

Les titulaires des principaux ministères, notamment les Affaires étrangères et les Finances, demeurent en poste.

Le gouvernement Macron compte maintenant 34 ministres, en plus du premier ministre, et est paritaire entre hommes et femmes, comparativement à 29 auparavant.

Ce remaniement pourrait donner un nouvel élan à M. Macron, après une période pendant laquelle sa popularité s’est effondrée et trois ministres - dont M. Collomb - ont démissionné. Dénoncé pour la faiblesse de la croissance économique du pays et pour un taux de chômage qui refuse de glisser sous les 9 pour cent, M. Macron a notamment créé un poste de secrétaire d’État responsable de la lutte à la pauvreté.

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Le cofondateur de Microsoft Paul Allen meurt des suites d’un cancer

SAN FRANCISCO — Le milliardaire Paul Allen, cofondateur en 1975 avec Bill Gates du géant américain de l’informatique Microsoft, est décédé lundi à 65 ans des suites d’un cancer, ont annoncé sa famille et son entreprise Vulcan dans un communiqué.

«C’est avec une grande tristesse que nous annonçons la mort de notre fondateur Paul Allen, cofondateur de Microsoft», a indiqué l’entreprise Vulcan, fondée et détenue par Paul Allen.

«M. Allen est décédé lundi après-midi le 15 octobre 2018, des complications d’un lymphome non-hodgkinien, à Seattle», toujours selon ce communiqué.

Paul Allen avait annoncé début octobre que cette maladie, traitée une première fois en 2009, avait récidivé, mais que les médecins étaient «optimistes».

«Mon frère était une personne remarquable à tous égards», a pour sa part déclaré sa sœur Jody dans le communiqué diffusé par Vulcan.

M. Allen a quitté Microsoft en 1983 pour fonder et présider cette société d’investissement dont le siège est à Seattle et qui gère des actifs dans la culture, l’immobilier, les médias et le sport.

Sa fortune était estimée lundi soir à 20,3 milliards $US (26,3 milliards $), selon le magazine Forbes.

Paul Allen «a créé des produits, des expériences et des institutions magiques, et en le faisant, il a changé le monde», a déclaré le pdg de Microsoft, Satya Nadella. «Sa curiosité et son exigence de haute qualité sont des choses qui vont continuer à m’inspirer, ainsi que nous tous chez Microsoft», dit-il en lui rendant hommage.

Équipes sportives

M. Allen était propriétaire des Seahawks, l’équipe de football de Seattle. «Sa passion pour le jeu, combinée à sa détermination tranquille, ont conduit à une organisation modèle, tant sur qu’en dehors du terrain», a salué le président de la Ligue nationale de football (NFL), Roger Goodell.

«Il a travaillé sans relâche aux côtés de nos conseillers médicaux pour identifier de nouveaux moyens de rendre le jeu plus sûr», a salué M. Goodell, envoyant ses «plus profondes condoléances» à sa famille de la part de la ligue toute entière.

«Tu nous manques. Nous te remercions. Nous t’aimons», a écrit sur Twitter l’équipe de basketball des Trail Blazers de Portland, dont il était également propriétaire.

Actions philanthropiques

Paul Allen est connu pour ses actions philanthropiques, en particulier dans la santé. Il est par ailleurs le fondateur de Stratolaunch, une entreprise ayant construit un avion géant capable de lancer des fusées dans l’espace, actuellement testé en Californie.

Il avait fait parler de lui avec son autobiographie en 2011, dans laquelle il affirmait notamment que Bill Gates aurait comploté pour réduire ses parts dans Microsoft.

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Trump visite les victimes de l’ouragan Michael

MACON — Donald Trump s’est rendu lundi dans les régions de Floride et de Géorgie dévastées il y a près d’une semaine par l’ouragan Michael, qui a touché plusieurs États du sud du pays, où des milliers d’habitants tentent de survivre sans eau courante ni électricité.

La tempête de catégorie 4 avait violemment frappé mercredi les côtes du golfe du Mexique en Floride, charriant des vents à 250 km/h, avant de remonter dans les terres et toucher la Géorgie, la Caroline du Nord — qui a subi l’ouragan Florence le mois dernier — et la Virginie, faisant au moins 17 morts.

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New York salue son premier week-end sans fusillade depuis 1993

NEW YORK — New York a connu son premier week-end sans fusillade depuis 25 ans, a indiqué lundi la police new-yorkaise (NYPD).

«Nous avons passé vendredi, samedi, dimanche, sans aucune fusillade, ni homicide. C'est la première fois depuis des décennies et c'est quelque chose dont non seulement la police new-yorkaise, mais tous les New-Yorkais peuvent être fiers», a souligné James O'Neill, chef du NYPD, lors d'un point de presse.

Autour du globe, 16 octobre 2018

Monde

Pour Hillary Clinton, l’affaire Lewinsky ne relevait pas de l’abus de pouvoir

WASHINGTON - Hillary Clinton a déclaré que la liaison en 1995-1996 entre son mari Bill et Monica Lewinsky, alors stagiaire à la Maison-Blanche, ne relevait pas de l’abus de pouvoir et qu’il avait eu raison de ne pas démissionner de son poste de président après le scandale suscité.

Vingt ans après, l’affaire révélée en 1998 revient dans le débat à la faveur du mouvement féministe  #MeToo et les interrogations vont bon train sur la possibilité d’une relation consentie malgré la différence de statut entre un président en exercice et une stagiaire.

Certains, comme la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand, ont estimé que Bill Clinton aurait dû démissionner après le vote de destitution (impeachment) par la Chambre des représentants républicaine pour obstruction à la justice et mensonge sous serment. Le Sénat l’avait acquitté en 1999.

Mais dimanche Hillary Clinton, ancienne candidate à l’élection présidentielle et ex-secrétaire d’État, a exprimé sur CBS News son désaccord avec cette prise de position.

«Absolument pas», a-t-elle répondu alors qu’on lui demandait si son mari aurait dû démissionner.

Interrogée pour savoir si cette relation avait constitué un abus de pouvoir, Mme Clinton a estimé: «non, non», notant que Monica Lewinsky, âgée de 22 ans à l’époque, «était une adulte» et ajoutant: «il y a eu une enquête».

De son côté, Monica Lewinsky, après avoir longtemps affirmé que la relation était consentie a expliqué en février dans un témoignage publié par le magazine Vanity Fair qu’elle commençait à réviser cette opinion, estimant que sa jeunesse à l’époque et la différence de statut entre elle et le président rendaient l’idée même du consentement «discutable».

Bill Clinton s’était attiré en juin une pluie de critique après des commentaires sur l’affaire Lewinsky montrant son absence de regret. Accusé par plusieurs autres femmes d’inconduite sexuelle dans des affaires remontant jusqu’aux années 1970, l’ancien président voit sa place dans l’histoire réexaminée notamment chez les démocrates à la lumière des mouvements  #MeToo et Time’s Up.

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Un preneur d'otage blessé par la police en Allemagne

BERLIN - Une prise d’otage a connu un dénouement dramatique lundi, en Allemagne, quand le suspect a été grièvement blessé lors de l’opération policière.

La police de Cologne a expliqué que l’individu retenait une femme en otage depuis deux heures, dans une pharmacie de la gare de la ville, quand les forces de l’ordre ont décidé d’intervenir.

On ne sait pas exactement comment le suspect a été blessé, mais des secouristes ont été vus tentant de le réanimer.

L’otage été soignée sur place pour des blessures sans gravité. Une adolescente blessée avait précédemment été évacuée, mais la police n’a pas voulu confirmer qu’elle était la première victime du suspect, comme le rapporte la presse locale.

L’incident a débuté vers 12 h 45, heure locale.

La gare de Cologne, une des plus grandes d’Allemagne, a été complètement évacuée et la circulation y a été interrompue, ce qui a engendré des retards et des délais à travers le pays.

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Ryad admettrait la mort par accident de Khashoggi

WASHINGTON — L’Arabie saoudite envisage de reconnaître que le journaliste Jamal Khashoggi est mort lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat saoudien à Istanbul, rapportent lundi des médias américains.

Selon CNN, citant deux sources anonymes, Ryad préparerait un rapport dans lequel elle tenterait de minimiser son implication dans la disparition de l’éditorialiste, critique du pouvoir saoudien.

Le rapport, avance l’une de ces sources, conclurait que l’opération a été menée «sans autorisation ni transparence» et que «les personnes impliquées seront tenues pour responsables».

Une position qui permettrait à la famille royale saoudienne, selon des sources proches du dossier mentionnées par le Wall Street Journal, de «se dédouaner d’une implication directe» dans la mort de M. Khashoggi.

Exilé aux États-Unis depuis 2017, le collaborateur du Washington Post n’a plus donné signe de vie depuis le 2 octobre après s’être rendu au consulat saoudien à Istanbul pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

L’Arabie saoudite assure jusqu’ici qu’il a quitté la représentation diplomatique peu de temps après, mais n’a pas été en mesure d’en apporter les preuves.

«Éléments incontrôlables»

Après s’être entretenu par téléphone avec le roi Salmane, Donald Trump a émis lundi une hypothèse allant dans le sens du rapport que préparerait Ryad.

«Je ne veux pas spéculer à sa place, mais il m’a semblé que, peut-être, cela pourrait être le fait d’éléments incontrôlables. Qui sait?» s’est interrogé le président américain.

M. Trump a par ailleurs déclaré lundi en marge d’un déplacement dans l’État de Géorgie que son secrétaire d’État Mike Pompeo, qu’il a dépêché en Arabie saoudite pour s’entretenir avec le roi Salmane, «pourrait se rendre en Turquie ou pas».

L’agence étatique turque Anadolu a avancé la possibilité d’une rencontre en Turquie entre Mike Pompeo et son homologue Mevlut Cavusoglu.

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Un accord sur le Brexit plus probable en novembre ou décembre

DUBLIN - Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a estimé lundi s'attendre à un accord sur le Brexit plutôt en novembre ou décembre, devant des journalistes à Dublin.

«Nous sommes à un moment sensible», a déclaré le dirigeant. «Je sais que certaines personnes sont optimistes quant à un accord sur la sortie cette semaine. Je dois dire que j’ai toujours pensé que c’était improbable et que novembre ou décembre étaient les meilleures opportunités pour un accord», a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent alors que des négociations entre le Royaume-Uni et l’UE ont échoué ce week-end, à deux jours du début mercredi d’un sommet européen à Bruxelles. Les discussions achoppent toujours sur la question de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

«Nous sommes toujours ouverts au compromis, en tant qu’Union européenne bien sûr nous le sommes, mais il y a des fondamentaux sur lesquels un compromis n’est pas possible», a souligné le dirigeant irlandais.

Il demande en particulier au Royaume-Uni de faire en sorte qu’»aucune frontière dure ne sera mise en place sur l’île d’Irlande», quel que soit le scénario du Brexit.

Le petit parti nord-irlandais DUP a lui jugé lundi «probablement inévitable» que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne sans accord, blâmant l’attitude de Bruxelles.

La Première ministre britannique Theresa May doit informer dans l’après-midi les députés britanniques de l’avancement des négociations, au moment où l’UE estime toujours possible un accord tout en se préparant à la possibilité d’un échec.

La veille, d’intenses discussions de dernière minute à Bruxelles n’ont pas suffi à débloquer ces négociations entre Londres et Bruxelles, qui continuent de buter sur la question du sort de la frontière irlandaise après le Brexit, avant un sommet européen qui s’ouvrira mercredi à Bruxelles.

«C’est évidemment une période difficile (...) Il y a une ou deux questions en suspens, mais je pense que nous pouvons y arriver», a affirmé lundi à Luxembourg le ministre britannique Jeremy Hunt, qui souligne que «d’énormes progrès» ont déjà été réalisés.

Le petit parti nord-irlandais DUP a toutefois compliqué les arbitrages que la Première ministre britannique Theresa May va devoir mener pour parvenir à un accord.

«Je ne vois pas quel accord obtiendrait la majorité» lors d’un vote au Parlement britannique, a déclaré lundi le porte-parole du DUP sur le Brexit Sammy Wilson au journal Belfast Newsletter.

«Donc il est probablement inévitable que nous aboutissions à un scénario sans accord», a-t-il affirmé. Le DUP constitue l’appoint indispensable pour la majorité absolue à la chambre des députés.

Chef de file des conservateurs partisans du Brexit, l’ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson a dénoncé les propositions de l’UE comme «un choix entre la casse du Royaume-Uni ou son asservissement» et a prôné de les «rejeter maintenant».

«Nous sommes prêts à toute éventualité. Néanmoins, même si le temps presse maintenant, nous pensons qu’il est encore possible de parvenir à un accord entre la Commission et le Royaume-Uni et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour y parvenir dans les prochains jours», a assuré le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

«Frustrant et décevant»

«Nous continuons à travailler dur pour un accord, mais notre travail de préparatifs en vue de toutes les éventualités se poursuit et s’intensifie», pour le cas d’une absence d’accord, a confirmé le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas.

Les dirigeants des 27 partenaires du Royaume-Uni doivent décider de la marche à suivre lors d’un dîner de travail mercredi avant le sommet européen à 28 avec Mme May.

Il est probable qu’ils délivreront un double message: les négociations se poursuivent, mais l’UE doit se préparer à l’hypothèse d’une séparation sans accord, «non parce qu’un accord ne serait plus possible, mais parce ce que le compte à rebours est engagé», a confié à l’AFP un négociateur européen.

Le chef de la diplomatie espagnole Josep Borell s’est voulu confiant lundi. «Rien ne va se passer avant le sommet. Nous n’aurons pas d’accord cette semaine, mais il ne faut pas dramatiser. Il reste encore du temps. Nous avons encore un mois. Il m’est difficile de croire que nous ne pourrons pas parvenir à un accord», a-t-il déclaré.

Mais les Irlandais se montrent inquiets après l’échec des négociations du week-end. «C’est frustrant et décevant d’un point de vue irlandais, car l’Irlande est le pays qui est le plus exposé aux retombées de Brexit», a souligné le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney.

«Pour nous, il s’agit de tenir les engagements qui ont déjà été pris. C’est ce que je n’arrête pas de dire, ce que le gouvernement irlandais n’arrête pas de dire», a-t-il expliqué.

Les négociations ont une nouvelle fois achoppé durant le week-end sur la difficulté de garantir que le Brexit ne va pas provoquer le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.

«Les négociateurs ont essayé au cours des dernières réunions d’élaborer un dispositif, mais les Britanniques n’ont pas été en mesure de l’accepter», a expliqué l’un d’eux à l’AFP. «Il y a un blocage à ce stade, mais ce n’est pas définitif. Il appartient aux Britanniques de trancher», a-t-il averti.

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Douze morts dans des inondations en France

VILLEGAILHENC, France — Au moins douze personnes ont perdu la vie dans la nuit de dimanche à lundi à la suite de pluies violentes et de graves inondations dans le sud de la France où, localement, la crue a atteint un niveau sans précédent depuis 1891, provoquant aussi des dégâts impressionnants.

Le bilan de ces pluies torrentielles, les plus meurtrières depuis une dizaine d’années, a fluctué ces dernières heures et reste provisoire. En début de soirée, il s’établissait à 12 morts, 8 blessés graves et une personne disparue, a indiqué à l’AFP la préfecture de l’Aude.

Arrivé sur place, le premier ministre Édouard Philippe a dit son «soutien» à ceux qui «ont vu leur vie basculer» et s’est engagé à accélérer les procédures permettant aux victimes d’être indemnisées.

Le président Emmanuel Macron, qui doit se rendre dans le département sinistré «dès que possible», a exprimé dans l’après-midi «l’émotion et la solidarité de toute la nation» à l’égard des victimes, et a salué la mobilisation «exemplaire» des services de secours.

En cinq heures, «entre 160 et 180 mm d’eau sont tombés sur l’agglomération de Carcassonne», selon le préfet du département de l’Aude, Alain Thirion. Des débordements sont prévus dans les heures à venir et des évacuations étaient en cours en début de soirée près de Narbonne.

De nombreuses routes étant coupées, des habitants ont été secourus par hélitreuillage. Quatre communes ont déjà été évacuées : Pezens, Trèbes, Villegailhenc et Villemoustaussou, selon la préfecture.

«Sous le choc»

Dans la salle des fêtes de Trèbes, une centaine de naufragés des inondations étaient les yeux dans le vague, après avoir «tout perdu». «J’ai vu ma grand-mère dans son lit flotter sur l’eau», raconte Pierre, l’air hagard. Il ne sait toujours pas si cette femme grabataire de 97 ans a survécu.

Cette petite ville près de Carcassonne, déjà traumatisée par un attentat islamiste qui avait fait quatre morts et une quinzaine de blessés en mars dernier, a subi le plus lourd bilan avec sept victimes. La crue y a atteint 7,68 mètres, approchant le niveau record de 7,95 mètres qui remonte à 1891.

Quasi déserte, la ville a été complètement investie par les secours dont des pompiers habillés en hommes grenouilles qui circulent en barque.

Dans cette région de Carcassonne, les champs sont complètement inondés, plusieurs chaussées détruites ou impraticables avec des arbres tombés sur les routes. Des torrents d’eau boueuse enjambent la chaussée, les cours d’eau débordent. Des véhicules ont été emportés par les flots.

«J’ai tout perdu, ordinateur, télé, les papiers... On ne peut plus habiter ici. Quel carnage», s’est emporté un habitant de Villegailhenc, Johnathan Lafuente, âgé d’une trentaine d’années.

Le pont central de la localité s’est effondré, faisant de la ville une «quasi île» selon la gendarmerie. Les voitures aux carrosseries défoncées, qui s’entassent les unes sur les autres, sont progressivement dégagées à la tractopelle.

«Tout le monde est sous le choc parce que ç'a été très violent», a déclaré le maire Michel Proust à l’AFP. «Il y a beaucoup de casse, beaucoup de destruction».

Emportée par les flots

Au monastère de la localité de Villardonnel, une religieuse de 88 ans a trouvé la mort, emportée par des flots qui ont tout dévasté.

«Le courant a ouvert la porte du bâtiment, puis celle de sa cellule - qui est le point le plus bas du cloître. Il a emporté ses meubles qui ont fracassé la véranda», a raconté Sœur Irène, la responsable de ce monastère orthodoxe.

Les pluies ont cessé dans le département de l’Aude, mais se déplaçaient plus au nord, selon Météo France.

En Espagne voisine, la tempête Leslie a frappé dimanche avec moins d’intensité que prévu. La ville de Zamora (ouest) a enregistré des rafales de 100 km/h et des chutes d’arbres ont provoqué des coupures de courant affectant 400 personnes.

Initialement un ouragan, Leslie errait sur l’océan Atlantique depuis le 23 septembre et s’était transformé en tempête post-tropicale à son arrivée sur les côtes portugaises dans la nuit de samedi à dimanche. Des vents record de 176 km/h, arrachant des arbres et privant provisoirement d’électricité des centaines de milliers de personnes, avaient été enregistrés au Portugal.