Autour du globe, 17 août 2018

Monde

Aller simple pour Montréal au gouverneur Cuomo

ALBANY, N.Y. — Les républicains ont acheté un billet d’autocar en direction de Montréal pour le gouverneur démocrate de l’État de New York, Andrew Cuomo, après que celui-ci eut déclaré que les États-Unis «n’ont jamais vraiment été si grandioses» contrairement à ce que prétend le slogan fétiche de Donald Trump.

Le Parti républicain de l’État a précisé que le billet aller simple Albany-Montréal, d’une valeur de 55 $US, n’est valable que pour vendredi et que si Andrew Cuomo croit réellement en sa déclaration, il devrait quitter le pays.

L’adversaire du gouverneur pour la primaire démocrate est l’ancienne vedette de la série «Sex and the City», Cynthia Nixon, qui l’a accusé d’essayer en vain de se faire passer pour un progressiste.

Les partisans du gouverneur soutiennent qu’il n’a fait que reconnaître l’histoire américaine entachée par le racisme et les inégalités.

Andrew Cuomo a fait cette remarque mercredi en voulant critiquer le slogan «Make America Great Again» du président Donald Trump. Il a estimé que M. Trump rêvait d’un retour à une ère de sexisme, de racisme et d’intolérance envers les immigrants. Selon lui, les États-Unis seront réellement «grands» lorsque les Américains vivront dans une société vraiment égalitaire.

Celui qui est considéré comme un candidat démocrate potentiel pour l’élection présidentielle de 2020 a prononcé ces mots dans le cadre de la signature d’une nouvelle loi à Manhattan. Il a ajouté que New York voulait être une région progressiste où les personnes de tous horizons ont les mêmes possibilités de s’épanouir.

«On ne va pas rendre à l’Amérique sa grandeur, elle n’a jamais été si grande. On n’a pas atteint cette grandeur et on ne l’atteindra pas tant que chaque Américain ne sera pas pleinement impliqué», a-t-il lancé mercredi.

La foule a alors réagi avec quelques cris d’étonnement et des rires, une réaction plutôt inhabituelle pour un politicien ayant la stature et l’expérience de M. Cuomo.

Les républicains, eux, ont bondi.

«L’Amérique, malgré ses imperfections, a toujours été grande, a répliqué le directeur du comté de Dutchess, Marc Molinaro, qui affronte M. Cuomo cet automne aux élections de mi-mandat. M. Cuomo doit des excuses à la nation. Il devrait avoir honte de lui.»

Brian Kolb, le leader de la minorité à l’Assemblée de l’État, a écrit sur Twitter que la déclaration d’Andrew Cuomo était «inexcusable et répréhensible».

Une porte-parole du gouverneur a plus tard tenté une rétractation en essayant de clarifier son point de vue.

«Le gouverneur pense que l’Amérique est grande et qu’elle pourra atteindre sa pleine grandeur quand chaque homme, femme et enfant seront entièrement égaux, a déclaré par communiqué Dani Lever. Quand le président parle de «rendre à l’Amérique sa grandeur», il fait référence au passé et il fait fi de la souffrance de beaucoup de gens qui ont subi la discrimination, la ségrégation, le sexisme et la marginalisation.»

Monde

Iran: Washington déterminé à faire respecter les sanctions

WASHINGTON — Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé jeudi la création d’un «groupe de travail sur l’Iran» destiné à faire respecter les sanctions économiques américaines contre Téhéran, au risque de sanctions «secondaires» aux pays qui ne les respecteraient pas.

«Le groupe de travail sera dirigé par l’émissaire spécial pour l’Iran Brian Hook et sera chargé de diriger, réévaluer et coordonner tous les aspects des activités du département d’État liées à l’Iran», a déclaré M. Pompeo à la presse.

Trump aurait collaboré avec la Russie, dit Brennan

WASHINGTON — L'ancien directeur de la CIA John Brennan a affirmé que le président américain Donald Trump lui avait retiré son habilitation secret défense pour faire peur à ses détracteurs et étouffer une enquête sur ses liens avec la Russie.

Dans une tribune au vitriol publiée jeudi dans le New York Times, M. Brennan a déclaré que cette décision, annoncée la veille par la Maison Blanche, était politique.

«Clairement, M. Trump veut à tout prix se protéger et protéger les personnes proches de lui», a dit M. Brennan, y voyant «une tentative de faire taire, en leur faisant peur, d'autres qui oseraient le défier».

L'ancien haut responsable, qui fut jusqu'en janvier 2017 le gardien des secrets des États-Unis, a balayé les assurances de M. Trump selon lesquelles son équipe de campagne n'a pas oeuvré avec la Russie à remporter l'élection présidentielle de 2016.

«Que M. Trump prétende qu'il n'y a pas eu collusion, c'est, pour faire court, n'importe quoi», a-t-il dit.

«Les seules questions qui demeurent sont celles de savoir si la collusion qui a eu lieu est un complot susceptible de constituer un crime, s'il y a eu entrave à la justice pour couvrir une collusion ou un complot, et combien de membres de la “SARL Trump” ont tenté d'escroquer le gouvernement en faisant du blanchiment d'argent et en cachant les mouvements financiers allant dans leurs poches», a-t-il ajouté.

Propos virulents

Les mots de M. Brennan sont d'une virulence sans précédent, même si de nombreux responsables dont lui ont critiqué le président depuis son accession au pouvoir.

Un procureur spécial, Robert Mueller, enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump.

«Aujourd'hui, plus que jamais, il est de la plus haute importance que le procureur Robert Mueller et son équipe d'enquêteurs puissent achever leur travail sans interférences — de la part de M. Trump ou de qui que ce soit d'autre — afin que les Américains obtiennent les réponses qu'ils méritent», a conclu John Brennan.

Dans un entretien au Wall Street Journal mercredi, M. Trump a reconnu que sa décision sur le retrait de l'habilitation secret défense de M. Brennan était liée à l'enquête russe.

«J'appelle ça la chasse aux sorcières truquée, c'est une farce», a dit le président, en référence à l'enquête. «Je pense donc que c'est quelque chose qu'il fallait faire», a-t-il ajouté.

Santé

États-Unis: forte hausse des overdoses mortelles en 2017 à cause des opiacés

WASHINGTON — Les décès par overdose ont bondi à près de 72.000 en 2017 aux États-Unis, dans le sillage de la crise liée aux opiacés qui sévit depuis plusieurs années.

D'après les dernières données publiées jeudi par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 71 568 personnes ont succombé à une consommation excessive de drogues, un record. C'est bien plus que les décès sur la route, par armes à feu ou par suicide.

Et cela représente une nette hausse par rapport aux 67 114 décès par overdose de 2016 et aux 54 207 de 2015, ont relevé les CDC.

Les chiffres ont augmenté dans 38 des 50 États américains. Les plus élevés ont été enregistrés en Floride, en Californie, en Pennsylvanie et dans l'Ohio.

Mais les plus fortes progressions en pourcentage ont été constatées dans le Nebraska (+33,3%) et en Caroline du Nord (+22,5%).

La crise des opiacés a commencé au début des années 2010, découlant dans la grande majorité de la sur-prescription de médicaments comme l'oxycodone et autres antidouleurs. Cela a rendu plus de 2 millions de personnes dépendantes de ces substances.

Mais à l'arrivée à échéance de leur ordonnance, nombre d'entre elles se sont tournées vers l'héroïne et le fentanyl, un opiacé synthétique extrêmement puissant et moins cher.

Les pouvoirs publics ont également multiplié les opérations contre des médecins et des cliniques peu scrupuleux, qui rédigeaient des ordonnances de complaisance, et contre l'industrie pharmaceutique.

«Urgence de santé publique»

D'après les données récoltées, les opiacés de synthèse sont impliqués dans près de la moitié des décès par overdose. Soit environ un tiers de plus que l'année précédente.

La crise des opiacés s'est emballée au point que le président Donald Trump l'a qualifiée en octobre d'«urgence de santé publique», débloquant des financements pour aider à lutter contre les addictions et limiter l'impact social de cette crise.

Malgré la hausse des décès au niveau fédéral, les statistiques des CDC semblent illustrer la réussite de certains programmes comme dans le Massachusetts, où les overdoses létales ont reculé alors que cet État du nord-est affichait les niveaux parmi les plus élevés ces dernières années.

Pour tenter d'inverser la tendance, des autorités locales ont diffusé plus largement des kits contenant du Narcan, un traitement d'urgence en cas d'overdose.

Monde

Attaqués par Trump, les journaux américains défendent la liberté de la presse

WASHINGTON — «Les journalistes ne sont pas l'ennemi.» Honnis par Donald Trump, des centaines de journaux américains ont répondu jeudi en publiant des éditoriaux pour insister sur l'importance de la liberté de la presse.

Menés par le Boston Globe sous le mot d'ordre #EnemyOfNone (Ennemi de personne), plus de 200 groupes de presse contre-attaquent après la multiplication des coups de boutoir du président américain contre les médias, qualifiant de «Fake News» tout article comportant des informations qui lui déplaisent.

Le milliardaire n'hésite pas également à traiter les grands médias d'«ennemi» ou d'«ennemi du peuple».

«Nous avons aujourd'hui aux États-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l'administration actuelle est “l'ennemi du peuple”», écrit le Globe dans son éditorial jeudi.

«C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de “l'eau magique” sur une foule pleine d'espoir», poursuit le prestigieux quotidien.

Selon le Globe, cette attitude de Trump à l'égard des médias encourage les hommes forts comme le Russe Vladimir Poutine ou le Turc Recep Tayyip Erdogan de traiter les journalistes comme des ennemis.

Le New York Times, fréquemment cible des invectives présidentielles, a publié un court éditorial sous un titre en lettres capitales «LA PRESSE LIBRE A BESOIN DE VOUS» rappelant que le peuple avait le droit de critiquer la presse.

«Mais insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des “fake news” est dangereux pour la démocratie», écrit le Times.

D'autres médias à travers le pays ont défendu leur rôle, qui consiste selon certains à faire économiser le temps du contribuable.

«Les journalistes couvrent des réunions du gouvernement ennuyeuses et déchiffrent les formules de financement de l'école publique, pour que vous n'ayez pas à le faire», souligne ainsi l'Arizona Daily Star. «Ce n'est pas aussi fondamental que le premier amendement, mais cela peut servir».

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, les déclarations de M. Trump menacent le rôle de contre-pouvoir de la presse et vont à l'encontre du premier amendement qui garantit la liberté d'expression et protège les journalistes.

Initiative limitée

«Je ne crois pas que la presse puisse rester sans rien faire et subir, elle doit se défendre lorsque l'homme le plus puissant du monde tente d'affaiblir le premier amendement», estime Ken Paulson, ancien rédacteur en chef du quotidien USA Today et un des responsables du Newseum, le musée de l'information à Washington.

Mais il relativise l'efficacité de cette campagne de sensibilisation: «Les personnes qui lisent les éditoriaux n'ont pas besoin d'être convaincues. Ce ne sont pas elles qui hurlent (sur les journalistes) aux meetings présidentiels».

Selon lui, face aux assauts de la Maison Blanche, les médias doivent développer une campagne «marketing» plus large pour souligner l'importance d'une presse libre comme valeur fondamentale.

Mais l'initiative de jeudi pourrait galvaniser les partisans du président, qui pourraient y voir une preuve que les médias sont ligués contre lui.

«Les médias organisent une attaque plus étudiée et publique que jamais contre Donald Trump» et contre «la moitié du pays qui le soutient», a tweeté Mike Huckabee, ancien gouverneur républicain et commentateur sur la chaîne conservatrice Fox News.

Même des critiques du président ont des doutes. A l'instar de Jack Shafer, de Politico, qui pense que l'effort coordonné «va à coup sûr avoir un effet contre-productif».

Mais pour les défenseurs des médias, les enjeux sont bien trop importants pour accepter que les affirmations présidentielles soient hors de contrôle.

Certains estiment que ses propos ont généré des menaces contre des journalistes et auraient aussi pu créer un climat d'hostilité ayant mené à de violentes attaques comme celle contre le Capital Gazette à Annapolis (Maryland) fin juin, où cinq personnes ont été tuées par un tireur entretenant une relation conflictuelle avec le journal.

Selon un récent sondage Ipsos, 43% des républicains pensent que le président devrait avoir l'autorité de fermer des médias ayant une «mauvaise attitude».

Monde

Le gestionnaire du pont montré du doigt

GêNES — Le gouvernement populiste italien a déclaré la guerre à la société autoroutière gestionnaire, qui compte bien se défendre, et a par ailleurs annoncé la fin du péage pour les ambulances, après l’effondrement dramatique d’une portion de viaduc à Gênes, dans le nord du pays.

Sur place, les grues et les pelleteuses continuaient jeudi de déblayer des décombres alors que des personnes sont encore portées disparues. «Nous cherchons toujours des cavités qui puissent héberger des gens, vivants ou pas», a déclaré à l’AFP Emanuele Gissi, un responsable des pompiers.

Le bilan n’a pas évolué de la journée : 38 morts et 15 blessés, dont cinq se trouvent encore dans un état grave. Une vingtaine de personnes seraient également disparues.

L’Italie observera samedi une journée de deuil national, à l’occasion d’une cérémonie de funérailles solennelles qui seront célébrées à 11H30 (9H30 GMT) à la Fiera de Gênes, un centre d’expositions, en présence de toutes les plus hautes autorités de lÉtat.

Alors que le championnat de football doit reprendre ce week-end, les matches prévus dimanche de la Sampdoria et du Genoa, les deux équipes de Gênes, ont été reportés à une date ultérieure. Pour les autres rencontres, les joueurs observeront une minute de silence et porteront un brassard noir.

Pendant ce temps, des pompiers ont escorté des habitants des 11 immeubles évacués en contrebas de ce qui reste du pont, afin qu’ils viennent y chercher des affaires. Une partie de ces immeubles sont condamnés, mais dans la soirée, les habitants de quatre d’entre eux ont été autorisés à s’y réinstaller.

«Moi je suis né ici, je suis né dans cet immeuble juste là, donc je suis un peu ému», a déclaré à l’AFP Francesco Formichella, 68 ans, l’un des premiers à rentrer.

La plupart de ses voisins moins chanceux sont hébergés par des proches, tandis que d’autres logent désormais dans un hôtel qui accueille aussi des familles de victimes, venues pour reconnaître les corps et participer aux funérailles.

Depuis deux jours, la presse et les réseaux sociaux saluent ces destins brisés : une famille en route vers la Sardaigne, des jeunes Français partis faire la fête, un couple de retour de voyage de noces...

«Mourir en payant le péage»

Mais au-delà du deuil, il y a aussi la colère. «On ne peut pas mourir en payant le péage en Italie», a martelé le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste).

Le gouvernement a annoncé son intention de révoquer la concession d’Autostrada per l’Italia sur le tronçon où se trouve le pont effondré.

«Nous ne pouvons pas attendre la justice pénale», a fait valoir le chef du gouvernement, Guiseppe Conte. «Autostrade avait le devoir et l’obligation, l’engagement, d’assurer l’entretien de ce viaduc et la sécurité de tous ceux qui voyageaient dessus».

La société Autostrade per l’Italia, qui appartient au groupe Atlantia, lui-même contrôlé par la famille Benetton, a réagi en évoquant le sérieux de ses contrôles de sécurité.
La société a aussi assuré travailler «d’arrache-pied» à la reconstruction du pont, qui pourrait «être achevé dans les cinq mois» une fois le site accessible après la fin des recherches et des relevés d’enquête.

Atlantia a pour sa part dénoncé une annonce faite «en l’absence de toute certitude sur les causes effectives» du drame. Et a prévenu que la révocation coûterait cher en indemnités à l’Etat. Selon des médias italiens, cela se chiffre en milliards d’euros.

Cela n’a pas empêché le titre de plonger à la Bourse de Milan, où il a clôturé sur une baisse de 22 %.

Monde

Un nageur attaqué par un requin à Cape Cod

TRURO, Mass. — Un homme qui nageait au large de Cape Cod a été attaqué par un requin, mercredi après-midi, et a dû être transporté d’urgence à l’hôpital par la voie des airs.

Selon Gary Sharpless, adjoint au capitaine du port de Truro, au Massachusetts, la victime est un homme de 61 ans dont l’identité n’a pas été dévoilée. Il aurait eu le torse et les jambes perforés par l’animal.

Le chef du service d’incendie de Truro, Timothy Collins, a précisé que la victime «était consciente et elle parlait» au moment de son transport vers l’hôpital.

D’après M. Sharpless, l’attaque s’est produite vers 16h à Long Nook Beach. Cette plage est située du côté de la péninsule qui donne sur l’océan Atlantique.

Des témoins ont dit avoir aperçu la victime nager loin au large de la plage où se trouvaient des phoques. La présence de phoques a évidemment pour effet d’attirer les requins.

Plusieurs observations de requins ont été rapportées au cours de l’été, notamment la présence de grands requins blancs, l’espèce rendue célèbre par la série de films Les Dents de la mer.

Rien ne permet toutefois de confirmer que l’attaque de mercredi implique un grand requin blanc.

L’organisme Conservation des requins blancs de l’Atlantique, qui étudie le comportement des requins, rappelle que les incidents impliquant des morsures sont «aussi rares que terrifiants».

Sans connaître les détails de l’attaque survenue mercredi après-midi, l’organisme insiste que les requins ne sont pas reconnus pour cibler les baigneurs. Habituellement, ils vont mordre pour déterminer si ce qu’ils voient est une proie où non.

Le site web de la municipalité de Truro indique que la plage est fermée à la baignade jusqu’à nouvel ordre en raison de l’incident.

C’est aussi à Truro qu’est survenue la précédente attaque de requin dans la région de Cape Cod, en juillet 2012. Un homme du Colorado avait été mordu au large de Ballston Beach.

Monde

Ex-chef de campagne de Trump: menteur invétéré ou professionnel trahi?

ALEXANDRIA — Menteur invétéré aux millions de dollars cachés au fisc ou consultant politique honorable trompé par un proche? Accusation et défense ont dépeint deux visages bien différents de l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, lors des déclarations finales de son procès mercredi.

Après le réquisitoire et le plaidoyer, au tribunal d'Alexandria, près de Washington, le juge T.S. Ellis a donné ses instructions aux douze jurés, puis les a convoqués à 9h30 jeudi. Ils devraient se retirer peu après pour délibérer sur les 18 chefs d'accusation pesant contre Paul Manafort, 69 ans.

Monde

Après les pailles, au tour des ballons de disparaître?

NEW YORK — Maintenant que les pailles en plastique semblent vouées à l’extinction, l’amour des Américains pour les ballons pourrait-il être en voie de se dégonfler?

Les célébrations joyeuses lors desquelles on laisse s’envoler des ballons dérangent depuis longtemps les écologistes, qui affirment que les débris qui retombent sur la terre peuvent se révéler mortels pour les oiseaux de mer et les tortues qui les mangent.