Trump promulgue un nouveau plan d’aide à l’économie par décret

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Trump promulgue un nouveau plan d’aide à l’économie par décret

BEDMINSTER — Le président Donald Trump a dévoilé samedi un nouveau plan d’aide par décret pour venir en aide aux millions d’Américains menacés d’expulsion et frappés par le chômage à cause de la pandémie, faute d’accord au Congrès.

«Ça suffit, nous allons sauver les emplois américains et venir en aide aux travailleurs américains», a déclaré le milliardaire lors d’une conférence de presse à son golf de Bedminster, dans le New Jersey.

Alors que les États-Unis sont en voie de franchir la barre des cinq millions de cas de COVID-19, avec plus de 160 000 morts, la Maison-Blanche et les démocrates du Congrès étaient engagés depuis deux semaines dans des négociations pour parvenir à un nouveau gigantesque plan de soutien à l’économie.

Mais à moins de trois mois de l’élection présidentielle, ces discussions n’ont jusqu’ici rien donné.

M. Trump a ainsi signé quatre décrets qui prévoient des coupes dans les charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 $US par semaine, des protections pour les locataires menacés d’expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Le premier document prévoit un gel des charges salariales pour les Américains dont les salaires ne dépassent pas 100 000 $US par an. «Si je suis vainqueur le 3 novembre, j’ai l’intention d’annuler ces charges», a promis M. Trump qui est à la traîne dans les sondages.

Un deuxième décret ordonne aux ministères du Logement, de la Santé et le CDC (Centre de lutte contre les maladies) de «s’assurer que les locataires et les propriétaires puissent rester chez eux», a-t-il dit.

Le troisième document prolonge jusqu’à la fin de l’année l’aide accordée aux chômeurs, en plus de celles allouées par les États-Unis.

Ces mesures sont arrivées à terme fin juillet et si la prolongation de cette aide, qui a empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté, ne faisait pas débat au Congrès, son montant était l’un des grands points de désaccord : les républicains proposaient de l’abaisser à 200 $US et les démocrates voulaient conserver 600 $US.

M. Trump a tranché et décidé qu’elles iraient jusqu’à 400 $US par semaine.

Un quatrième décret suspend le remboursement des emprunts étudiants jusqu’à la fin de l’année et abaisse leurs taux d’intérêt à 0 %.

Mont Blanc : situation «en légère amélioration» au glacier italien du Planpincieux

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Mont Blanc : situation «en légère amélioration» au glacier italien du Planpincieux

COURMAYEUR — La situation du glacier de Planpincieux, dont un gros bloc menace de s’effondrer sur une zone habitée du versant italien du massif du Mont Blanc, était «en légère amélioration» samedi matin, a déclaré à l’AFP le maire de Courmayeur, dans cette région du Nord-Ouest de l’Italie, frontalière des Alpes françaises.

«Nous sommes dans une phase de légère amélioration, la situation est un peu meilleure», a assuré à l’AFP Stefano Miserocchi. «Nous ne sommes cependant pas encore de retour à la situation d’avant la fermeture. C’est un peu positif, mais ce n’est pas un retour à la normale».

«Les mesures d’urgence restent les mêmes : évacuation des habitants, et fermeture de la route du Val Ferret», a souligné l’édile.

Comme un immense sérac, un volume de glace estimé à 500 000 mètres cubes — soit la «taille de la cathédrale de Milan» — menacerait de s’ébouler, selon les autorités locales, qui ont ordonné mercredi soir l’évacuation durant 72 heures d’une «zone rouge» en contrebas.

Dans le Val d’Aoste, la petite vallée du Val Ferret est voisine de la célèbre station de Courmayeur et de l’entrée du tunnel du Mont Blanc, axe vital entre la France et l’Italie. La zone concernée est néanmoins située à au moins quatre kilomètres de l’entrée du tunnel, et plus encore de Courmayeur, où la situation est parfaitement normale.

Au total, seules 75 personnes ont été évacuées, une vingtaine de résidents et le reste des vacanciers, avec juste une poignée d’habitations concernées. L’évacuation était «urgente et impérative», a justifié le maire de Courmayeur, mettant en avant la hausse des températures, après un coup de froid fin juillet.

«La circulation de l’eau en dessous du glacier est repartie, on a une reprise de l’eau sous le glacier, qui s’écoule. C’était ce point qui nous inquiétait beaucoup», a-t-il expliqué.

Selon des scientifiques de la région, l’eau coincée sous la roche menaçait d’agir comme une bulle, soulevant la masse de glace et risquant de précipiter la chute de sa partie la plus fragilisée.

Une large faille était effectivement visible sur la partie basse du Planpincieux, d’où s’écoulaient deux cascades d’eau vers la vallée, a constaté l’AFP au cours d’un survol en hélicoptère du majestueux glacier.

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Au moins 18 tués et plus de 120 blessés dans un accident d’avion en Inde

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Au moins 18 tués et plus de 120 blessés dans un accident d’avion en Inde

KOZHIKODE — Au moins 18 personnes ont été tuées et plus de 120 blessées lorsqu’un avion de ligne de la compagnie Air India Express a quitté vendredi soir la piste et s’est brisé en deux après avoir atterri en pleine tempête dans le Sud de l’Inde, ont indiqué samedi des responsables.

Le ministre de l’Aviation Hardeep Singh Puri qui a visité samedi le site de la catastrophe a annoncé que les boîtes noires de l’avion, qui enregistrent les données du vol et les conversations dans le cockpit, avaient été découvertes, ce qui facilitera l’enquête sur les causes de l’accident.

Le Boeing 737 de la compagnie Air India Express, un vol spécial venu de Dubaï pour rapatrier des Indiens coincés à l’étranger par la pandémie, comme des dizaines d’autres vols ces dernières semaines, a dépassé vendredi soir la piste de l’aéroport de Kozhikode, dans l’Etat du Kerala (Sud de l’Inde), dévalé une pente raide et s’est disloqué. L’avion transportait 190 personnes, équipage inclus, selon le dernier bilan des autorités.

«Le carburant s’est répandu, c’est un miracle que l’avion n’ait pas pris feu. Le bilan aurait pu être bien pire», a déclaré un responsable des secours sur place.

Un passager, Renjith Panangad, 34 ans, se souvient que l’appareil a touché le sol, puis c’est le «trou de mémoire».

«Après l’accident, l’issue de secours s’est ouverte et je me suis extirpé» de la carcasse, raconte-t-il depuis son lit d’hôpital à Kozhikode. «L’avant de l’avion avait disparu», dit-il, «je suis toujours sous le choc».

L’impact a été si brutal que le nez de l’avion s’est retrouvé projeté à 20 mètres du reste de l’appareil.

«Nous n’entendions que des cris partout. Les gens étaient couverts de sang, certains avaient des fractures, d’autres étaient inconscients», décrit Fazal Puthiyakath, un habitant de 32 ans arrivé parmi les premiers sur place.

Dix-huit personnes ont été tuées, selon le ministre de l’Aviation, et 22 personnes restent dans un état critique, selon les autorités locales.

Parmi les tués figurent les deux pilotes et quatre enfants, dont des bébés.

Kozhikode est considéré comme un aéroport délicat car sa piste est située sur un plateau surélevé et se termine par une pente raide à une de ses extrémités.

L’Etat du Kerala est frappé par de graves inondations et la pluie tombait en abondance depuis plusieurs heures quand l’avion a atterri.

Explosions à Beyrouth : Ottawa lance un fonds de contrepartie de jusqu’à 2 M$

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Explosions à Beyrouth : Ottawa lance un fonds de contrepartie de jusqu’à 2 M$

Ottawa lance un fonds de contrepartie, en réponse aux explosions qui ont dévasté la capitale libanaise mardi, pour égaler les dons versés par les Canadiens jusqu’à un maximum de deux millions $.

La double déflagration survenue dans le port de Beyrouth a fait près de 160 morts et 6000 blessés. Cette tragédie vient s’ajouter à la crise économique sans précédent que traversait déjà le pays, en plus de devoir composer avec l’accueil de plus d’un million de réfugiés et la pandémie de COVID-19.

La ministre fédérale du Développement international, Karina Gould, a annoncé samedi la création de ce fonds, qui s’inscrit dans l’aide de jusqu’à cinq millions $ promise au lendemain de la catastrophe.

Le gouvernement dit pour l’instant concentrer ses efforts sur la coordination avec des ONG et autres «partenaires de confiance» pour répondre aux besoins les plus urgents sur place, sans toutefois perdre de vue le travail de reconstruction qui s’impose à plus long terme.

«Nous avons appris beaucoup de leçons après la réponse au séisme en Haïti, a soutenu la ministre Gould en conférence de presse. C’est pourquoi nous encourageons les Canadiens à donner de l’argent et pas nécessairement envoyer des dons matériaux, parce qu’on on veut assurer que la réponse soit locale et que les acteurs locaux aient [la faculté] et le pouvoir de déterminer quels sont leurs besoins sur le terrain.»

Ainsi, pour chaque don effectué d’ici le 24 août par des particuliers à la Coalition humanitaire du Canada et à ses organismes membres, le gouvernement s’engage à verser un montant équivalent, jusqu’à concurrence de deux millions $. Les dons versés depuis mardi dernier seront eux aussi égalés de manière rétroactive.

Née en 2005, la coalition réunit 12 organisations humanitaires, dont les branches québécoises et canadiennes d’Oxfam, Médecins du Monde, Humanité & Inclusion et Action contre la faim, afin de recueillir et redistribuer rapidement des fonds en cas de situation d’urgence.

L’organisme Save The Children, ou Aide à l’enfance Canada, fait également partie du lot. Son président et chef de la direction, Bill Chambers, souligne que tous les membres de la coalition sont bien implantés au Liban, certains depuis plusieurs décennies.

Ils sont déjà à l’oeuvre pour distribuer des vivres, réunir des familles séparées ainsi que fournir des soins médicaux et de l’hébergement d’urgence, entre autres.

«Étant donné la COVID et la situation de longue date des réfugiés au Liban, nos équipes sont déjà actives sur le terrain. Elles n’attendent même pas que l’argent rentre, renchérit Denise Byrnes, directrice d’Oxfam-Québec. Donc l’argent va se rendre très rapidement. Et il n’y a aucune agence membre de la coalition qui va quitter le Liban après la crise.»

La tragédie n’aurait pas pu survenir à un pire moment, se désole Bill Chambers. Pas moins de 300 000 personnes se retrouvent aujourd’hui à la rue, dont 100 000 enfants, estime-t-on.

Dans l’immédiat, il est question de sauver des vies, a martelé la ministre Gould, en soulignant que le Canada s’engage néanmoins à assurer une présence continue au Liban bien au-delà de cette catastrophe.

À Beyrouth, des manifestants en colère occupent brièvement des ministères

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À Beyrouth, des manifestants en colère occupent brièvement des ministères

BEYROUTH — Des manifestants ont brièvement occupé des ministères lors d’opérations qui semblaient coordonnées samedi soir, la colère des Libanais ayant atteint son son paroxysme contre la classe politique accusée d’être responsable de la gigantesque explosion au port de Beyrouth qui a fait des centaines de milliers de sans-abri.

Ces opérations coup de poing contre des ministères que les Libanais considèrent comme des symboles de la gabegie sont intervenues après une manifestation de milliers de personnes dans le centre de Beyrouth, qui ont exprimé leur rejet des dirigeants auxquels ils demandent des comptes après la déflagration de mardi qui a tué 158 personnes.

À proximité de la place des Martyrs, épicentre traditionnel des manifestations dans la capitale, des heurts ont opposé les forces de sécurité, qui ont tiré des gaz lacrymogènes, à de jeunes protestataires ripostant avec des pierres.

Pour les Libanais déjà éprouvés par une crise économique inédite, l’explosion qui a dévasté une partie de la ville a été la catastrophe de trop, relançant un mouvement de contestation qui avait débuté en octobre pour dénoncer l’ensemble de la classe dirigeante, jugée corrompue et incompétente, mais s’était essoufflé en raison de la pandémie de COVID-19.

Dans un discours télévisé, le premier ministre contesté, Hassan Diab, a annoncé qu’il proposerait des législatives anticipées, estimant que seul un tel scrutin permettrait «de sortir de la crise structurelle». Il s’est dit prêt à rester au pouvoir «pendant deux mois», le temps que les forces politiques s’entendent.

Selon la Croix-Rouge libanaise, 63 personnes ont été blessées lors des violences qui ont émaillé la manifestation et transportées dans des hôpitaux, et 175 autres soignées sur place.

«Un membre des Forces de sécurité intérieure est décédé […] en aidant des personnes coincées dans l’hôtel Le Gray», a pour sa part indiqué la police libanaise, ajoutant sans autre détail qu’il avait «été agressé par un certain nombre d’émeutiers qui ont entraîné sa chute et sa mort».

L’attention des forces de sécurité se concentrant sur les heurts, environ 200 manifestants menés par des officiers à la retraite en ont profité pour prendre d’assaut le siège du ministère des Affaires étrangères, le proclamant «quartier général de la Révolution».

«Nous sommes en guerre»

L’ex-général Sami Rammah a appelé dans un mégaphone au soulèvement et à la poursuite de «tous les corrompus» tandis que des manifestants décrochaient et piétinaient le portrait du président Michel Aoun.

Envoyée en renfort, l’armée a délogé les manifestants en fin de soirée, usant de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Des manifestants ont aussi tenté de prendre le quartier général de l’Association des banques, y mettant le feu avant d’être délogés par l’armée, selon un photographe de l’AFP sur place.

Les protestataires ont également investi les ministères de l’Économie et celui de l’Énergie, symbole de la gabegie des services publics, les coupures de courant alimentant la gronde.

«Nous sommes officiellement en guerre contre notre gouvernement», a déclaré une militante, Hayat Nazer.

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COVID-19: l'Amérique latine, région la plus endeuillée au monde 

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COVID-19: l'Amérique latine, région la plus endeuillée au monde 

MONTEVIDEO — L'Amérique latine et les Caraïbes sont devenues vendredi la région du monde la plus endeuillée par la COVID-19, qui poursuit sa progression meurtrière sur la planète et pousse de nombreux pays à durcir leurs mesures sanitaires.

La pandémie a fait au moins 715 000 morts sur la planète depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi vendredi par l'AFP à partir de sources officielles.

L'Amérique latine et les Caraïbes déplorent le plus grand nombre de décès: au moins 213 120 morts, devant l'Europe (212 660 morts), selon un bilan à 17H00 GMT.

Ces sept derniers jours, 44% des décès dans le monde ont été enregistrés en Amérique latine et aux Caraïbes (environ 18 300 pour un total de 41 500). La région est également celle qui compte le plus de cas d'infection (plus de 5,3 millions), essentiellement au Brésil (2,9 millions de cas, près de 100 000 morts).

Dans ce  pays, le bilan officiel est «six à sept fois inférieur à la réalité», estime Domingos Alves, spécialiste brésilien des statistiques liées à la pandémie.

Pékin souhaite que Trump ne soit pas réélu, selon le renseignement américain

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Pékin souhaite que Trump ne soit pas réélu, selon le renseignement américain

WASHINGTON — La Chine préfèrerait que Donald Trump ne soit pas réélu lors de la présidentielle américaine du 3 novembre, et a «accentué ses efforts d'influence» en amont du scrutin, ont estimé vendredi les services de renseignement américains.

L'Iran essaie aussi «d'affaiblir le président Trump», tandis que la Russie utilise «plusieurs leviers surtout pour dénigrer» son rival démocrate Joe Biden, selon William Evanina, directeur du Centre national du contre-renseignement et de la Sécurité (NCSC).

Ce haut responsable, qui supervise la surveillance des ingérences étrangères dans la vie politique américaine, a publié un communiqué pour faire le point sur la menace à moins de trois mois du scrutin.

«Il semble difficile pour nos adversaires de s'ingérer ou de manipuler les résultats à grande échelle», a-t-il d'abord estimé, tout en manifestant des «inquiétudes» sur les campagnes d'influence menées selon lui sous couvert par la Chine, la Russie et l'Iran.

«Nous estimons que la Chine préfère que le président Trump - considéré comme imprévisible par Pékin - ne remporte pas un second mandat. La Chine a accentué ses efforts pour peser sur l'environnement politique» en amont du scrutin, a déclaré M. Evanina, alors que le bras de fer entre Pékin et Washington se crispe chaque jour un peu plus.

«Nous estimons que l'Iran essaie d'affaiblir les institutions démocratiques américaines, le président Trump et de diviser le pays en amont des élections de 2020», surtout via «une campagne d'influence en ligne, qui répand des fausses nouvelles et du contenu anti-américain», a-t-il dit.

Autour du globe, 8 août 2020

L’ABC du cauchemar démocratique

Monde

L’ABC du cauchemar démocratique

Des élections au temps du coronavirus? Jusqu’ici, l’exercice se révèle compliqué, mais possible. Un tour du monde du casse-tête électoral en 26 étapes.

A comme Abstention

Si les électeurs qui s’abstiennent de voter formaient un parti, ce dernier deviendrait souvent la principale formation politique. C’est le cas aux États-Unis, en France, au Canada et au Québec. La crise du coronavirus n’améliore pas les choses. Le 15 mars, lors du premier tour des élections municipales en France, le taux d’abstention a dépassé 55 %.1

B comme Blague

Dans l’espoir de relancer l’économie américaine et de favoriser la réélection du président Trump, le Parti républicain mise sur le tourisme relié... à la pêche à la ligne! En prime, la création d’un poisson combinant les gênes d’un maskinongé et ceux de Donald Trump, baptisé le «maskidonald». Très agressif. Combatif. En plus, il atteint une taille phénoménale. Le problème, c’est qu’il est si stupide qu’il ne nage toujours pas...

C comme Cauchemar

Le livre Will He Go? imagine le scénario cauchemar pour les élections présidentielles du 3 novembre aux États-Unis.2 En fin de soirée, le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden se retrouvent quasiment à égalité. Trump détient une légère avance dans les trois États qui restent à départager — la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin. Il se déclare vainqueur. Mais Biden refuse de concéder la victoire. Beaucoup de votes par la poste restent à compiler. De fait, durant les jours suivants, la tendance s’inverse. Joe Biden crie à son tour victoire. Attendez. Cette fois, c’est Donald Trump qui s’oppose. Selon lui, on lui vole l’élection! Le pays se retrouve soudain avec deux présidents…3

Inde: au moins 17 tués et des dizaines de blessés dans un accident d'avion 

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Inde: au moins 17 tués et des dizaines de blessés dans un accident d'avion 

KOZHIKODE — Au moins 17 personnes ont été tuées et 15 gravement blessées vendredi lorsqu'un avion de ligne de la compagnie Air India Express a quitté la piste et s'est «brisé en deux» après avoir atterri sous une pluie battante dans le sud de l'Inde.

Plus d'une centaine de personnes ont été blessées au total, selon les autorités.

Selon la compagnie, le Boeing 737 transportait 191 personnes, équipage inclus, et reliait Dubaï à Kozhikode, dans l'État indien de Kerala (sud). Comme des dizaines d'autres appareils ces dernières semaines, il rapatriait des Indiens bloqués par la pandémie à l'étranger, notamment dans les pays du Golfe.

L'avion a dépassé le bout de la piste et dévalé une pente d'une hauteur de 10 mètres, selon le ministère de l'Aviation.

Des images télévisées montrent des portions de fuselage déchiquetées, entourées par les équipes de secours qui les arrosent d'eau dans le noir. Aucun signe d'incendie n'est visible, mais les opérations sont compliquées par la pluie.

Rentrée scolaire aux États-Unis: déjà des quarantaines imposées

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Rentrée scolaire aux États-Unis: déjà des quarantaines imposées

WASHINGTON — La rentrée scolaire a commencé, en personne, dans plusieurs États américains, y compris là où le coronavirus circule encore activement, et des quarantaines ont déjà dû être imposées après l’apparition de cas chez les élèves.

Aux États-Unis la rentrée s’étale généralement sur tout le mois d’août, et face à l’épidémie très vive dans le pays, une division s’est installée. D’un côté, les plus grandes villes (Chicago, Houston, Los Angeles, Miami...) ont décidé que la rentrée serait entièrement virtuelle.

Le gouverneur de l’État du New York, épicentre de l’épidémie au printemps qui a réussi à ramener à un niveau faible les contaminations, a annoncé vendredi que les écoles pourraient rouvrir en personne dans les zones où le taux de tests positifs est sous 5 % — la plupart de l’État est autour de 1 % aujourd’hui.

Mais la ville de New York, qui a dit envisager un modèle hybride avec un à trois jours en classe, n’a pas encore confirmé le format de la rentrée de septembre pour son 1,1 million d’élèves.

De l’autre côté, des gouverneurs d’États républicains ont insisté pour que les élèves reviennent tous en classe, sur la ligne de Donald Trump.

C’est le cas du Mississippi, de la Géorgie, du Tennessee ou de l’Indiana, où les écoles ont rouvert leurs portes cette semaine ou la semaine dernière. Dans ces régions l’épidémie s’est stabilisée depuis fin juillet ou début août, mais à un niveau très élevé: ces États sont loin d’être redescendus de leurs pics.

Biden forcé de s’expliquer auprès des Américains noirs

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Biden forcé de s’expliquer auprès des Américains noirs

WASHINGTON — Donald Trump a affirmé vendredi que Joe Biden venait de «perdre» le vote des électeurs noirs, clé pour remporter la Maison-Blanche, après de nouveaux propos controversés de son rival démocrate forcé de «clarifier» qu’il ne pensait pas que les Afro-Américains manquaient de diversité.

«Joe l’endormi vient juste de perdre le Vote Noir. Cette déclaration est un désastre dont on ne peut pas se relever !», a écrit le président américain, en employant son surnom favori pour désigner le candidat démocrate qu’il affrontera lors de la présidentielle du 3 novembre.

Il faisait référence à la polémique provoquée par des propos tenus par l’ancien vice-président de Barack Obama dans un entretien aux associations américaines de journalistes noirs et hispaniques (NABJ et NAHJ), diffusé jeudi.

«Ce que vous savez tous, mais que la plupart des gens ne savent pas, c’est que contrairement à la communauté afro-américaine, avec des exceptions notables, la communauté hispanique est une communauté incroyablement diverse, avec des attitudes incroyablement différentes sur différentes choses», avait-il dit.

Face à la controverse, Joe Biden s’est vu forcé de s’expliquer dans la soirée.

«Plus tôt aujourd’hui, j’ai fait des commentaires sur la diversité dans les communautés afro-américaine et latino que je veux clarifier», a-t-il tweeté. «Je ne voulais suggérer en aucune façon que la communauté afro-américaine est monolithique — pas sur son identité, pas sur les problématiques, pas du tout».

«Mon engagement auprès de vous est celui-ci : j’écouterai toujours», a-t-il poursuivi. «Je ne cesserai jamais de me battre pour la communauté afro-américaine et je ne cesserai jamais de me battre pour un avenir plus égalitaire».

Au port de Beyrouth, la course pour retrouver des survivants

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Au port de Beyrouth, la course pour retrouver des survivants

BEYROUTH — Du maïs qui se déverse d’un énorme silo éventré jusqu’à la cheville, des secouristes guident une tractopelle qui déblaye l’accès à la salle de commande où des employés du port de Beyrouth pourraient être toujours vivants.

Trois jours après l’énorme déflagration qui a défiguré la capitale libanaise en quelques secondes, faisant plus de 150 morts, les chances de retrouver des survivants s’amenuisent.

Des secouristes libanais, français, allemands, russes et d’autres nationalités travaillent en équipes pour essayer de se frayer un accès à la salle de contrôle enfouie sous plusieurs mètres de gravats.

Le «point zéro» de Beyrouth, terme décrivant le lieu précis où s’est produite une détonation, employé pour la première fois lors des bombes atomiques de 1945 sur Hiroshima et Nagasaki, grouille d’équipes de sauveteurs tentant désespérément de trouver des survivants.

«Ne nous mentons pas, les chances sont assez faibles», dit le lieutenant Andrea, membre du contingent français de 55 membres, en première ligne des efforts de sauvetage.

«Mais ça s’est déjà vu» de retrouver des survivants trois ou quatre jours plus tard, ajoute-t-il, devant les silos brûlés, sa silhouette se détachant sur la ligne d’horizon ravagée de Beyrouth.

Le lieutenant explique que les efforts se concentrent sur la salle de contrôle, où un grand nombre de personnes se trouvaient peut-être au moment de l’explosion.

Mais il indique qu’il y a une possibilité que le personnel se soit échappé, de petites explosions ayant précédé la grosse déflagration.

«Les quatre personnes retrouvées sur zone […] étaient à proximité d’un escalier de secours au bas des silos», ajoute-t-il.

«Tout a été pulvérisé»

Des milliers de tonnes de maïs, de blé et d’orge projetés hors des silos par l’explosion tapissent la vaste étendue du port.

Un calme étrange règne sur les quais, d’habitude animés avec un ballet de voitures, de commerçants et d’employés.

Les sauveteurs se penchent en silence sur un cratère dans le sol, alors qu’un chien renifleur se fraye un chemin dans une forêt de conteneurs détruits, renversés comme des carrés de sucre.

La cargaison qui s’en échappe donne une idée des marchandises qui étaient importées: des livres scolaires en français, des sacs à main de luxe, des caisses de bière importée.

Trois volontaires de la Croix Rouge semblent médusés alors qu’ils marchent autour du site de l’explosion, avant de s’arrêter au bord de l’eau pour regarder leur ville dévastée.

«Cela semble si calme, mais étrangement calme. Quelque chose dans cette ville est mort, et ne se relèvera plus», dit l’un d’eux, les poings sur les hanches, le regard perdu dans les destructions devant lui.

Seul résonne le bruit de grosses tractopelles, tentant de libérer un accès parmi les décombres, celui des scies rotatives coupant les tiges de fer et des marteaux-piqueurs brisant des blocs de béton.

Le colonel Vincent Tissier, chef de l’équipe de la sécurité civile française, qui a informé le président Emmanuel Macron de l’avancée des recherches lors de sa visite au Liban jeudi, a travaillé sur de nombreux sites de catastrophes.

La «particularité» du drame de Beyrouth est que «l’épicentre est à quelques mètres de nous, alors que dans un séisme, il est souvent à plusieurs centaines de mètres sous terre», explique-t-il.

«Les choses s’effondrent en général par couches, par étages. Ici, tout a été pulvérisé», ajoute-t-il.

C’est pourquoi les lourdes machines convergeant vers le port de Beyrouth vendredi ont dû creuser dans des monticules de gravats.

«De voir ces silos qui font penser à Ground zero, encore debout, mais pas vraiment, c’est très marquant», ajoute-t-il en référence aux attaques du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles de New York, aux États-Unis.

«Au personnel de la sécurité civile, cela rappelle Haïti en 2010», poursuit lieutenant Andrea. «La différence ici est que ce n’est pas un tremblement de terre. C’est l’homme qui l’a fait», conclut-il.

Explosion de Beyrouth : le président libanais évoque «la négligence» ou «un missile»

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Explosion de Beyrouth : le président libanais évoque «la négligence» ou «un missile»

BEYROUTH — Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé vendredi que la terrible explosion au port de Beyrouth était due «soit à la négligence, soit à une intervention extérieure», évoquant l’hypothèse «d’un missile».

«Il est possible que cela ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe», a déclaré le chef de l’État lors d’un entretien avec des journalistes retransmis à la télévision, trois jours après la catastrophe qui a fait plus de 150 morts.

C’est la première fois qu’un responsable libanais évoque une piste extérieure dans l’affaire de l’explosion, les autorités affirmant jusqu’à présent qu’elle a été provoquée par un incendie dans un énorme dépôt de nitrate d’ammonium.

Le chef de l’État, âgé de 85 ans, a ajouté avoir «personnellement» demandé jeudi au président français Emmanuel Macron qu’il a reçu au palais présidentiel «de nous fournir des images aériennes pour que nous puissions déterminer s’il y avait des avions dans l’espace [aérien] ou des missiles» au moment de l’explosion mardi.

«Si ces images ne sont pas disponibles chez les Français, on demandera à d’autres pays», a ajouté M. Aoun, violemment critiqué par la population qui dénonce l’incompétence des autorités et la corruption.

Outre le nitrate d’ammonium, une substance explosive, le procureur militaire a évoqué la présence de «matériaux hautement inflammables et des mèches lentes» selon un communiqué.

Beyrouth: le président libanais rejette toute enquête internationale sur l'explosion

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Beyrouth: le président libanais rejette toute enquête internationale sur l'explosion

BEYROUTH — Le président libanais Michel Aoun a rejeté vendredi toute enquête internationale sur la gigantesque explosion au port de Beyrouth, affirmant qu'elle pourrait avoir été causée par la négligence ou par un missile, tandis que les secouristes s'activaient toujours pour retrouver des survivants.

«Il est possible que cela ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe», a déclaré vendredi à la presse M. Aoun, désormais premier dirigeant libanais à évoquer une piste extérieure.

Les autorités affirmaient en choeur jusqu'à présent qu'un incendie dans un dépôt de 2 700 tonnes de nitrate d'ammonium en était à l'origine. Cette substance chimique dangereuse était stockée depuis six ans «sans mesures de précaution», de l'aveu même du premier ministre.

M. Aoun a indiqué avoir été informé de la présence de cette marchandise le 20 juillet et avoir demandé à ce que le Conseil supérieur de Défense fasse le nécessaire.

Après des accusations à son encontre dans les médias et sur les réseaux sociaux, l'influent mouvement du Hezbollah a «nié catégoriquement» posséder un «entrepôt d'armes» dans le port de Beyrouth.

«Ni entrepôt d'armes, ni entrepôt de missiles (...) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate», a martelé le chef de l'organisation chiite Hassan Nasrallah.

Par ailleurs, M. Aoun, à la tête d'un pouvoir conspué par une grande partie de l'opinion publique, a rejeté vendredi les appels à l'ouverture d'une enquête internationale car elle «diluerait la vérité».

Le président français Emmanuel Macron a réclamé une enquête internationale «transparente» lors d'un déplacement jeudi à Beyrouth, tout en appelant les dirigeants libanais à «changer le système».

M. Aoun a d'ailleurs reconnu vendredi qu'il était nécessaire de revoir un régime politique «paralysé» car «basé sur le consensus».

Un quatrième Canadien condamné à mort en Chine pour trafic de drogue

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Un quatrième Canadien condamné à mort en Chine pour trafic de drogue

PÉKIN — Un quatrième Canadien a été condamné à mort en Chine dans une affaire de drogue, sur fond de tensions diplomatiques grandissantes depuis un an et demi entre Ottawa et Pékin, a annoncé vendredi un tribunal.

Ce ressortissant canadien, identifié en mandarin sous le nom de Ye Jianhui, était jugé pour «trafic et production de drogue», a annoncé le Tribunal intermédiaire de Foshan, dans la province du Guangdong (sud).

Ye Jianhui et cinq autres accusés ont été condamnés en même temps, dont un autre inculpé à la peine capitale.

Selon le quotidien de langue anglaise Global Times, les autorités ont saisi 217 kilos de MDMA (ou ecstasy) auprès des six accusés, poursuivis pour des faits remontant à 2015 et 2016.

Jeudi, un tribunal de Canton, la capitale du Guangdong, avait annoncé la condamnation à mort d’un autre ressortissant canadien, Xu Weihong, pour «production» de drogue.

En réaction, le ministre canadien des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, s’était dit «profondément inquiet».

«Nous nous opposerons toujours à la peine de mort», avait rappelé M. Champagne lors d’une interview à la chaîne CBC. «Nous l’avons dit et répété au gouvernement chinois et nous continuerons de le faire».

Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l’arrestation en décembre 2018 à Vancouver — à la demande des Américains — de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei.

Accusée par Washington de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l’Iran, elle est en liberté surveillée au Canada, d’où elle risque une extradition vers les États-Unis.

En janvier 2019, un tribunal chinois a condamné un citoyen canadien, Robert Lloyd Schellenberg, à la peine capitale à l’issue d’un nouveau procès exigé par la justice, après une condamnation à 15 ans de prison en première instance pour trafic de stupéfiants.

Déjà reconnu coupable dans le passé au Canada de trafic de drogue, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être allé en Chine pour y faire du tourisme.

Puis en avril de la même année, un tribunal chinois condamnait à mort pour le même motif un ressortissant canadien identifié sous le nom de Fan Wei.

Juste après l’arrestation de la dirigeante de Huawei, la Chine avait arrêté en décembre 2018 deux Canadiens, toujours en détention : un ex-diplomate et un consultant, accusés d’avoir «menacé la sécurité nationale». Des interpellations que nombre d’experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.

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Coronavirus: nouveau bond des décès aux États-Unis, un million de cas en Afrique

Monde

Coronavirus: nouveau bond des décès aux États-Unis, un million de cas en Afrique

WASHINGTON — Plus de 2000 morts en 24h aux États-Unis, la barre des 50 000 décès dépassée au Mexique et celle du million de cas en Afrique: de nouveaux chiffres mettent en lumière l’alarmante progression de la COVID-19 qui pousse de nombreux pays à durcir leurs mesures sanitaires.

Les États-Unis ont enregistré jeudi 2060 nouveaux décès liés au coronavirus, un sombre bilan journalier qu’ils n’avaient pas atteint depuis trois mois, selon l’université Johns Hopkins. Ce rebond porte à plus de 160 000 le nombre total de morts du nouveau coronavirus dans le pays, de loin le plus touché au monde par la pandémie devant le Brésil.

Les autorités américaines ont toutefois annoncé jeudi la levée de leur recommandation appelant les citoyens américains à éviter tout voyage à l’étranger.

La diplomatie américaine a fait savoir qu’elle traiterait désormais à nouveau au cas par cas chaque pays. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont classés «au niveau 3» (voyage à éviter si possible).

Se démarquant de ses propres experts, plus prudents, le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’un vaccin pourrait être produit avant la présidentielle américaine du 3 novembre.

«Conscience tranquille»

Au Brésil, où le bilan a atteint jeudi 98.493 morts, le président Jair Bolsonaro a affirmé jeudi avoir «la conscience tranquille».

«Avec nos moyens, nous pouvons vraiment dire que nous avons fait tout notre possible, et même l’impossible, pour sauver des vies», a affirmé le chef de l’État, qui depuis le début de l’épidémie s’oppose aux mesures de confinement et de distanciation physique et minimise la gravité de la maladie.

Au Mexique, troisième pays le plus endeuillé au monde, la barre des 50 000 décès a été franchie jeudi alors que les critiques montent concernant la gestion de l’épidémie et de la crise économique par le gouvernement. Et l’Argentine, où la maladie a fait 4251 morts, a recensé pour le troisième jour consécutif un nombre record de nouvelles contagions.

Huit mois après l’apparition de l’épidémie de COVID-19, l’Afrique quant à elle a franchi jeudi la barre du million de cas de nouveau coronavirus, dont plus de la moitié en Afrique du Sud, selon un décompte AFP. La pandémie a fait plus de 21 000 morts sur le continent, qui reste toutefois le moins touché dans le monde.

Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, nombre de pays africains aux systèmes de santé défaillants ne disposant que de capacités de dépistage limitées.

Un million de cas en 4 jours

À l’échelle mondiale, plus de 19 millions de cas ont été déclarés au total, dont un million en quatre jours, et plus de 712.000 personnes sont décédées.

Face à la pandémie qui ne faiblit pas, de nombreux pays ont mis en place de nouvelles mesures de confinement ou de restriction des voyages.

En Grande-Bretagne, les autorités ont annoncé que les voyageurs en provenance de Belgique, d’Andorre ou des Bahamas arrivant en Angleterre et en Écosse seront de nouveau soumis à une quarantaine à partir de samedi, en raison d’une «importante augmentation» des cas de nouveau coronavirus dans ces pays.

La Finlande, un des pays du continent les plus épargnés, a annoncé jeudi qu’elle préparait de nouvelles mesures pour répondre à une accélération de l’épidémie.

«La situation est extrêmement délicate», a déclaré la directrice stratégique du ministère de Santé, Liisa-Maria Voipio-Pulkki, ajoutant qu’une «forme de deuxième phase avait commencé», même s’il était trop tôt pour parler de «seconde vague».

La Norvège a quant à elle annoncé repasser la France en zone rouge du fait de la résurgence des cas de coronavirus, conduisant à une quarantaine obligatoire de dix jours pour tous les voyageurs arrivant de France dans le pays scandinave.

En France, où le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté de plus de 30 % en une semaine, le masque est devenu obligatoire même à l’extérieur dans les zones les plus fréquentées de villes comme Toulouse ou Saint-Tropez, la célèbre station prisée de la jet-set sur la Côte d’Azur. Il en sera prochainement de même à Paris, alors que l’instance scientifique qui guide le gouvernement a jugé «hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou l’hiver».

Une mesure similaire est entrée en vigueur dans le Quartier Rouge d’Amsterdam et dans les quartiers commerçants de Rotterdam.

L’Irlande a pour sa part décidé de repousser la dernière phase de son déconfinement, qui comprend notamment la réouverture de tous les pubs.

Et l’Allemagne vient de classer la province belge d’Anvers zone à risque, avec quarantaine obligatoire pour les voyageurs qui en viennent, sauf présentation d’un test négatif.

En Espagne, la Catalogne a poursuivi une vaste campagne de détection, parfois au porte-à-porte, dans trois villes moyennes afin de tenter de freiner la hausse des contagions.

Washington lève son avertissement aux Américains pour tout voyage à l’étranger

COVID-19

Washington lève son avertissement aux Américains pour tout voyage à l’étranger

WASHINGTON — Les États-Unis ont annoncé jeudi lever leur recommandation appelant les citoyens américains à éviter tout voyage à l’étranger en raison de la pandémie de COVID-19.

La diplomatie américaine a fait savoir dans un communiqué qu’elle traiterait désormais à nouveau au cas par cas chaque pays, pointant une amélioration de la situation sanitaire dans certains d’entre eux.

Gaz lacrymogènes contre des manifestants anti-gouvernementaux à Beyrouth

Monde

Gaz lacrymogènes contre des manifestants anti-gouvernementaux à Beyrouth

BEYROUTH — Les forces de l’ordre libanaises ont utilisé jeudi soir des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de manifestants très remontés après la gigantesque explosion meurtrière dans le port de Beyrouth cette semaine, devenue le symbole de l’incompétence et de la corruption des autorités.

Les manifestants ont vandalisé des magasins et jeté des pierres sur les policiers dans le quartier du parlement, selon l’Agence nationale de l’information. 

Des manifestants ont été blessés lors de la riposte policière, a précisé l’agence officielle. 

Ces incidents surviennent à l’avant-veille d’une grande manifestation anti-gouvernementale, prévue samedi dans ce pays en proie à une crise économique inédite. 

Provoquée mardi par un incendie dans l’entrepôt où étaient stockées depuis six ans 2700 tonnes de nitrate d’ammonium au port de Beyrouth, l’énorme déflagration a fait au moins 149 morts et 5000 blessés, sans oublier les dizaines de disparus et les centaines de milliers de sans-abri. 

Les autorités libanaises affirment que l’entrepôt a explosé après un incendie. Autorités du port, services des douanes et certains services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient entreposées là, mais ils se sont rejeté mutuellement la responsabilité.

Autour du globe, 7 août 2020

Le gouverneur de l’Ohio déclaré positif à la COVID-19 juste avant de rencontrer Trump

COVID-19

Le gouverneur de l’Ohio déclaré positif à la COVID-19 juste avant de rencontrer Trump

COLOMBUS, Ohio — Le gouverneur de l’Ohio, Mike DeWine, a appris qu’il était infecté par la COVID-19 tout juste avant de rencontrer le président Donald Trump, jeudi.

Le bureau du gouverneur républicain a indiqué qu’il avait subi un test de dépistage comme doivent le faire toutes les personnes qui s’apprêtent à rencontrer le président.

Trump estime que ses propos retirés par Facebook et Twitter étaient «parfaits»

Monde

Trump estime que ses propos retirés par Facebook et Twitter étaient «parfaits»

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a dit jeudi que ses propos sur les enfants et la COVID-19, retirés la veille par Facebook et Twitter, étaient «parfaits».

Il a affirmé dans l’émission de radio du conservateur Geraldo Rivera avoir dressé «un constat parfait, un constat sur la jeunesse».

Facebook a retiré mercredi soir pour la première fois une vidéo de la page du président des États-Unis pour avoir «violé le règlement sur la désinformation dangereuse » autour de la pandémie de COVID-19.

La vidéo montrait le milliardaire républicain expliquant lors d’un entretien sur la chaîne Fox News que les enfants étaient «presque totalement» immunisés, de par leur âge, contre le nouveau coronavirus.

Twitter a également momentanément interdit à l’équipe de campagne de Donald Trump de tweeter tant qu’elle ne retirait pas un message contenant la même vidéo.   

Des études ont montré que les jeunes enfants, bien que moins vulnérables que les adultes, peuvent tout de même attraper et transmettre la maladie.  

Le président défend vivement la réouverture des écoles aux États-Unis afin de remettre le pays sur les rails à l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre.  

«Tous les médecins disent la même chose que moi. Enfin, peut-être pas tous, certains diront autre chose», a-t-il dit dans l’émission de radio, accusant une nouvelle fois les réseaux sociaux de vouloir museler les voix conservatrices.

Liban: 16 fonctionnaires du port en détention

Monde

Liban: 16 fonctionnaires du port en détention

BEYROUTH — Au moins 16 fonctionnaires du port de Beyrouth et des autorités douanières ont été placés en détention dans le cadre de l’enquête sur l’explosion meurtrière et dévastatrice mardi d’un entrepôt renfermant des tonnes de nitrate d’ammonium, a annoncé jeudi le procureur militaire.

Il s’agit de «responsables du conseil d’administration du port de Beyrouth et de l’administration des douanes, et des responsables des travaux d’entretien et des [ouvriers] ayant effectué des travaux dans le hangar numéro 12», où étaient stockées les tonnes de nitrate d’ammonium, a précisé le procureur militaire Fadi Akiki dans un communiqué.

«Seize personnes sont détenues dans le cadre de l’enquête», a indiqué le communiqué sans préciser la date de leur arrestation, leur identité ou les accusations à leur encontre. Elles ont été arrêtées mercredi ou jeudi, d’après une source proche du dossier.

L’explosion dans le port de Beyrouth mardi a fait plus de 130 morts et 5000 blessés, et dévasté des quartiers entiers. Elle a à son origine selon les autorités les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis six ans dans un entrepôt «sans mesures de précaution», de l’aveu même du premier ministre Hassan Diab.

Les autorités libanaises affirment que l’entrepôt a explosé après un incendie. Autorités du port, services des douanes et certains services de sécurité étaient tous au courant que des matières chimiques dangereuses étaient entreposées là, mais ils se sont rejetés mutuellement la responsabilité.

En juin 2019, la sûreté de l’État a lancé une enquête sur cette cargaison, après des plaintes répétées sur des odeurs nauséabondes qui émanaient du hangar. Elle avait signalé que l’entrepôt contenait «des matières dangereuses qu’il est nécessaire de déplacer» et indiqué que les parois de l’entrepôt étaient lézardées et recommandé qu’il soit réparé.

La direction du port, qui était au courant du caractère dangereux des produits, a finalement envoyé il y a quelques jours des ouvriers colmater les fissures de l’entrepôt. Ces travaux, selon les sources de sécurité, auraient été à l’origine du drame, selon les autorités.

Par ailleurs, un responsable proche du dossier a assuré à l’AFP que la Banque centrale du Liban avait ordonné un gel des avoirs de sept responsables du port et des douanes, dont le directeur des douanes, Badri Daher.

Il s’exprimait sous couvert de l’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Une source bancaire a confirmé que les banques commerciales avaient reçu la circulaire de la Banque centrale, qui a décidé aussi de la levée du secret bancaire pour tous les comptes ces sept personnes ou même leurs proches.

L’aide internationale commence à arriver au Liban après les explosions meurtrières

Monde

L’aide internationale commence à arriver au Liban après les explosions meurtrières

BEYROUTH — L’aide internationale a commencé à arriver mercredi au Liban, au lendemain de deux gigantesques explosions ayant fait plus de 100 morts et des milliers de blessés.

D’après les autorités, quelque 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, stockées «sans mesures de précaution» dans le port de Beyrouth, sont à l’origine des déflagrations.

Mardi soir, quelques heures après le drame, le premier ministre libanais Hassan Diab avait lancé un «appel urgent à tous les pays amis et aux pays frères».

La Banque Mondiale s’est dite prête à mobiliser ses ressources pour aider le Liban.

L’organisation, qui venait de prêter 120 millions $US au Liban en avril pour soutenir le secteur de la santé, a assuré qu’elle allait «déployer son expertise pour entreprendre une évaluation rapide des dommages et des besoins et pour élaborer un plan de reconstruction […]», selon un communiqué publié mercredi.

Le Koweït a fait état mercredi de l’arrivée au Liban d’un avion contenant de «l’aide médicale», alors que les hôpitaux, déjà éreintés par la crise économique et la pandémie de nouveau coronavirus, ont été submergés par les victimes.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lui annoncé ouvrir un hôpital de campagne dans la capitale libanaise.

Le président français Emmanuel Macron avait dit la veille sur Twitter qu’un détachement de la sécurité civile et «plusieurs tonnes de matériel sanitaire» seraient envoyés au Liban.

La France, ancienne puissance mandataire, a ainsi acheminé mercredi de l’aide par trois avions. Le président français Emmanuel Macron sera jeudi le premier chef d’État étranger à se rendre à Beyrouth depuis la catastrophe.

Un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Michael Ryan a affirmé que l’institution onusienne avait «commencé à expédier des kits de traumatologie et de chirurgie depuis l’entrepôt régional de Dubaï».

«Nous avons également des équipes médicales d’urgence prêtes à se déployer», a-t-il ajouté.

Des pays du Golfe, dont certains ont des relations diplomatiques et économiques étroites avec le Liban, ont aussi offert leur aide.

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a lui fait état de l’envoi de plusieurs hôpitaux de campagne.

Pyramides et tour illuminées

Aux Émirats arabes unis, la célèbre tour Burj Khalifa de Dubaï, la plus haute du monde, s’est illuminée aux couleurs du drapeau libanais, en signe de solidarité, tout comme les célèbres pyramides de Guizeh, en Égypte.

L’Iran, très influent au Liban, a offert une «aide médicale» par la voix de son président Hassan Rohani, selon un communiqué.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis «une aide humanitaire dans tous les domaines, en particulier dans le domaine de la santé».

Le Croissant Rouge turc doit envoyer mercredi une équipe d’aide humanitaire ainsi que des fournitures médicales d’urgence.

Le roi de Jordanie Abdallah II a ordonné mercredi la préparation d’un hôpital militaire de campagne à envoyer au Liban.

L’Algérie a annoncé l’envoi de quatre avions et d’un bateau chargés d’aide humanitaire, avec des équipes médicales, des pompiers, des vivres et des matériaux de construction.

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L’Europe multiplie les mesures pour contrer une reprise de l’épidémie

COVID-19

L’Europe multiplie les mesures pour contrer une reprise de l’épidémie

PARIS — Usage obligatoire du masque, confinement, quarantaine... L’Europe multiplie les mesures ciblées sur des villes ou des zones à risque face à la menace d’une reprise incontrôlée de l’épidémie de COVID-19, qui a franchi mercredi la barre des 700 000 morts dans le monde.

En France, le masque est ainsi devenu obligatoire même à l’extérieur dans les zones les plus fréquentées de Toulouse (Sud-Ouest), Tours (centre) et Blois (centre). Il en sera prochainement de même à Paris et dans d’autres villes.

Une mesure similaire est entrée en vigueur mercredi dans le célèbre Quartier Rouge d’Amsterdam et dans les quartiers commerçants de Rotterdam. Mais de nombreux passants n’étaient pas masqués, les policiers se contentant pour l’instant d’avertissements.

«Malheureusement, cela correspond un peu à la culture de la ville», a dit à l’AFP un habitant du Quartier Rouge, qui a demandé à ne pas être identifié. «Ici, tout est possible et rien n’est jamais vraiment imposé».

En Tunisie, le port du masque est désormais obligatoire dans tous les espaces publics.

En Écosse, les habitants d’Aberdeen vont connaître à nouveau les affres du confinement, avec notamment limitation des déplacements à huit kilomètres du domicile et la fermeture des pubs et restaurants à 17 h.

L’Allemagne a classé mercredi la province belge d’Anvers, particulièrement touchée par la COVID-19, comme zone à risque, impliquant une quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs qui en viennent, à moins de présenter un test négatif.

Au total, 701 112 décès sur 18 572 720 cas déclarés ont été recensés dans le monde depuis la découverte de la pandémie en Chine en décembre, selon un comptage de l’AFP mercredi. L’Europe reste la région la plus touchée avec 211 603 morts.

Le nombre de morts de la COVID-19 a doublé depuis le 26 mai et 100 000 décès supplémentaires ont été détectés depuis un peu moins de trois semaines.

La nervosité semble gagner le gouvernement français alors que l’instance scientifique qui le guide juge «hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou l’hiver».

«Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé comme en Espagne par exemple», a mis en garde le Conseil scientifique mardi.

Le gouvernement irlandais a pour sa part décidé de repousser la dernière phase de son déconfinement, qui comprend notamment la réouverture de tous les pubs. L’Irlande a également décidé de rendre obligatoire le port du masque dans les magasins et centres commerciaux à partir du 10 août.

New York de son côté va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s’assurer que les voyageurs en provenance d’États américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les États-Unis ont enregistré mardi 1302 nouveaux décès liés à la COVID-19 en 24 heures, selon le dernier comptage de l’université Johns Hopkins. Le total s’établit désormais à 156 830 morts.

Suppressions d’emplois

Le Brésil, deuxième pays le plus touché, compte près de 96 000 morts. Mercredi, le cacique Aritana Yawalapiti, l’un des principaux chefs indigènes du pays, est mort de la COVID-19 à 70 ans. Souffrant d’hypertension, il avait été admis dans une unité de soins intensifs il y a deux semaines.

Aux Philippines, plus de 27 millions de personnes à Manille et dans quatre provinces voisines, soit environ le quart de la population de l’archipel, ont été reconfinées mardi avec à peine 24 heures de préavis.

Le virus continue par ailleurs de bouleverser l’économie mondiale et de semer le chaos dans les bilans et projets des entreprises.

La compagnie aérienne Virgin Australia, victime comme beaucoup d’autres de l’effondrement du secteur du voyage, a annoncé mercredi qu’elle allait fermer l’une de ses filiales et supprimer 3000 postes.

À l’aéroport de Copenhague, ce sont 650 emplois qui vont disparaître, soit le quart du personnel du plus grand aéroport de Scandinavie.

Quant au géant américain Disney, dont les activités dans les parcs d’attractions, des croisières, de l’événementiel ont plongé de 85 % au deuxième trimestre, il a décidé de mettre l’accent sur le streaming direct de contenus aux consommateurs. Ce sera notamment le cas de son très attendu blockbuster «Mulan».

L’OMS s’inquiète des «grandes foules»

L’Organisation mondiale de la Santé a insisté mardi sur la nécessité de respecter les protocoles et réglementations en vigueur dans le développement d’un futur vaccin, alors que la Russie a promis des «millions» de vaccins dès début 2021.

L’OMS a également jugé mercredi «irréaliste» la tenue d’événements sportifs rassemblant de grandes foules dans des pays souffrant de transmission locale du virus.

Le directeur des urgences sanitaires de l’OMS, Michael Ryan, a déclaré qu’il pourrait être «désastreux» dans de telles circonstances de permettre le retour de matches attirant des dizaines de milliers de personnes.

Facebook retire une vidéo de Trump jugée mensongère sur la pandémie

COVID-19

Facebook retire une vidéo de Trump jugée mensongère sur la pandémie

SAN FRANCISCO — Facebook, sous pression de la droite comme de la gauche sur sa politique de modération des contenus, a durci le ton avec Donald Trump : le réseau social a retiré mercredi de la page du président une vidéo qui enfreignait ses règles sur la désinformation autour de la pandémie de COVID-19.

Le clip montrait le milliardaire républicain expliquer dans un entretien à la chaîne Fox News que les enfants étaient «presque totalement» immunisés, de par leur âge, contre le nouveau coronavirus.

«Cette vidéo inclut des fausses affirmations selon lesquelles un certain groupe de personnes n’est pas susceptible d’attraper la COVID-19, ce qui enfreint notre règlement sur la désinformation dangereuse autour de la maladie», a justifié un porte-parole de la plateforme, joint par l’AFP.

C’est la première fois que Facebook censure directement Donald Trump.

En juillet, la plateforme avait ajouté une note d’information à un post du président accusant le vote par correspondance de favoriser la corruption.

En juin, elle avait retiré des publicités de l’équipe de campagne du président comportant des symboles nazis.

Autant de décisions qui risquent de relancer les velléités du président et de son parti de prendre des mesures de rétorsion contre les réseaux sociaux, que les républicains accusent d’être biaisés en faveur de l’opposition.

Les élus démocrates et la société civile considèrent eux que Facebook tolère trop de propos mensongers ou diffamants du locataire de la Maison-Blanche.

Modération sous tension

Le géant des réseaux sociaux a promis d’être intraitable sur certains sujets, comme la désinformation liée à la pandémie ou le déroulement démocratique des élections.

Mais il a acquis une réputation de laxisme vis-à-vis des contenus politiques, car il exempte les propos des élus et candidats de son programme de vérification des faits et autorise les publicités politiques, au nom de la liberté d’expression, contrairement à Twitter.

Fin mai, une décision de Facebook a mis le feu aux poudres, quand son patron Mark Zuckerberg a refusé de censurer des propos de Donald Trump largement interprétés comme une incitation à la violence contre les manifestants antiracisme.

Twitter, de son côté, avait épinglé le tweet du président.

Furieux, celui-ci avait signé un décret menaçant de changer une loi qui assure aux plateformes numériques une grande liberté en matière de modération des contenus.

Son camp s’est rallié autour de lui.

Lors d’une audition la semaine dernière de Google, Apple, Facebook et Amazon devant une commission parlementaire sur le respect du droit à la concurrence, les élus conservateurs se sont ainsi principalement concentrés sur ces questions.

«Les Big Tech ont ouvert la chasse aux conservateurs, c’est un fait», a lancé Jim Jordan, proche allié de Donald Trump, affirmant que les plateformes faisaient tout pour réduire les républicains au silence.

La pression ne diminue pas à gauche non plus.

Facebook fait l’objet d’un vaste boycott publicitaire de la part d’associations et d’entreprises qui exigent une modération plus sévère des contenus incitant à la haine.

Innocence et immunité

Mercredi après-midi, lors d’une conférence de presse, le locataire de la Maison-Blanche a réitéré son opinion sur le système immunitaire des enfants face à la COVID-19.

«Les enfants gèrent très bien le virus chinois. Ils peuvent l’attraper, mais l’impact sur eux est faible si vous regardez les chiffres en termes de mortalité. Les jeunes enfants ont un système immunitaire très très fort», a-t-il insisté.

Aux États-Unis, le débat fait rage sur la réouverture des écoles, recommandée par les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), et vivement défendue par Donald Trump.

Mais le pays peine toujours à faire face à la pandémie et certains districts scolaires veulent continuer les cours à distance.

Les jeunes enfants représentent une proportion ultra minoritaire des hospitalisations pour la COVID-19 et les décès ont été très rares jusqu’à présent.

Des études ont néanmoins montré que même s’ils sont moins vulnérables que les adultes, ils peuvent attraper et transmettre la maladie.

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TWITTER INTERDIT MOMENTANÉMENT À L'ÉQUIPE DE CAMPAGNE DE TRUMP DE TWEETER

SAN FRANCISCO — Twitter a interdit mercredi au compte de campagne de Donald Trump (@TeamTrump) de continuer à tweeter tant qu’il ne retire pas une vidéo où le président assure que les enfants ne sont quasiment pas susceptibles d’attraper le nouveau coronavirus.

«Le tweet enfreint les règles de Twitter sur la désinformation autour de la COVID-19. Le propriétaire du compte doit retirer le tweet avant de pouvoir tweeter à nouveau», a expliqué un porte-parole du groupe californien.

Le compte @TeamTrump semblait s’être conformé à la demande du réseau social, car il était toujours actif mercredi soir et la vidéo était introuvable.

Le clip en question montrait le président américain expliquant lors d’un entretien sur la chaîne Fox News que les enfants étaient «presque totalement» immunisés, de par leur âge, contre le virus.

Facebook a de son côté retiré la vidéo de la page du chef de l’État, car elle «inclut des fausses affirmations selon lesquelles un certain groupe de personnes n’est pas susceptible d’attraper la COVID-19, ce qui enfreint notre règlement sur la désinformation dangereuse autour de la maladie», a justifié la plateforme.

«Le président énonçait juste un fait : les enfants sont moins susceptibles que les adultes d’attraper le coronavirus», a réagi Courtney Parella, une porte-parole de la campagne de Donald Trump.

«Voici encore la preuve que la Silicon Valley est biaisée contre le président. Les règles ne sont appliquées que dans un sens. Les réseaux sociaux ne sont pas les arbitres de la vérité», a-t-elle poursuivi.

Les républicains reprochent régulièrement à Facebook, Twitter et YouTube (Google) de les censurer et de soutenir le camp opposé, alors qu’ils sont très actifs pour faire campagne sur les réseaux.

Donald Trump compte plus de 80 millions d’abonnés sur Twitter, par exemple.

Les démocrates, de leur côté, estiment que Facebook ne modère pas les contenus de façon suffisamment stricte, notamment ceux liés à la désinformation et à l’incitation à la haine. Agence France-Presse

Trump et Biden privés du coup d’envoi en fanfare de leurs campagnes

COVID-19

Trump et Biden privés du coup d’envoi en fanfare de leurs campagnes

WASHINGTON — La pandémie a porté mercredi un nouveau coup à la campagne présidentielle aux États-Unis : Joe Biden a renoncé à se rendre en personne à la convention démocrate, tandis que Donald Trump envisage d’endosser les couleurs républicaines depuis la Maison-Blanche.

Traditionnellement, les conventions démocrate et républicaine donnent le coup d’envoi en grande pompe de la campagne. Les délégués des partis y désignent officiellement leur candidat qui, dans des discours hyper médiatisés, acceptent ce rôle et déroulent les grandes lignes de leurs programmes.

À mesure que le nouveau coronavirus progressait dans le pays, qui déplore plus de 155 000 morts, leur ampleur avait été revue à la baisse. Mercredi, «face à l’aggravation de la pandémie», les organisateurs de la convention démocrate, prévue du 17 au 20 août à Milwaukee, dans le Wisconsin, ont encore diminué la voilure.

«Les intervenants de la convention, y compris le vice-président Biden, ne se rendront pas à Milwaukee afin de protéger la santé publique», ont-ils écrit dans un communiqué. L’ancien numéro 2 de Barack Obama, âgé de 77 ans, prononcera son discours de nomination depuis l’État du Delaware, où il vit.

Première historique, cette décision rend donc la convention entièrement virtuelle.

De son côté, Donald Trump, qui avait déjà dû annuler la convention de Jackson en Floride, a annoncé qu’il envisageait de prononcer son discours de nomination depuis le siège du pouvoir à Washington.

«Superbe, pas cher»

«Ce serait le plus facile», «c’est un cadre superbe», «c’est de loin l’option la moins chère» : dans un entretien avec la chaîne Fox, il a dressé la liste des avantages de la Maison-Blanche, tout en précisant que sa décision n’était pas prise.

«Si pour une quelconque raison, quelqu’un a un problème avec ça, je pourrais aller ailleurs», a déclaré Donald Trump, visiblement conscient que son choix pourrait faire grincer des dents.

Aux États-Unis, les présidents qui briguent un second mandat doivent distinguer leurs activités officielles, financées sur les deniers de l’État, de leurs activités de candidat. Prononcer le discours d’investiture depuis la Maison-Blanche risque de brouiller cette ligne.

Mais la pandémie, qui rend impossible tout grand rassemblement, prive Donald Trump de l’une de ses grandes forces : sa capacité à galvaniser sa base électorale lors de meeting électriques où, libéré du carcan de sa fonction, il peut délivrer ses coups sans retenue.

À la traîne dans les sondages, il est donc tenté d’utiliser la plate-forme présidentielle pour inverser la tendance. Après y avoir renoncé pendant plusieurs semaines, il vient ainsi de renouer avec les points-presse quotidiens sur le virus, qu’il utilise pour défendre son bilan et égratigner son rival.

Oracle

Coincé à Washington, il multiplie aussi les longues interviews pour dire tout le mal qu’il pense de Joe Biden, accusé d’être devenu un radical sous l’influence de l’aile gauche du parti démocrate. «Joe a été entraîné à gauche toute», a-t-il encore assuré sur Fox News mercredi.

Au détour de la conversation, il a reconnu que la réélection s’avérait plus compliquée que prévu. «Ça aurait dû être une balade au parc», a-t-il glissé tout en assurant disposer de sondages confidentiels positifs. «On s’en tire bien», a-t-il assuré.

Mais un professeur d’histoire, considéré comme un oracle à Washington pour avoir prédit correctement tous les résultats des élections présidentielles depuis 1984 y compris la victoire surprise de Donald Trump en 2016, a refroidi ses espoirs mercredi.

Allan Lichtman a détaillé dans les pages du New York Times ses «13 clés pour remporter la Maison-Blanche» et misé sur l’élection de Joe Biden le 3 novembre.

«Ce sont les Américains qui décideront, pas des universitaires ou des professeurs», a rétorqué le porte-parole de la campagne de Donald Trump, Tim Murtaugh sur CNBC, en notant opportunément : «cette élection ne ressemble à aucune autre».

Washington défie Pékin en envoyant à Taïwan un membre du gouvernement 

Monde

Washington défie Pékin en envoyant à Taïwan un membre du gouvernement 

TAIPEI — Les États-Unis enverront prochainement à Taïwan leur délégation la plus éminente depuis qu’ils ont cessé en 1979 de reconnaître diplomatiquement l’île, une annonce qui a provoqué mercredi sans coup férir la colère de Pékin.

En pleine période de dégradation quasi quotidienne des liens entre la Chine et les États-Unis, Pékin a accusé Washington de «gravement mettre en danger les relations sino-américaines ainsi que la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan», qui sépare les deux États rivaux.

La représentation américaine à Taïwan a confirmé que le secrétaire américain à la Santé, Alex Azar, prendrait la tête de la délégation qui se rendra sur l’île à une date qui n’a pas été précisée.

«Taïwan est un modèle de transparence, de coopération et de collaboration avec la communauté internationale», a déclaré mercredi M. Azar sur la chaîne américaine d’informations en continu Fox News, saluant la gestion «incroyable» par Taipei de l’épidémie de COVID-19.

«Ceci marque […] la première visite d’un membre du gouvernement en six ans», a déclaré l’Institut américain de Taïwan, ajoutant qu’aucun ministre d’un tel rang ne s’y était rendu «depuis 1979».

C’est cette année-là que les États-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques avec Taipei, capitale de l’île, afin de reconnaître le gouvernement communiste basé à Pékin comme le seul représentant de la Chine.

Ils restent toutefois, avec une certaine ambiguïté, l’allié le plus puissant du territoire insulaire et son principal fournisseur d’armes.

Taïwan a confirmé la prochaine visite, précisant que M. Azar rencontrerait à cette occasion la présidente Tsai Ing-wen, bête noire de Pékin qui l’accuse de rechercher l’indépendance formelle de l’île de 23 millions d’habitants.

«Valeurs communes»

La visite «et un nouveau témoignage du partenariat fort entre Taïwan et les États-Unis qui est fondé sur notre amitié ancienne et des valeurs communes», a déclaré la présidente sur Twitter.

En dépit des liens bilatéraux, les États-Unis étaient traditionnellement prudents dans la nature de leurs contacts officiels avec Taipei.

Cela a changé avec Donald Trump, qui s’est rapproché de Taïwan à mesure que les relations se dégradaient avec Pékin sur nombre de sujets.

Les succès de l’île contre la COVID-19 et son affirmation comme l’une des démocraties les plus progressistes d’Asie lui ont aussi valu un large soutien sur l’échiquier politique américain.

Peu après son élection, Donald Trump était devenu le premier président américain à s’entretenir avec un homologue taïwanais depuis 1979, quand Mme Tsai l’avait appelé pour le féliciter.

L’administration Trump a multiplié les ventes de matériel militaire sophistiqué à l’île, y compris celle, l’été dernier, de chasseurs.

La dernière visite à Taïwan d’un membre du gouvernement américain avait été celle en 2014 du patron de l’Agence de protection de l’environnement. La précédente remontait à 2000, quand le secrétaire aux Transports de Bill Clinton s’était rendu sur l’île.

«Modèle de transparence»

Dans leurs communiqués, Washington et Taipei présentent la visite de M. Azar comme liée à la pandémie, alors que Pékin a obtenu d’exclure Taïwan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

En dépit de sa proximité géographique et commerciale avec la Chine continentale d’où est partie l’épidémie, Taïwan a enregistré moins de 500 cas de coronavirus et seulement sept décès.

«Taïwan a été un modèle de transparence et de coopération en matière de santé pendant la pandémie de COVID-19, et bien avant cela», a déclaré M. Azar.

Mais l’épidémie ne constitue en aucun cas une exception aux yeux de Pékin.

«La Chine s’oppose fermement aux échanges officiels entre les États-Unis et Taïwan», a rappelé devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, précisant que Pékin avait émis une protestation auprès de l’administration Trump.

La République populaire de Chine considère Taïwan comme une de ses provinces. L’île est dirigée par un régime rival qui s’y était réfugié après la prise du pouvoir des communistes sur le continent en 1949, à l’issue de la guerre civile chinoise.

Taïwan n’est pas reconnu comme un État indépendant par l’ONU. Et Pékin menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d’indépendance à Taipei ou d’intervention extérieure — notamment de Washington.

La visite «se justifie au regard de la performance exemplaire de Taïwan contre la COVID-19 et de l’exclusion de Taïwan de l’OMS sous pression chinoise», a déclaré à l’AFP Bonnie Glaser, du Centre pour les études stratégiques et internationales à Washington.

Washington offre 10 millions $US pour l’arrestation d’acteurs interférant dans les élections

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Washington offre 10 millions $US pour l’arrestation d’acteurs interférant dans les élections

WASHINGTON — Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a annoncé mercredi que les États-Unis accorderaient une récompense de 10 millions $US pour l’arrestation de tout acteur étranger interférant dans les élections de novembre.

Les États-Unis «offrent une récompense pouvant aller jusqu’à 10 millions $US pour une information permettant d’identifier ou de localiser toute personne qui, agissant selon les ordres ou sous le contrôle d’un gouvernement étranger, interfère dans les élections américaines», a déclaré le secrétaire d’État américain au cours d’une conférence de presse.

Les États-Unis encouragent toute personne disposant d’informations sur des ingérences étrangères dans les élections américaines, «par le biais de certaines cyberactivités illégales», à contacter le gouvernement américain ou l’ambassade des États-Unis la plus proche, a précisé le département d’État dans un communiqué.

Le programme de récompenses financières pour l’arrestation de personnes recherchées par la justice américaine est géré par le département d’État. Depuis sa création en 1984, plus de 150 millions de dollars ont ainsi été versés à une centaine de personnes dans le monde, souligne le communiqué.

Les dirigeants démocrates au Congrès américain se sont déclarés le mois dernier très «préoccupés» par une campagne de désinformation orchestrée depuis l’étranger, qui vise selon eux à peser sur la présidentielle du 3 novembre.

Les services de renseignement américains accusent tous la Russie de s’être ingérée dans l’élection présidentielle de 2016, notamment à l’aide de pirates informatiques et de campagnes massives sur les réseaux sociaux, pour favoriser la candidature de Donald Trump et gêner sa rivale démocrate Hillary Clinton, ce que Moscou a toujours fermement démenti.

En février, des responsables du renseignement ont mentionné de nouvelles interférences russes dans la campagne 2020, toujours destinées à favoriser Donald Trump, lors d’un briefing au Congrès censé rester confidentiel, mais qui avait fuité dans les médias.

Explosions à Beyrouth : Trump admet qu’il a pu s’agir d’un «accident»

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Explosions à Beyrouth : Trump admet qu’il a pu s’agir d’un «accident»

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a admis mercredi que les gigantesques explosions qui ont ravagé Beyrouth avaient pu être causées par un «accident», sans toutefois revenir sur ses propos polémiques de la veille, quand il avait affirmé qu’elles ressemblaient à un «terrible attentat».

«Je peux vous dire que quoi qu’il soit arrivé, c’est terrible, mais ils ne savent pas vraiment ce que c’est. Personne ne sait encore», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

«J’ai entendu les deux choses. J’ai entendu accident. J’ai entendu, vous savez, explosifs. Évidemment, cela a dû être un type d’explosifs, mais que ce soit une bombe intentionnellement déclenchée ou pas, cela a fini par être une bombe», a déclaré le président des États-Unis.

Quelqu’un «a laissé de terribles engins explosifs et des choses traîner, peut-être. Peut-être que c’était ça. Peut-être que c’était un attentat. Je ne pense pas que quiconque puisse le dire en ce moment», a-t-il ajouté.

«Nous sommes solidaires avec ce pays», a encore dit Donald Trump. «Nous avons une très bonne relation avec ce pays, mais c’est un pays plongé en pleine crise et dans de nombreux problèmes».

Le milliardaire républicain avait dit mardi que les explosions «ressemblaient à un terrible attentat».

«J’ai rencontré nos généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe», avait-il expliqué.

Le chef du Pentagone Mark Esper a lui évoqué mercredi la thèse d’un accident.

«Je m’informe sur ce qui s’est passé», a indiqué le ministre américain de la Défense lors d’un forum en ligne. «La plupart des gens pensent que c’est un accident, comme cela a été rapporté».

M. Esper a précisé que Washington se «positionnait» pour accorder une aide humanitaire au Liban.

Le chef de la diplomatie Mike Pompeo a fait savoir qu’il avait offert l’aide des États-Unis lors d’un entretien téléphonique mercredi avec le premier ministre libanais Hassan Diab.

Le secrétaire d’État américain a exprimé l’«engagement résolu» de Washington «à aider le peuple libanais qui est confronté aux conséquences de cet événement terrifiant», a indiqué le département d’État dans un communiqué.

Ce dernier ne mentionne pas les causes de la catastrophe, n’évoquant qu’une «terrible explosion».

Les autorités libanaises ont déclaré que les déflagrations, qui ont fait plus de 100 morts et 4000 blessés, étaient dues à l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. L’ammonium entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs.