Monde

Trump optimiste dans les négociations commerciales avec la Chine

WASHINGTON — Donald Trump a fait montre d’optimisme vendredi sur un accord pour régler le conflit commercial avec la Chine et annoncé une rencontre prochaine en Floride avec son homologue chinois pour régler les points les plus épineux.

En attendant le Sommet avec Xi Jinping dans la résidence privée du président américain à Mar-a-Lago «probablement en mars», Chinois et Américains, qui négocient depuis mardi dans la capitale américaine, ont décidé de prolonger leurs discussions de deux jours jusqu’à dimanche.

Dans le Bureau Ovale, en présence de Liu He, vice-premier ministre et principal négociateur de Pékin, M. Trump a évoqué «de très bonnes discussions avec la Chine» et jugé qu’il y avait de «très bonnes chances de parvenir à un accord» pour mettre fin au conflit commercial qu’il a déclenché à coup de tarifs douaniers pour forcer la Chine à s’asseoir à la table des négociations.

Liu He a renchéri en promettant que «du côté chinois nous ferons tout notre possible» pour arriver à une résolution.

M. Trump n’a pas donné de détails concrets sur les points d’accord ou d’achoppement entre les deux parties.

Progrès 

Le président américain a simplement affirmé qu’un accord avait été conclu «sur la monnaie» sans donner d’autres détails, mais les autorités américaines se plaignent de longue date du niveau du renminbi, qui selon eux donne un avantage aux exportations chinoises.

Le négociateur en chef américain, Robert Lighthizer a affirmé pour sa part que «d’importants progrès» avaient été réalisés sur l’épineuse question des transferts forcés de technologie pour les entreprises américaines travaillant en Chine.

Outre le transfert de technologie, les États-Unis reprochent à la Chine d’autres pratiques commerciales «déloyales» et réclament des réformes structurelles pour y mettre fin.

M. Trump veut aussi une réduction drastique de l’énorme déficit commercial de plus de 330 milliards de dollars avec la Chine.

Washington réclame aussi le respect des droits de propriété intellectuelle, la fin du piratage informatique et la levée de barrières non tarifaires, par exemple les subventions publiques.

Il reste une semaine avant l’expiration de la date butoir du 1er mars et la mise en oeuvre par Washington de nouveaux tarifs douaniers de 25% sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés, actuellement taxés à 10%.

Mais M. Trump a une nouvelle fois laissé entendre qu’il pourrait néanmoins accorder un délai supplémentaire aux négociateurs.

Impact économique 

Selon les experts, si la Chine peut s’engager facilement à acheter plus de produits américains, il est plus difficile pour Pékin de procéder aux autres réformes réclamées par les États-Unis, qui exigent aussi un véritable mécanisme de contrôle de l’application d’un éventuel accord.

Selon un tweet du ministre américain de l’Agriculture, Sonny Perdue, les Chinois se sont engagés dans le Bureau ovale à acheter 10 millions de tonnes de soja supplémentaire. Il veut y voir «un geste de bonne volonté» des négociateurs chinois.

Les marchés boursiers et les milieux d’affaires ne sont pas les seuls à suivre les négociations de très près.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde --dont l’institution a souligné à de nombreuses reprises l’effet délétère de la guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales-- surveille également les discussions comme le lait sur le feu.

«Je croise les doigts tous les matins et mes doigts de pieds tous les soirs parce que j’espère que cela va se terminer par un moyen de réparer la mécanique et non de la détruire, parce que je suis convaincue que le système a besoin d’être réparé», a-t-elle déclaré à l’émission de radio publique américaine Marketplace.

Elle a souhaité qu’il sorte de ces discussions «un cadre dans lequel les subventions sont bien définies, la notion d’entreprise publique est bien définie, où la propriété intellectuelle est protégée». «Alors il s’agira vraiment d’un progrès», a-t-elle ajouté.

La Banque centrale américaine a averti vendredi qu’une «intensification des tensions commerciales» constituait un risque pour l’économie américaine et mondiale.

Monde

Les parents de la «maison de l’horreur» avouent les tortures sur leurs enfants

LOS ANGELES — Séquestrés, maltraités, affamés et enchaînés à leur lit à la moindre désobéissance: les parents de la «maison de l’horreur» ont reconnu vendredi devant un tribunal californien avoir infligé durant des années des actes de torture à douze de leurs treize enfants, des faits pour lesquels ils risquent la prison à vie.

Au total, David Turpin, 57 ans, et son épouse Louise, 50 ans, doivent répondre au total de près d’une centaine d’actes criminels.

«C’est l’un des pires cas de maltraitance sur des enfants que j’ai vus dans ma carrière», a lancé lors d’une conférence de presse le procureur du comté de Riverside, en Californie, Michael Hestrin.

Le couple Turpin a plaidé «coupable» vendredi de 14 chefs d’accusation commis depuis l’arrivée de la famille en Californie en 2010, parmi lesquels torture, violences sur un adulte vulnérable, mise en danger d’enfants et séquestration. Selon les enquêteurs, ces maltraitances avaient commencé bien avant, lorsqu’ils vivaient encore près de Fort Worth, au Texas.

Les parents bourreaux risquent la prison à perpétuité, avec une peine de sûreté d’au moins 25 ans. Ils seront fixés sur leur sort lors d’une audience devant un juge de Riverside, prévue le 19 avril.

Cette procédure de plaider coupable évitera aux enfants Turpin, âgés aujourd’hui de 3 à 30 ans, d’avoir à témoigner lors d’un procès, a relevé le procureur Hestrin, soulignant qu’ils étaient tous soulagés d’échapper à une confrontation pénible avec leurs tortionnaires.

«Nous avons décidé que les victimes avaient subi suffisamment de tortures et de mauvais traitements», a-t-il lancé.

C’est l’une des filles, âgée de 17 ans à l’époque, qui avait donné l’alerte en janvier 2018 après avoir trompé la surveillance de ses geôliers en fuyant par une fenêtre de leur maison de Perris, une petite ville située à une centaine de kilomètres à l’est de Los Angeles.

Apparence paisible, quotidien sordide

L’adolescente avait alors pu appeler les secours, expliquant à l’opérateur que ses deux soeurs cadettes étaient «enchaînées à leur lit», si étroitement que leurs corps étaient marqués par les contusions, d’après les témoignages.

«Ils nous enchaînent si on fait des choses qu’on n’est pas censés faire (...) Parfois mes soeurs se réveillent et commencent à pleurer» à cause de la douleur, avait ajouté la jeune fille dans un enregistrement diffusé durant une audience.

L’adolescente avait planifié son évasion deux ans durant, parvenant notamment à s’emparer d’un vieux téléphone portable pour prendre des photos de ses deux soeurs enchaînées, afin de servir de preuve.

À leur arrivée dans ce que les médias américains ont surnommé «la maison de l’horreur», les policiers avaient effectivement retrouvé certains des enfants Turpin enchaînés à leur lit. Tous, sauf la plus jeune, étaient dans des conditions d’extrême saleté et de malnutrition sévère.

De l’extérieur, l’habitation présentait l’apparence paisible d’une maison typique des banlieues californiennes. Les parents avaient déclaré pratiquer l’enseignement à domicile, une pratique courante aux États-Unis, et enregistré leur maison comme établissement scolaire.

Mais l’intérieur du domicile était sordide et l’air irrespirable, lourd de relents de crasse et d’excréments. Selon les enquêteurs, les enfants punis restaient attachés même s’ils avaient besoin de se rendre aux toilettes...

Ils n’avaient droit qu’à un bain par an, et «si les enfants étaient vus se lavant les mains plus haut que les poignets, ils étaient accusés de jouer avec l’eau et enchaînés», avait précisé le procureur à l’époque de cette découverte qui avait glacé d’effroi l’Amérique.

Lorsqu’elles n’étaient pas enchaînées, les victimes étaient entravées dans différentes chambres et n’étaient pas autorisées à jouer.

Les enfants, dont plusieurs souffrent de lésions et déficiences liées aux privations, étaient censés dormir 20 heures par jour selon le programme de leurs parents, qui les réveillaient tout de même au beau milieu de la nuit pour leur «repas»: des sandwichs au beurre de cacahuètes, des chips et des burritos.

Les enfants ont été confiés aux services sociaux du comté de Riverside. «Ils sont pleins de vie et ont un grand sourire», a assuré le procureur Michael Hestrin, touché par leur «optimisme» et leur «soif de vivre».

Monde

Venezuela: les hôpitaux et les malades piégés par la pénurie de médicaments

CARACAS — Ils souffrent d’une grippe ou d’un cancer et le temps joue contre eux: au Venezuela, où le manque de médicaments couplé à l’hyperinflation peut se révéler une potion mortelle, les malades vivent avec anxiété la polémique autour de l’entrée de l’aide humanitaire.

Dans les hôpitaux publics, 90 % des produits médicaux nécessaires font défaut et presque tous les laboratoires publics ont fermé, selon une enquête nationale menée par l’ONG Médecins pour la santé conjointement avec le Parlement, unique institution contrôlée par l’opposition. Aucun chiffre officiel n’a été divulgué par le gouvernement depuis trois ans.

L’opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a promis que l’aide humanitaire stockée depuis une dizaine de jours à la frontière avec la Colombie entrerait coûte que coûte dans le pays, malgré le refus du président Nicolas Maduro qui y voit les prémices d’une intervention militaire américaine.

Yacqueline Plaza, une infirmière de 53 ans, espère que l’aide va devenir «réalité». Mauricio Guitérrez, malade du sida depuis 27 ans, exige qu’elle ne soit pas utilisée à des fins de «prosélytisme politique».

La fille de Susana Alvarez aimait les papillons, c’est pour cela qu’elle s’en est fait tatouer un sur l’épaule après le décès de la fillette en 2016, à l’âge de cinq ans.

Atteinte d’une tumeur au cerveau, elle a été traitée par chimiothérapie, mais a rechuté. En raison du manque de matériel à l’hôpital pour enfant J.M de los Rios, à Caracas, il n’a pas été possible de lui faire une biopsie.

Étagères vides

Grâce à ses économies et à des dons, la famille a eu recours à une clinique privée. Mais le résultat, qui a révélé un lymphome, est arrivé 50 jours plus tard, «lorsque nous revenions du cimetière», raconte Susana à l’AFP. «Peut-être que si les analyses avaient été faites plus efficacement, l’issue aurait été différente», dit-elle.

Au laboratoire de la Banque du sang de Caracas, des dizaines d’échantillons ont attendu pendant des mois l’arrivée d’un produit réactif pour les analyser. Des patients sont morts sans savoir ce qu’ils avaient, d’autres ont été forcés de reporter des opérations.

«Avant, nous pouvions traiter entre 500 et 600 cas par mois, aujourd’hui zéro», déplore Marion Echenagucia, responsable du laboratoire qui, il y a encore trois ans, traitait des échantillons venus de tout le pays.

Marion et sa collègue Maria sont désormais seules. «Les autres ont émigré», comme les 2,3 millions de Vénézuéliens qui se sont exilés depuis 2015, selon l’ONU.

«Cela me fait pleurer» de voir les patients repartir la tête basse, raconte Maria au milieu des machines éteintes et des étagères vides.

Après un pénible voyage de deux heures depuis Rio Chico, à 130 kilomètres de Caracas, Eurydice Alexandro a reçu des médicaments. Mais pour un seul de ses deux enfants, âgés de 5 et 7 ans, tous deux hémophiles.

«Il n’y a rien»

Jusque-là, ils recevaient sans faute de l’État un médicament coûteux à prendre à vie. Désormais, les médecins répartissent le peu qui leur parvient entre les patients les plus à risques. S’ils ne consomment pas le traitement, «une hémorragie à l’estomac peut causer la mort», explique Eurydice, 34 ans.

Dans sa glacière, quelques doses destinées à son plus jeune fils. «C’est terrible de rentrer chez moi sans les médicaments pour mon autre fils», confie-t-elle dans un sanglot.

David Becerra peine à bouger à cause d’un Parkinson mal traité. Enseignant à la retraite, il menait une vie active, mais faute de traitement, il est de plus en plus prostré.

Sa femme Yamilet, désespérée, a vendu leur voiture pour commander des médicaments à des parents ou connaissances à l’étranger. «Nous n’avons plus d’argent», se désole-t-elle.

Quelque 18 000 patients atteints de la maladie de Parkinson au Venezuela n’ont pas accès à un traitement qui coûte entre 400 et 600 dollars par mois. Le salaire minimum plafonne à 6 dollars.

Et «même si vous avez de l’argent, vous ne pouvez pas en obtenir», car «il n’y a rien», dit Yamilet.

Autour du globe, 23 février 2019

Monde

Le sommet du Vatican sur les agressions sexuelles se poursuit

VATICAN — Les cardinaux participant au sommet du pape François sur la prévention des agressions sexuelles perpétrées par le clergé ont appelé vendredi à une nouvelle culture de responsabilité au sein de l'Église catholique afin de punir les évêques et les supérieurs religieux qui ne parviennent pas à protéger leurs troupeaux des prêtres prédateurs.

Au deuxième jour de la réunion extraordinaire du pape avec les dirigeants catholiques, le débat a porté sur la façon dont les dirigeants de l'Église doivent reconnaître que des décennies de dissimulation, de secret et de peur du scandale n'ont fait qu'aggraver la crise des agressions sexuelles.

«Nous devons nous repentir et le faire ensemble, collégialement, car nous avons échoué en cours de route, a déclaré le cardinal de Mumbai, Oswald Gracias. Nous devons demander pardon.»

Le cardinal de Chicago, Blase Cupich, a déclaré aux 190 évêques et supérieurs religieux que de nouvelles procédures légales étaient nécessaires pour signaler et informer les supérieurs catholiques lorsqu'ils sont accusés de faute ou de négligence dans le traitement des affaires de maltraitance.

Il a ajouté que les experts laïcs doivent être impliqués à chaque étape du processus, car les catholiques de base savent beaucoup mieux que les prêtres quel traumatisme a été causé par les agressions sexuelles perpétrées par le clergé.

«C'est le témoignage des laïcs, en particulier des mères et des pères (...), qui a souligné avec émotion et force à quel point la commission, la dissimulation et la tolérance des agressions sexuelles commises par le clergé étaient incompatibles avec le sens et l'essence même de l'Église», a déclaré Mgr Cupich.

«Les mères et les pères nous ont appelés à rendre des comptes, car ils ne peuvent simplement pas comprendre comment, en tant qu'évêques et supérieurs religieux, nous avons souvent été aveuglés par l'ampleur et les dégâts causés par les agressions sexuelles sur mineurs», a-t-il déclaré.

Le pape a convoqué les évêques à cette réunion de quatre jours sur la prévention des agressions sexuelles et la protection des enfants après le scandale qui a éclaté de nouveau l'an dernier au Chili et aux États-Unis. Tandis que le Vatican tente depuis deux décennies de réprimer les agresseurs eux-mêmes, il a largement fermé les yeux sur les évêques et les supérieurs qui les ont déplacés d'une paroisse à une autre.

Mgr Cupich a appelé à de nouvelles structures transparentes pour signaler les accusations portées contre des supérieurs, enquêter sur eux et établir des procédures claires pour les destituer de leurs fonctions s'ils sont coupables de négligence grave dans le traitement des affaires.

Il a proposé que les évêques métropolitains - qui sont responsables des autres évêques de leur zone géographique - soient chargés de mener les enquêtes avec l'aide d'experts laïcs. L'évêque métropolitain transmettrait ensuite les résultats au Vatican.

Plus de 30 ans après le début du scandale en Irlande et en Australie et 20 ans après qu'il eut frappé les États-Unis, des évêques et des responsables catholiques provenant de nombreuses régions d'Europe, d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie nient encore l'existence des agressions sexuelles perpétrées par le clergé chez eux, ou encore tentent de minimiser le problème.

Le premier pape latino-américain a convoqué ce sommet après avoir lui-même complètement bâclé la gestion d'une affaire de dissimulation d'agressions sexuelles bien connue au Chili l'année dernière. Réalisant qu'il a commis une erreur, il s'est engagé à tracer une nouvelle voie et traîne le reste de la direction de l'Église avec lui.

Mgr Gracias, le cardinal indien, a ouvert la session en disant que les évêques devaient travailler ensemble pour résoudre le problème, car il ne se limitait pas à une région donnée. Il a déclaré à la conférence qu'il n'était pas acceptable pour des évêques d'Afrique ou d'Asie de dire que le problème des agressions sexuelles au sein du clergé n'existait pas dans leur région ou que «c'est juste un problème pour les États-Unis, l'Europe ou l'Australie».

«Ceci, frères et s?urs, n'est tout simplement pas vrai. J'ose dire qu'il y a des cas dans le monde entier, aussi en Asie et en Afrique», a déclaré Mgr Gracias.

Mais la place de choix accordée à Mgr Gracias pour son discours a suscité des critiques, car l'Église indienne n'est pas réputée pour sa proactivité dans la lutte contre les agressions sexuelles perpétrées par le clergé. Mgr Gracias lui-même a été publiquement critiqué pour son dossier.

«Pourquoi Gracias a-t-il été autorisé à prendre la parole au sommet papal? Il est l'emblème du manque de responsabilité des responsables religieux, en particulier dans les pays en développement», a déclaré Anne Barrett Doyle du groupe en ligne BishopAccountability, qui suit le scandale des agressions.

Mais le Vatican a peut-être choisi comme orateurs les cardinaux dont les Églises nationales n'avaient pas ouvertement affronté le scandale. Lors de la journée d'ouverture du sommet, par exemple, le cardinal philippin Luis Tagle était l'orateur principal.

Selon BishopAccountability, d'après les informations communiquées publiquement et les poursuites pénales engagées, il semble qu'aucun prêtre n'ait agressé sexuellement d'enfants aux Philippines, un scénario que Mme Barrett Doyle estime tout à fait irréaliste. Mgr Tagle a déclaré que les tabous culturels aux Philippines empêchent souvent les personnes de se manifester lorsqu'elles ont été maltraitées.

Les victimes sont venues en masse en marge du sommet pour exiger plus de responsabilités de la part de l'Église, affirmant qu'elle plaçait depuis des décennies ses propres intérêts avant ceux des victimes qui avaient été blessées.

«Ils ont ce processus systématique de dissimulation, [...] de transfert et de non-déclaration», a dénoncé Tim Lennon, le président du groupe américain de survivants SNAP.

Le survivant allemand Matthias Katsch a dit que les victimes ne sont plus en colère. «Nous luttons vraiment pour la vérité et la justice pour les survivants», a-t-il expliqué.

L'archevêque irlandais Eamon Martin a déclaré que le sommet avait donné lieu à de nombreuses réflexions.

«Nous commençons à comprendre qu'il y a peut-être quelque chose dans la façon dont nous avons agi en tant qu'Église, dans notre situation en tant qu'Église, et cette question nous a vraiment fait réfléchir. Cela nous amène vraiment à nous poser des questions sur "qui sommes-nous ?"», a dit Mgr Martin.

Monde

Venezuela : l'aide américaine «prétexte pour une action militaire» selon la Russie

MOSCOU — La Russie a accusé vendredi les États-Unis de se servir de l'aide humanitaire qui doit être livrée au Venezuela comme «prétexte pour une action militaire» visant à renverser le pouvoir du président Nicolas Maduro, dont Moscou est un allié.

«Une provocation dangereuse d'ampleur inspirée et dirigée par Washington, à savoir la traversée de la frontière vénézuélienne par le prétendu convoi humanitaire, est prévue le 23 février», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, lors d'une réunion.

Cela crée «un prétexte commode pour une action militaire visant à écarter du pouvoir l'actuel président légitime du pays», a-t-elle estimé, répétant les accusations déjà formulées par Moscou selon lesquelles Washington aurait «décidé d'organiser un coup d'État».

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné jeudi la fermeture de la frontière terrestre avec le Brésil et menacé de fermer celle avec la Colombie pour empêcher l'entrée de l'aide humanitaire américaine qu'il considère comme une «provocation».

Son opposant Juan Guaido, qui s'est autoproclamé président par intérim il y a un mois et a été reconnu par une cinquantaine de pays, a pour sa part affirmé que l'aide entrerait «quoi qu'il arrive».

Mme Zakharova a également accusé les États-Unis de déplacer ses forces spéciales plus près du territoire vénézuélien.

«Il y a des informations selon lesquelles des entreprises américaines et celles des alliés des États-Unis au sein de l'OTAN étudient actuellement la question de l'achat d'une importante quantité d'armements et de munitions à un pays de l'Europe de l'Est, en vue de les remettre ensuite aux forces d'opposition vénézuéliennes», a-t-elle affirmé.

Il s'agit notamment des mitrailleuses de gros calibre, des lance-grenades et des munitions d'artillerie, selon Mme Zakharova.

De son côté, la Russie a déjà envoyé cette semaine au Venezuela de l'aide humanitaire comprenant notamment des médicaments et de l'équipement médical, a rappelé la porte-parole de la diplomatie russe.

Jeudi, Nicolas Maduro a annoncé l'arrivée de cette aide humanitaire apportée selon lui «par le gouvernement bolivarien du Venezuela à travers une coopération entre la Fédération de Russie et l'Organisation panaméricaine de la santé».

Selon M. Maduro, il s'agit de quelque 300 tonnes d'aide, notamment des «médicaments très coûteux».

Le Venezuela est confronté à la pire crise politique et économique de son histoire, marquée par l'hyperinflation et des pénuries de produits de première nécessité.

Le ministre vénézuélien de l'Industrie et de la Production nationale, Tareck El Aissami, était attendu vendredi à Moscou. Il devait notamment s'entretenir avec le vice-premier ministre russe chargé de la Défense, Iouri Borissov, selon des sources interrogées par les agences Interfax et RIA Novosti.

Monde

Une survivante canadienne à Rome doute des résultats du sommet au Vatican

Un à la suite des autres, une dizaine de survivants ont confié leurs récits bouleversants de sévices sexuels commis par le clergé catholique devant des représentants de haut rang de l’Église réunis pour écouter des voix ignorées pendant des années.

Leona Huggins, la seule Canadienne dans le rassemblement qui a eu lieu avant le sommet historique au Vatican cette semaine, a déclaré que l’énergie avait grimpé «comme un tsunami» alors que des victimes d’un peu partout, notamment d’Espagne et de Jamaïque, appelaient le clergé à prendre des mesures concrètes pour entamer un nouveau chapitre pour l’Église.

Mais elle a soutenu que la marée s’était retirée rapidement après la conclusion des témoignages déchirants.

Mme Huggins a relaté qu’un archevêque avait réagi en disant «Je suppose que nous devrons nous mettre au travail», amenant la Canadienne à demander pourquoi un tel travail n’avait pas déjà commencé.

Elle s’est fait répondre de faire preuve de respect, a-t-elle soutenu, réduisant à ses yeux la chance que le sommet destiné à lutter contre les sévices sexuels commis dans les rangs de l’Église engendre un véritable changement.

Dans un entretien téléphonique depuis Rome, l’enseignante établie à Vancouver a affirmé qu’elle-même et les autres survivants étaient véritablement «des diseurs de vérité dans cette pièce».

«C’est vraiment difficile pour moi de penser que quelqu’un peut entendre ces histoires et ne pas prendre de mesures courageuses», a-t-elle fait valoir.

Mme Huggins, âgée de 56 ans, fondait déjà peu d’espoir dans cette réunion internationale, convoquée par le pape François dans le but de calmer un scandale qui l’a poursuivi à la tête de l’Église catholique.

Le pontife lui-même n’était pas présent au rassemblement des survivants, mercredi, organisé la veille du sommet officiel, ce qui a déplu à ceux s’étant déplacés pour venir témoigner.

Le pape François a appelé à mettre la barre haute lors de l’ouverture officielle du sommet jeudi, reconnaissant la nécessité d’actions concrètes et de changements internes importants.

Mme Huggins, qui a dévoilé publiquement des agressions passées, a dit croire que son expérience était celle vécue par tant d’autres personnes. Elle a dit avoir été prise en charge et éventuellement agressée par un prêtre catholique qui travaillait dans sa paroisse de la Colombie-Britannique au début des années 1970.

En 1991, il fut finalement reconnu coupable d’infractions sexuelles contre deux femmes, dont Mme Huggins, mais continua de travailler comme prêtre dans des communautés allant de Lethbridge, en Alberta, à Ottawa, jusqu’à sa mort, en 2018.

Mme Huggins a utilisé une partie de son temps lors du rassemblement à huis clos pour appeler à la reconnaissance des victimes autochtones de violences au Canada.

Monde

Syrie: 20 morts dans un attentat du groupe État islamique

CHAMP PÉTROLIER D’AL-OMAR — Un attentat à la voiture piégée, revendiqué par le groupe État islamique (EI), a tué jeudi 20 personnes dans l’est de la Syrie, près d’une base de l’alliance arabo-kurde qui tente d’évacuer les derniers civils piégés dans l’ultime réduit du «califat».

L’attaque, qui a frappé le village de Cheheil, non loin du champ pétrolier Al-Omar, à une dizaine de kilomètres seulement d’une grande base des combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), a été revendiquée jeudi soir par l’EI sur la messagerie en ligne Telegram.

Elle illustre la capacité que conservent les jihadistes à frapper, même s’ils sont désormais acculés dans une petite poche d’un demi-kilomètre carré, dans la province orientale de Deir Ezzor.

Parmi les victimes figurent 14 employés des infrastructures pétrolières d’Al-Omar et six combattants de la force arabo-kurde, selon l’OSDH.

Un porte-parole des FDS, Adnane Afrine, a confirmé l’attentat, accusant une «cellule dormante» de l’EI.

«Il y a des attaques contre les combattants (des FDS), il y a des assassinats, des explosions, et ces opérations visent même les civils», a-t-il indiqué à l’AFP.

À son apogée, des milliers d’étrangers venus d’Europe, d’Asie, mais aussi du continent américain avaient rejoint les vastes régions et grandes villes conquises par l’EI en Syrie et en Irak en 2014.

De ce «califat» autoproclamé, il ne reste qu’un réduit dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie, tout près de la frontière irakienne.

C’est dans ce secteur que le jihadiste français Fabien Clain, considéré comme la «voix» ayant revendiqué au nom de l’EI les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), a été tué, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaire et proche du dossier à Paris.

Selon la radio France Inter, qui a révélé l’information, son frère Jean-Michel, autre figure française du jihad, a été grièvement blessé lors d’une frappe de la coalition internationale antijihadistes.

«Revenez demain» 

À Baghouz, l’EI ne tient plus que quelques pâtés de maisons. Les jusqu’au-boutistes du «califat» sont retranchés depuis plusieurs jours dans des tunnels, au milieu d’un océan de mines.

Mais il y a aussi des civils, principalement des femmes et des enfants de jihadistes, que les FDS cherchent à évacuer pour relancer leur offensive.

Jeudi, à une position des FDS près de Baghouz, une journaliste de l’AFP a vu une cinquantaine de gros camions se diriger vers le village, avant de rebrousser chemin, vides.

«Nous n’avons pas pu entrer», a expliqué Hossam, un des organisateurs de ce transfert, qui n’a pas été en mesure d’expliquer la raison de cet échec.

«À une position des FDS on a trouvé 15 personnes, dont des femmes et des enfants, notamment une Française et une Égyptienne. On les a pris», a-t-il toutefois ajouté.

«Les combattants des FDS nous ont dit de revenir demain (vendredi) matin», a encore commenté ce responsable.

Des centaines de personnes, dont des femmes et des enfants, se trouvaient à une autre position des FDS, mais l’AFP n’a pas été autorisée à leur parler. Il s’agissait vraisemblablement des personnes évacuées la veille à bord d’une dizaine de gros camions-remorques.

Les FDS ont par ailleurs transféré en Irak 130 membres irakiens de l’EI arrêtés en Syrie, ont indiqué jeudi des sources de sécurité irakiennes.

Depuis début décembre, près de 40 000 personnes, principalement des familles de jihadistes, ont fui le secteur, selon l’OSDH.

Elles sont soumises à des fouilles et des interrogatoires poussés, afin de permettre aux FDS d’identifier les jihadistes potentiels.

«Risque de mort» 

Les hommes soupçonnés d’appartenance à l’EI sont détenus. Les civils, dont les femmes et les enfants de jihadistes, sont envoyés vers des camps de déplacés dans le nord-est de la Syrie.

Ces camps accueillent plus de 2500 enfants étrangers issus de plus de 30 pays, dont 1100 seulement sont arrivés depuis janvier, a révélé jeudi l’ONG Save the Children.

Parmi eux, 38 enfants ne sont accompagnés d’aucun parent, a indiqué l’organisation, qui dénonce une situation humanitaire «désespérante», affirmant que «les enfants sont exposés au risque de mort».

La question des étrangers retenus en Syrie est un véritable casse-tête tant pour les autorités semi-autonomes kurdes, qui réclament leur rapatriement, que pour les Occidentaux, qui rechignent globalement à les reprendre.

Le président américain Donald Trump a exhorté les pays européens à rapatrier leurs ressortissants. Mais Washington a refusé mercredi le retour aux États-Unis d’une jihadiste originaire d’Alabama.

«Elle est peut-être née ici. Elle n’a pas la nationalité américaine, et n’a aucun droit à la nationalité américaine», a justifié jeudi le chef de la diplomatie Mike Pompeo.

Si l’EI est sur le point de perdre son ultime territoire en Syrie, des jihadistes sont aussi disséminés dans le désert central de la Badiya.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Monde

L’ancienne ambassadrice en Israël veut poursuivre la chef de cabinet de Trudeau

OTTAWA — Une semaine après le départ du secrétaire principal Gerald Butts, une autre proche collaboratrice du premier ministre fédéral Justin Trudeau pourrait se retrouver dans une tourmente politico-judiciaire.

La chef de cabinet de M. Trudeau, Katie Telford, fait face à des allégations selon lesquelles elle aurait infligé des souffrances psychologiques à une ancienne ambassadrice.

Vivian Bercovici, nommée ambassadrice en Israël par le précédent premier ministre Stephen Harper avant d’être limogée par M. Trudeau, a intenté des poursuites contre le gouvernement fédéral.

Elle soutient avoir été remerciée de ses services sans avoir été correctement indemnisée, ajoutant que le gouvernement libéral l’avait maltraitée et harcelée.

Lundi, son avocat demandera à la Cour de justice de l’Ontario d’ajouter à la poursuite les noms de Mme Telford et de quatre cadres supérieurs d’Affaires mondiales Canada.

Les allégations n’ont pas été prouvées devant les tribunaux. Le cabinet du premier ministre n’a pas immédiatement répondu à une demande d’entrevue.

Dans son droit de réponse déposé au tribunal, le mois dernier, le ministère fédéral de la Justice demande que la requête «audacieuse» de Mme Bercovici soit rejetée.

Mme Bercovici a été une figure controversée depuis sa nomination au poste d’ambassadrice du Canada en Israël. Elle n’est pas une diplomate de carrière - ce qui n’est pas inhabituel pour des postes d’ambassadeur de haut rang. Elle a rencontré une forte opposition au sein du ministère des Affaires étrangères où on la jugeait trop favorable à l’État hébreu.

Dans sa poursuite, Mme Bercovici soutient qu’elle n’a pas bien été accueillie par la bureaucratie fédérale. «Non seulement on ne l’a pas appuyée dans son rôle, mais les individus nommés à titre de défenseurs, ainsi que de nombreux autres fonctionnaires, ont intentionnellement et malicieusement mené une campagne de dénigrement 1/8contre elle3/8», peut-on lire dans le document judiciaire.

Après l’avoir limogée en 2016, le gouvernement fédéral l’aurait privée de presque 32 000 $ auxquels elle prétend avoir droit à titre d’indemnité de retraite. Elle réclame donc cette somme et plusieurs millions de dollars à titre de dommages moraux et exemplaires.

Elle soutient avoir tenté de discuter à de nombreuses reprises avec Mme Telford au sujet de l’indemnité de retraite, mais la chef de cabinet de M. Trudeau l’a ignorée.

Mme Bercovici réclame 250 000 $ à Mme Telford pour «lui avoir infligé des souffrances psychologiques».

Selon le ministère de la Justice, il n’existe aucun argument justifiant l’ajout de cinq noms dans la poursuite intentée au gouvernement fédéral. «Les arguments de la plaignante contre les cinq individus sont frivoles. Il n’y a là aucun motif révélant une cause de litige raisonnable», peut-on lire dans son mémoire présenté au tribunal.

Pour l’avocate de Mme Bercovici, la récente controverse entourant le cabinet du premier ministre trouve un écho dans le sort réservé à sa cliente.

«Ma cliente n’a pas eu d’autre choix que d’intenter des poursuites, a déclaré Natalie MacDonald. À la lumière des récentes révélations des dernières semaines, on se demande si c’est le cabinet du premier ministre qui a ordonné au procureur général de retenir l’argent dû à Mme Bercovici.»

Monde

Venezuela: Maduro ferme la frontière avec le Brésil

CARACAS — Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné jeudi la fermeture de la frontière terrestre avec le Brésil et menacé de fermer celle avec la Colombie où se rend l’opposant Juan Guaido pour tenter de faire entrer l’aide humanitaire américaine.

«J’ai décidé qu’à partir de ce jeudi la frontière terrestre avec le Brésil restera totalement fermée jusqu’à nouvel ordre», a déclaré le chef de l’État lors d’une réunion avec le haut-commandement militaire.

Le dirigeant socialiste a également déclaré qu’il «évalue actuellement une fermeture totale de la frontière avec la Colombie» face à ce qu’il considère comme des «provocations» de la part du président colombien Ivan Duque, conjointement avec le président américain Donald Trump.

«Je tiens M. Ivan Duque pour responsable de toute violence à la frontière», a ajouté M. Maduro, qui a également appelé l’armée colombienne à ne se prêter à aucune agression contre le Venezuela.

Plus tôt, l’opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a quitté Caracas pour se rendre avec des partisans à 900 km de là, dans l’État de Tachira (ouest), à la frontière avec la Colombie. «C’est confirmé, il est en route», a indiqué à l’AFP un collaborateur de l’opposant.

Des journalistes de l’AFP ont constaté qu’une dizaine de véhicules avaient quitté en fin de matinée Caracas, mais sans pouvoir dire si M. Guaido se trouvait précisément dans ce convoi.

Une autre caravane composée de plusieurs autocars a également quitté la capitale avec à son bord des députés d’opposition. Elle a subi des tirs de gaz lacrymogène de la part de militaires qui avaient placé des obstacles pour empêcher sa progression sur une route de l’État de Carabobo (nord), mais sans incident grave.

Mercredi, Nicolas Maduro, qui nie toute crise humanitaire dans le pays, avait une nouvelle fois dénoncé un «show» politique et répété que Donald Trump projetait une intervention militaire pour le renverser.

Le vice-président du Brésil, Hamilton Mourao, a affirmé à l’AFP qu’une intervention militaire américaine au Venezuela «n’aurait aucun sens» et que les menaces de Washington étaient «de l’ordre de la rhétorique». Et un porte-parole du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, a écarté tout risque de «frictions» à la frontière avec le Venezuela.

Par bateau

Des manifestations pro-Guaido et pro-Maduro sont également prévues dans tout le Venezuela samedi, journée qui s’annonce sous haute tension.

L’aide étrangère arrive à une date symbolique, le 23 février, un mois tout juste après que Guaido s’est proclamé président par intérim du pays. Il a affirmé que l’aide entrerait «quoi qu’il arrive».

Sur l’île néerlandaise de Curaçao, un avion transportant 50 tonnes de vivres et de médicaments est arrivé jeudi en provenance de Miami, salué par une dizaine de Vénézuéliens présents sur place qui ont entonné l’hymne national. Un bateau a été affrété dans le but de convoyer cette aide vers le Venezuela, distant de 65 kilomètres de l’île caribéenne.

Mais la façon dont Juan Guaido et ses partisans comptent concrètement rompre le blocus frontalier mis en place par le gouvernement reste la grande inconnue.

Outre la fermeture de la frontière avec le Brésil, les vols et liaisons maritimes sont suspendus avec Curaçao et le pont de Tienditas, reliant Cucuta à Urena, dans l’État de Tachira, est toujours barré de conteneurs.

Hand off contre Aid Live

Comme un symbole du bras de fer qui se joue entre les deux hommes, deux concerts, l’un pour demander l’acheminement de l’aide, l’autre pour la refuser, auront lieu vendredi à quelque 300 mètres de distance, de part et d’autre du pont de Tienditas.

Venezuela Aid Live, le concert organisé par le milliardaire britannique Richard Branson pour récolter des dons, aura lieu vendredi à Cucuta, en présence des présidents colombien, chilien et paraguayen.

Un porte-parole des organisateurs, Fernan Ocampo, espère 250 000 spectateurs, alors que 1500 policiers et militaires seront déployés pour assurer la sécurité de l’événement.

Parmi les vedettes internationales attendues : les Espagnols Alejandro Sanz et Miguel Bosé, le Dominicain Juan Luis Guerra, les Colombiens Carlos Vives et Juanes, le Portoricain Luis Fonsi, ainsi que plusieurs célébrités vénézuéliennes.

«Les artistes qui se produiront en Colombie doivent savoir qu’ils commettent un crime, ils donnent leur aval à une intervention militaire», a prévenu Nicolas Maduro.

L’affiche de Hand off Venezuela [Pas touche au Venezuela], le contre-concert organisé dès vendredi et pour trois jours par le gouvernement, n’est en revanche pas connue.