Autour du globe, 18 juin 2018

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Monde

Angelina Jolie plaide pour prévenir les conflits

ERBIL, Irak — L’actrice américaine Angelina Jolie, en visite en Irak à l’initiative du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (UNHCR), a estimé dimanche que la priorité était de prévenir les conflits pour réduire les souffrances qu’ils entraînent.

«J’espère que cette année, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés (le 20 juin), nous allons trouver la force [...] d’avancer vers une nouvelle ère de prévention des conflits et de réduction de l’instabilité, plutôt que d’agir simplement sur leurs conséquences», a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse à Domiz, dans le Kurdistan irakien.

Monde

Syrie: frappes meurtrières de la coalition menée par les États-Unis

DAMAS — Des avions de guerre de la coalition menée par les États-Unis ont mené des frappes meurtrières sur des positions du pouvoir syrien dans l'est du pays, a affirmé l'agence officielle syrienne dans la nuit de dimanche à lundi.

«Des appareils de la coalition américaine ont bombardé l'une de nos positions militaires dans la zone de Al-Hari, au sud-est de Boukamal», ville de la province de Deir Ezzor (est), a écrit l'agence Sana citant une source militaire, ajoutant que plusieurs personnes avaient été tuées.

Dans la province orientale de Deir Ezzor, riche en pétrole, les forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis et les forces gouvernementales syriennes mènent des offensives parallèles mais séparées contre le groupe État islamique (EI).

Les forces gouvernementales contrôlent les terres à l'ouest de l'Euphrate qui traverse la province, tandis que les FDS se battent pour expulser l'EI d'une série de villages situés sur les rives est du fleuve, près de la frontière irakienne.

Les deux parties ont pour la plupart évité de se combattre et il existe une ligne dite de «déconfliction» pour éviter de tels incidents.

Mais il y a eu des exceptions.

En avril, de rares affrontements ont éclaté entre les deux camps, tuant plus d'une douzaine de combattants.

En février, la coalition dirigée par les États-Unis avait mené des frappes aériennes dans la province de Deir Ezzor qui ont tué au moins 100 combattants pro-gouvernementaux.

Washington avait indiqué que ces frappes étaient des représailles à une attaque contre son propre personnel et les FDS.

Monde

Japon: au moins deux morts dans un puissant séisme

TOKYO — Un puissant tremblement de terre a touché l'ouest du Japon lundi (dimanche soir au Québec), tuant au moins deux personnes dont une petite fille de neuf ans et provoquant coupures de courant et suspension du trafic ferroviaire à une heure de forte affluence, selon les autorités.

L'Autorité de régulation nucléaire a indiqué n'avoir rien détecté d'anormal dans les centrales de la région, tandis que plusieurs usines dont le constructeur d'automobiles Honda ont suspendu la production pour procéder à des vérifications.

«Nous venons d'annoncer l'information» sur la mort d'une fillette après l'effondrement d'un mur de briques dans son école à Takatsuki, au nord d'Osaka, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police de la région sans pouvoir confirmer le décès d'un homme de 80 ans rapporté par les médias.

L'agence de presse Kyodo précisait que la petite fille avait été prise au piège quand s'est écroulé ce mur bordant une piscine dans une localité située au nord d'Osaka. La chaîne NHK montrait des images aériennes de la piscine et du mur avec des policiers inspectant les lieux.

Le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a pour sa part fait état de deux décès et 20 blessés, et dit redouter une troisième victime.

Ce fort séisme, qui s'est produit à 7h58 locales (18h58 dimanche, heure du Québec), a également causé des coupures d'électricité dans certaines zones, entraînant la suspension du trafic ferroviaire à une heure de forte affluence et affectant plus de 170 000 foyers, mais il n'a pas provoqué de mouvement de panique. Les chaînes de télévision montraient des passagers descendant dans le calme sur les voies, à l'aide d'échelles apposées par le personnel du réseau ferroviaire.

Au moins un incendie s'est déclaré dans un logement situé au nord de la ville d'Osaka, selon des images de télévision qui ont aussi montré une rupture de canalisation d'eau.

Ceinture de feu

Le premier ministre Shinzo Abe a rapidement pris la parole pour assurer de la mobilisation du gouvernement, avec «pour première priorité de sauver la vie des gens». Il a ordonné à son équipe de «réunir promptement des informations sur d'éventuels dégâts».

Ce tremblement de terre, de magnitude 5,3 selon l'institut américain USGS, s'est produit près d'Osaka, à une profondeur de 15,4 kilomètres.

L'Agence météorologique japonaise a pour sa part évalué la profondeur à 13 km et la magnitude à 6,1 pour une intensité, révisant ses précédentes évaluations. L'instensité a été mesurée à «six moins» sur l'échelle sismique nippone, utilisée pour évaluer les effets en surface d'un tremblement de terre.

Elle s'étend du degré un (tremblement à peine perceptible) au degré sept (les meubles volent dans la pièce et des maisons s'effondrent). Au degré «six moins», il est difficile de se tenir debout.

«Aucun dégât important n'a été signalé à ce stade, nous procédons à des vérifications», avait déclaré dans un premier temps un porte-parole de la police d'Osaka à l'AFP.

De nombreuses secousses secondaires se sont produites et les autorités mettaient en garde les habitants de la région contre le risque d'effondrements de maisons et de glissements de terrain, des pluies étant de plus attendues.

«Le risque que des maisons s'effondrent et que des glissements de terrains ou de boue se produisent est accru dans les zones fortement secouées. Soyez très vigilants face aux risques sismiques et aux informations concernant des chutes de pluie, éloignez-vous des endroits dangereux sauf absolue nécessité», a averti au cours d'une conférence de presse un responsable de l'agence météorologique, Toshiyuki Matsumori.

Le Japon est situé sur la Ceinture de feu du Pacifique, une vaste zone qui concentre la majeure partie des tremblements de terre et des éruptions volcaniques de la planète. Il subit chaque année plus de 20 % des séismes parmi les plus puissants recensés dans le monde.

Le 11 mars 2011, un séisme d'une magnitude de 9,1 qui s'est produit dans l'océan Pacifique a provoqué un tsunami faisant 18 000 morts et disparus et un accident majeur à la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord-est du pays.

Monde

Texas: cinq migrants meurent en tentant d'échapper à la police

WASHINGTON — Cinq migrants sont morts et d'autres ont été blessés dimanche dans un accident après une course-poursuite à grande vitesse avec la police aux frontières du Texas, ont rapporté les médias locaux.

L'accident a eu lieu dans la ville de Big Wells, près de San Antonio, après que des agents de l'US Border Patrol eurent essayé d'arrêter le conducteur d'un véhicule SUV, a informé dans un reportage la chaîne de télévision locale KSAT, affiliée à ABC.

Au total, 14 personnes étaient dans le véhicule, y compris le conducteur, qui a survécu à l'accident.

Le shérif du comté de Dimmit, Marion Boyd, a déclaré que la voiture roulait à 160 km/h.

En pleine course-poursuite effrénée, le conducteur a perdu le contrôle du SUV, qui a fait des tonneaux, ce qui a causé la mort ou les blessures des victimes, a indiqué le département de la Sécurité publique du Texas.

Le conducteur a été arrêté par des agents de la Sécurité intérieur, ont indiqué sur KSAT les autorités. Quatre passagers ont été déclarés morts sur les lieux, un autre à l'hôpital, où les blessés ont été pris en charge.

L'accident mortel survient alors que les États-Unis connaissent une vive polémique concernant l'immigration illégale : près de 2000 enfants ont été séparés de leurs parents ces dernières six semaines.

Monde

Les migrants de l'«Aquarius» débarquent enfin en Espagne

VALENCE — Les 630 migrants secourus par l’«Aquarius» sont arrivés dimanche en Espagne, épilogue d’une semaine d’errance en Méditerranée qui a exacerbé les tensions en Europe sur la politique migratoire. À bord de trois bateaux, l’«Aquarius» et deux navires italiens, ces migrants ont accosté progressivement dans le port de Valence (est) de l’aube à la mi-journée.

En rentrant dans le port, le navire de secours, affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), a été accueilli par des applaudissements nourris tandis que des migrants dansaient et chantaient.

Pour ces ressortissants en grande majorité africains — venus en particulier du Soudan, d’Algérie, d’Erythrée et du Nigéria —,  l’arrivée à Valence sous un soleil franc a signé la fin d’une odyssée de 1500 kilomètres vers l’Espagne, parfois par mauvais temps, après le refus de l’Italie et de Malte de les accueillir.

Un voyage éprouvant durant lequel ces 450 hommes, 80 femmes, 89 adolescents et 11 enfants de moins de 13 ans, secourus dans la nuit du 9 au 10 juin au large de la Libye, auront été le catalyseur des profondes fractures au sein de l’Union européenne sur la question migratoire qui sera au centre du prochain conseil européen des 28 et 29 juin.

Inaction criminelle de l’Europe

Pour SOS Méditerranée, l’Aquarius est devenu un «symbole». «La situation ne peut pas se répéter, l’inaction de l’Europe est criminelle», a accusé sa directrice générale, Sophie Beau.

«Cela montre à quel point l’Europe a perdu sa compassion morale dans la Méditerranée. Ces hommes, ces femmes, ces enfants ont fui la pauvreté et la guerre», a souligné pour sa part Karline Kleijer, coordinatrice d’urgence pour MSF.

Examinés à bord par des équipes médicales, les migrants ont tous ensuite débarqué et reçu, selon MSF, trois formulaires au choix à remplir, un pour demander un permis de séjour provisoire de 45 jours, un pour demander l’asile en Espagne et un autre pour le demander en France. La France a offert d’en accueillir certains, mais dimanche, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, a estimé qu’il était «impossible» d’en déterminer le nombre.

Un total de 144 migrants, dont des femmes enceintes, nécessitant des soins notamment pour des brûlures, ont été acheminés vers des hôpitaux, mais seulement six devraient y rester, selon les autorités régionales. Les autres sont partis vers des centres d’hébergement provisoires.

«Ils sont assez heureux d’être arrivés à bon port, enthousiastes et remplis d’espoir même s’ils semblent fatigués. Mais le premier [sentiment] l’emporte sur le deuxième», a dit Carmen Moreno, médecin faisant partie des plus de 1000 bénévoles mobilisés pour les accueillir.

«Bienvenue chez vous»

Sur le port de Valence, une banderole indiquait «Bienvenue chez vous», dans différentes langues, alors que l’arrivée de l’Aquarius a déclenché un élan de solidarité.

«C’est un jour historique [...] Il y aura un avant et un après», a déclaré «Padre Angel», prêtre rebelle très connu en Espagne pour son travail auprès des plus démunis.

Au total, le dispositif mis en place pour cet accueil exceptionnel a mobilisé 2320 personnes, dont 470 traducteurs.

L’événement a été en outre ultramédiatisé, avec plus de 600 journalistes accrédités. Sur le port, la presse a été maintenue à 200 mètres des migrants, conformément à la volonté des autorités de respecter leur intimité.

Alors que les migrants de l’Aquarius sont à bon port, près de 1300 autres migrants ont été secourus depuis vendredi près des côtes du sud de l’Espagne, troisième porte d’entrée par la mer dans l’UE, et quatre sont morts.

Monde

Fillettes utilisées dans des attaques suicide au Nigeria

KANO, Nigeria — Les djihadistes présumés du groupe nigérian Boko Haram ont utilisé des fillettes pour perpétrer des attentats suicide suivis d'attaques à la grenade qui ont fait au moins 31 morts dans le nord-est du Nigeria, a indiqué un responsable local.

«On s’est rendu compte que les attaques suicide avaient été perpétrées par six fillettes dont les têtes arrachées ont été retrouvées sur les lieux du drame par des secouristes. Elles avaient entre sept et dix ans», a un responsable du gouvernement local sous couvert de l’anonymat.

Lors des deux attaques suicide à Damboa dans l’État de Borno dans la nuit de samedi à dimanche, «31 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées», a déclaré un membre d’une milice locale, Babakura Kolo.

Les attaques ont visé des personnes qui venaient de célébrer la fête de l’Ai qui marque la fin du ramadan.

Après le double attentat suicide, des jihadistes présumés ont visé la foule qui s’était amassée sur le lieu des attaques avec des grenades, faisant davantage de victimes.

Deux kamikazes ont activé auparavant leur charge explosive dans les quartiers de Shuwari et d’Abachari à Damboa, tuant six habitants, a ajouté M. Kolo, s’exprimant depuis la ville de Maiduguri, située à environ 80 km du lieu des attaques.

«Personne n’a besoin de nous dire que c’est signé Boko Haram», a-t-il ajouté.

Un responsable du gouvernement local, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confirmé le bilan des victimes.

«Le dernier bilan fait état de 31 morts, mais celui-ci pourrait grimper car il y a de nombreuses personnes blessées qui risquent de ne pas survivre», a déclaré ce responsable soulignant qu’un grand nombre de personnes avaient été blessées par des tirs de roquettes deux minutes après la double attaque suicide.

Le 1er mai, au moins 86 personnes ont été tuées dans deux attentats-suicides visant une mosquée et un marché dans la ville de Mubi, dans l’État voisin de l’Adamawa.

Depuis 9 ans, l’insurrection islamiste a fait plus de 20 000 morts dans la région et s’est répandue du nord-est du Nigeria jusqu’au Niger, au Tchad et au Cameroun, créant une grave crise humanitaire. Le conflit qui dure depuis neuf ans a fait plus de 20 000 morts et environ 2,6 millions de déplacés au Nigeria.

Monde

Ivan Duque, le champion du retour de la droite dure en Colombie

BOGOTA — Il est devenu dimanche le plus jeune président de l'histoire de la Colombie moderne. Mais Ivan Duque, 41 ans, apparaît surtout comme le dauphin de l'ex-président Alvaro Uribe et rend ainsi le pouvoir à la droite conservatrice opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla Farc.

Candidat du Centre démocratique (CD), il l'a emporté avec 54,07 % des voix contre 41,72 % à Gustavo Petro, 58 ans, du mouvement Colombie Humaine, premier candidat de gauche à parvenir aussi loin dans une course présidentielle.

Affable, tout en rondeurs, ce récent sénateur était arrivé en tête du premier tour le 27 mai devant l'ancien maire de Bogota et ex-guérillero du M-19 dissout, mais sans dépasser les 50 % qui lui auraient permis de l'emporter d'entrée de jeu comme son mentor par le passé.

Il succédera malgré tout au président sortant de centre-droit Juan Manuel Santos le 7 août, quelques jours après son 42e anniversaire.

Avocat diplômé en économie, Duque représente cette moitié de la Colombie «indignée» par les «concessions» à l'ex-rébellion des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), en échange de sa reconversion à la politique après plus de 50 ans de guerre. Il a promis d'effectuer des «modifications structurelles» à l'accord de 2016 qui a permis le désarmement de 7000 guérilleros.

Nous voulons que «ceux qui ont commis des crimes contre l'Humanité reçoivent des sanctions proportionnelles, incompatibles avec la représentation politique», a-t-il dit à l'AFP.

Le pacte prévoit des peines alternatives à la prison pour les ex-chefs guérilleros s'ils avouent leurs crimes et dédommagent les victimes d'un conflit qui a impliqué guérillas, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, faisant au total plus de huit millions de morts, disparus et déplacés.

Marionnette d'Uribe?

Duque, qui qualifie le président vénézuélien Nicolas Maduro de «dictateur» et «génocidaire», est aussi le porte-parole des Colombiens qui craignent que le pays suive la pente du voisin en faillite.

Il est surtout la preuve que les idées du controversé mais populaire Uribe — secteur privé, valeurs traditionnelles et main de fer contre les guérillas — font toujours recette huit ans après son départ de la présidence.

Au sein de son parti, le Centre démocratique (CD), certains affirment que Duque doit tout à son mentor; l'opposition lui reproche d'en être la «marionnette», ce dont il s'est défendu à de multiples reprises.

«Personne encore ne sait s'il a des critères propres ou s'il va obéir aux ordres», selon l'analyste Fabian Acuña, professeur de l'Université Javeriana.

Son premier mandat ne date que de quatre ans, comme sénateur. Mais «il a la politique dans le sang depuis tout petit», dit José Obdulio Gaviria, un des idéologues de l'uribisme.

Né à Bogota le 1er août 1976, il a appris de son père, Ivan Duque Escobar, un libéral à la longue carrière. Mais c'est Juan Manuel Santos, alors ministre, qui l'a initié dans les années 1990 comme conseiller aux Finances. Puis il a travaillé près de 13 ans à la Banque interaméricaine de développement (BID). Aujourd'hui, c'est un opposant au président sortant.

«Il est très dynamique dans ses relations publiques, très habile», a déclaré à l'AFP une source qui a travaillé avec lui à la BID.

«Un bon petit gars»

Aux États-Unis, il rencontre Uribe qui l'inclut dans sa liste pour le Sénat aux législatives de 2014.

«Ivan est très intelligent et je suis sûr qu'il a devant lui un avenir brillant», a écrit Uribe dans son livre No hay causa perdida (Il n'y a pas de cause perdue, 2012).

Ses collègues du Congrès saluent son sens des responsabilités. En quatre ans, il a promu quatre lois dont la plus notable concerne la liberté d'entreprise et l'économie de l'innovation.

Mais «un président doit avoir expérience, autonomie, capacité politique propre, tout ce dont manque Ivan, qui est, comme tout le monde l'admet, un bon petit gars», ajoute Roy Barreras, sénateur de la majorité présidentielle.

Son image joviale, la plupart du temps sans cravate et en jean, contraste avec ses idées conservatrices : il est contre le mariage homosexuel, l'euthanasie et la dépénalisation de la drogue. Des secteurs de l'ultra-droite et des évangéliques l'appuient.

Marié et père de trois enfants, c'est un mélomane qui, plus jeune, jouait de la basse et chantait dans un groupe rock. Aujourd'hui, il taquine encore la guitare et aime danser la salsa. Enfant, il rêvait d'être footballeur.

Magicien à ses heures, l'un de ses tours les plus réussis serait d'être le plus jeune chef de l'État colombien, après le libéral Eustorgio Salgar (1870-1872) qui avait 39 ans.

Monde

Personne n'aime séparer les enfants de leurs parents, dit Conway

WASHINGTON — Une conseillère de haut rang de la Maison-Blanche a tenté dimanche de distancer l'administration Trump de la pratique consistant à séparer les enfants des parents qui tentent de franchir illégalement la frontière américaine.

Pourtant, cette pratique a été mise en place par l'administration Trump qui pourrait y mettre un terme.

Monde

Theresa May promet des milliards en plus en santé grâce au Brexit

LONDRES - La Première ministre britannique Theresa May a promis dimanche d’injecter des milliards de livres en plus dans le service public de santé, en crise, notamment grâce aux économies réalisées avec la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

La cheffe du gouvernement a annoncé que, d’ici à 2024, le service de santé public, le NHS, recevrait 20 milliards de livres supplémentaires chaque année.

«En quittant l’Union européenne et en arrêtant de payer d’importantes sommes chaque année à Bruxelles, nous aurons plus d’argent à consacrer à des priorités, comme le NHS», déclare-t-elle dans une tribune au quotidien The Mail on Sunday.

«Mais, pour fournir au NHS le financement dont il a besoin pour l’avenir, les dividendes du Brexit ne sont pas suffisants» et le pays devra «contribuer un peu plus», a ajouté Mme May, qui doit donner plus de détails sur ses projets lundi, en prononçant un discours sur l’avenir du NHS, qui fête ses 70 ans.

Les médias britanniques évoquaient des hausses d’impôts et des emprunts.

Apporter plus d’argent au NHS grâce à l’argent économisé en sortant de l’Union européenne était l’une des arguments des pro Brexit, dont l’actuel ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, lors de la campagne du référendum de 2016.

Les partisans du «Leave» avaient affiché sur un bus rouge le slogan: «Nous envoyons à l’Union européenne 350 millions de livres chaque semaine. A la place, finançons notre NHS».

Les chiffres avancés par Theresa May dépassent leurs attentes.

«Ce que j’annonce signifie qu’en 2023/2024, il y aura 600 millions de livres par semaine, en argent liquide, allant au NHS», a-t-elle déclaré dans une interview à la BBC.

Cet argent est destiné à améliorer les «délais d’attente» pour les soins, mais aussi les «taux de guérison du cancer» et «améliorer les soins en matière de santé mentale», a dit Theresa May à la BBC.

Ces annonces interviennent alors qu’une semaine chaotique s’annonce pour Theresa May, confrontée à des députés conservateurs rebelles qui pourraient la défier lors de l’examen du projet de loi sur le Brexit, qui revient mercredi à la Chambre des communes.

Dans le Sunday Telegraph, le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, qui avait soutenu le maintien dans l’UE, a écrit que le financement supplémentaire du NHS «peut maintenant nous unir tous».