Monde

Les Américaines inégales face à l’avortement

WASHINGTON — L’avortement est légal dans l’ensemble des États-Unis, mais les Américaines ne sont pas égales face à cette épreuve, dont la difficulté est directement liée au lieu de résidence et à la taille du porte-monnaie.

«Si vous habitez dans le Sud ou le centre du pays, l’accès est très limité. Si vous résidez dans les villes de l’Ouest ou du Nord-Est, c’est mieux», résume Elizabeth Nash, analyste au sein du centre de recherches Guttmacher Institute qui défend le droit des femmes à avorter.

De la Californie, à l’Ouest, où plus de 150 cliniques pratiquent des interruptions volontaires de grossesse (IVG), au Mississippi, au Sud ou au Missouri (centre) où il n’y en a qu’une pour tout l’État, les disparités sont énormes.

Dans cette immense fédération, où les limites de vitesse ou l’âge légal du mariage varient aussi d’un État à l’autre, la Cour suprême a fixé en matière d’avortement «une norme minimale pour tout le pays», rappelle Meg Penrose professeure de Droit à la Texas Wesleyan School of Law.

Dans une série d’arrêts dont le premier remonte à 1973, elle a affirmé que l’avortement était un «droit fondamental» tant que le fœtus n’est «pas viable», soit aux alentours de la 24e semaine de grossesse.

«En même temps, les 50 États indépendants conservent le droit d’assurer que la santé des femmes n’est pas compromise», ajoute l’universitaire. Ils peuvent donc légiférer à condition de ne pas imposer de «fardeau injustifié» aux patientes.

Ce critère est «très vague», regrette Elizabeth Nash, «il a permis la prolifération de restrictions à l’avortement», poursuit-elle. Son institut en a recensé plus de 1200 depuis 1973.

Taille des couloirs

Les États conservateurs ont d’abord imposé des conditions strictes aux structures pratiquant des IVG, en exigeant qu’elles soient situées près d’un hôpital, ou qu’elles aient des salles d’opération ou des couloirs d’une certaine taille...

D’autres, comme le Mississippi ou la Caroline du Nord, ont ramené la durée légale pour avorter à 20 semaines de grossesse.

Quant aux femmes, cinq États imposent qu’elles soient «averties» d’un lien supposé entre l’avortement et le cancer du sein. Treize exigent qu’on leur parle de l’éventuelle souffrance du fœtus.

Autre nerf de la guerre : l’argent. Onze États interdisent aux assurances médicales privées de rembourser les avortements.

De l’autre côté du pays (et de l’échiquier politique), seize États puisent dans leurs fonds pour payer les IVG des femmes pauvres. Une moitié ne demande aucune autorisation parentale pour les mineures, ni de délais de réflexion entre la première consultation et l’intervention.

Alors qu’un avortement coûte en moyenne 500 dollars, ces écarts renchérissent les inégalités entre les femmes riches et pauvres. «S’il faut faire 200 km pour aller à la clinique et attendre trois jours avant le deuxième rendez-vous», la facture devient très lourde, souligne Mme Nash.

Évangéliques

Les États-Unis recensent environ 15 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans, un chiffre comparable à la Grande-Bretagne ou à la France.

Mais, selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ce taux est de 6,2 pour 1000 en Alabama (sud) et de 23,1 pour 1000 dans l’État de New York.

Outre le cadre légal, «le niveau d’éducation, de développement économique, la religion sont les facteurs sous-jacents» de ces disparités, rappelle Dick Howard, professeur de Droit à l’université de Virginie.

Le Sud, plus pauvre, plus rural, moins éduqué, compte beaucoup de chrétiens évangéliques, un groupe très hostile à l’avortement, relève-t-il.

Selon un sondage Pew de 2014, près de 60 % des habitants de l’Alabama ou du Mississippi (sud) voudraient que l’avortement soit illégal, alors que 74 % des résidents du Massachusetts (nord-est) soutiennent la légalité des IVG.

Et les écarts pourraient encore se creuser sous l’influence des juges nommés à la Cour suprême par le président républicain Donald Trump.

Les États les plus conservateurs se sont lancés dans une vaste offensive contre l’avortement dans l’espoir que le temple du droit américain revienne sur sa décision de 1973.

Face à cet assaut, la Cour remaniée «ne va pas interdire l’avortement, mais il est probable qu’elle dise que chaque État est libre de décider», prédit Dick Howard. «Et là, on pourrait terminer avec 50 régimes différents.»

Monde

Taïwan acte les premiers mariages homosexuels en Asie

TAIPEI — Les premiers mariages homosexuels en Asie ont été enregistrés vendredi à Taïwan, lorsque des locaux de l’administration à Taipei ont accueilli deux couples homosexuels et procédé à leur union légale.

Shane Lin et Marc Yuan, deux hommes qui étaient tombés amoureux à l’université, ont été les deux premiers. Vêtus de costumes mauves identiques, ils se sont embrassés puis ont signé leur certificat de mariage face à de nombreux journalistes.

Ils ont été suivis par un couple féminin, formé par la dramaturge LiYing Chien et la dessinatrice connue sous le nom de Cynical Chick.

Au total, quelque 300 couples homosexuels devaient se marier vendredi, dont la moitié dans la capitale, selon les autorités locales.

Le Parlement taïwanais avait légalisé vendredi dernier le mariage entre personnes de même sexe, une première en Asie, deux ans après un arrêt historique en ce sens de la plus haute juridiction de l’île. Cela marquait l’aboutissement de trois décennies de lutte pour l’égalité des droits.

«Le 17 mai 2019 à Taïwan, l’amour a gagné», avait tweeté la présidente Tsai Ing-wen dont la légalisation du mariage gai était une promesse de campagne. «Nous avons fait un grand pas vers une véritable égalité, et fait de Taïwan un pays meilleur».

La loi ne prévoit pas une égalité totale avec les hétérosexuels puisque seule l’adoption de l’enfant biologique du partenaire est possible, et les mariages avec les étrangers ne sont pas reconnus.

Les associations de défense des droits LGBT s’étaient cependant dites prêtes à des concessions sur ce sujet s’ils obtenaient une reconnaissance du concept de mariage. L’idée pour elles est que les batailles sur l’adoption et la gestation pour autrui peuvent attendre.

Ces dix dernières années, Taïwan a été une des sociétés les plus progressistes d’Asie sur la question des droits des homosexuels, en organisant notamment la plus grande parade de la fierté gay du continent.

Pour autant, l’île, qui vit séparée de la Chine depuis 1949, est également d’une société très conservatrice, où les lobbies religieux sont très puissants, en particulier en dehors des villes.

Monde

Tensions avec l’Iran: Washington envisage d’envoyer des troupes supplémentaires

WASHINGTON — Les États-Unis ont indiqué jeudi qu’ils envisageaient d’envoyer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient pour assurer la sécurité des effectifs déjà déployés, dans un contexte de tensions avec l’Iran.

«Ce à quoi nous réfléchissons c’est: est-ce qu’il y a quelque chose que nous pouvons faire pour améliorer la sécurité de nos forces au Moyen-Orient», a affirmé le chef du Pentagone Patrick Shanahan à la presse. «Cela pourrait comprendre l’envoi de troupes supplémentaires».

Le ministre de la Défense par intérim, qui s’exprimait au Pentagone avant une rencontre avec le ministre vietnamien des Affaires étrangères Pham Binh Minh, est cependant resté prudent, évoquant les risques que des chiffres surestimés pourraient représenter pour les soldats américains déployés dans la région.

Il a démenti les chiffres circulant dans la presse américaine et laissé entendre que le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait simplement envoyé une requête au Pentagone pour des effectifs supplémentaires, comme les commandements régionaux le font régulièrement.

«Ce n’est pas 10 000, ce n’est pas 5000. Ce n’est pas exact. Ce que je peux vous dire, c’est que je suis en contact régulier avec le général (Kenneth) McKenzie», le nouveau commandant du Centcom, a-t-il dit. «Ce sont des échanges normaux que nous avons avec le Centcom».

M. Shanahan a indiqué qu’il avait prévu d’informer dans l’après-midi Donald Trump de la situation sur le terrain, avant son départ pour Tokyo où le président américain est attendu samedi pour une visite d’État.

Le général Kenneth McKenzie avait publiquement regretté la réduction des effectifs militaires américains au Moyen-Orient décidée par le Pentagone en vertu de la nouvelle stratégie de défense des États-Unis qui se focalise davantage sur la Russie et la Chine.

«Nous n’avons pas les effectifs suffisants pour être où nous voulons être en nombre adéquat, partout, tout le temps» dans le monde entier, a-t-il dit au cours d’une conférence début mai à Washington.

Les États-Unis ont actuellement entre 60 000 et 80 000 militaires déployés au Moyen-Orient, dont 14 000 en Afghanistan, 5200 en Irak et moins de 2000 en Syrie, selon le Pentagone.

Désengagement ou pas 

Donald Trump, qui a fait du désengagement des États-Unis des conflits en Afghanistan et en Syrie une de ses priorités, a ordonné un retrait militaire total de Syrie, mais il s’est ensuite laissé convaincre de maintenir dans le nord-est du pays une force américaine que le Pentagone ne chiffre pas, mais qui est évaluée à un millier de personnes.

Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont envenimées depuis le début du mois: l’Iran a suspendu certains de ses engagements pris en vertu de l’accord de 2015 encadrant son programme nucléaire, un an après le retrait américain de ce texte, tandis que l’administration Trump a renforcé ses sanctions contre l’économie iranienne.

Parallèlement, le Pentagone a dépêché dans la région un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et une batterie de missiles Patriot, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, évoquant «des indications inquiétantes d’escalade et de mises en garde» de Téhéran.

En fait, selon des responsables militaires ayant requis l’anonymat, le Pentagone subit les conséquences de la politique agressive de Donald Trump à l’égard de Téhéran, notamment sa décision annoncée le 8 avril de placer les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, sur la liste américaine des «organisations terroristes étrangères», de même que la force Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens.

L’Iran a aussitôt répliqué en considérant désormais les États-Unis comme un «État parrain du terrorisme» et en assimilant les forces américaines déployées au Moyen-Orient, dans la Corne de l’Afrique et en Asie centrale, à des «groupes terroristes», ce qui en fait des cibles.

Monde

La justice américaine poursuit Assange en vertu des lois sur l’espionnage

WASHINGTON — La justice américaine a inculpé jeudi le fondateur de Wikileaks Julian Assange en vertu des lois anti-espionnage, s’attirant immédiatement les foudres des défenseurs de la liberté de la presse.

Les États-Unis reprochent à l’Australien d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication, en 2010 par Wikileaks, d’une somme colossale de documents militaires et diplomatiques.

Ils accusent aussi cet homme âgé de 47 ans, détenu à Londres et visé par une procédure d’extradition vers les États-Unis, d’avoir «comploté» avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir «aidé» et «incité» le soldat Manning «à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des États-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère», a déclaré le ministère de la Justice, en révélant 17 nouveaux chefs d’inculpation.

«C’est de la folie», a instantanément réagi l’organisation Wikileaks sur Twitter. «C’est la fin du journalisme sur les sujets de sécurité nationale et la fin du premier amendement» de la Constitution américaine qui garantit la liberté d’expression, a-t-elle ajouté.

Cette inculpation «pose une menace directe à la liberté de la presse et au journalisme d’investigation», a renchéri Reporters sans frontières (RSF), tandis que l’organisation Freedom of the Press évoquait «un grand danger pour les journalistes».

«Le ministère prend au sérieux le rôle des journalistes dans notre démocratie, mais Julian Assange n’est pas un journaliste», a rétorqué lors d’une conférence de presse John Demers, responsable des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice.

«Aucun journaliste responsable ne publierait sciemment les noms de sources confidentielles en zones de guerre, sachant que cela les exposerait au plus grand danger», a-t-il justifié.

Fuite sans précédent

À la suite d’une demande d’extradition formulée par les États-Unis, Julian Assange a été interpellé le 11 avril à l’ambassade d’Équateur à Londres.

Il s’y était réfugié en 2012, en partie pour fuir la justice américaine après la publication par Wikileaks de 250 000 câbles diplomatiques et d’environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Cette fuite sans précédent avait été saluée par certains Américains, qui avaient notamment loué la dénonciation de bavures militaires. Mais les autorités, dénonçant déjà une grave mise en danger des agents de terrain, avaient immédiatement lancé une enquête.

La justice avait toutefois avancé avec prudence, consciente d’être sur une ligne de crête.

Pendant la campagne électorale de 2016, Julian Assange s’était aliéné d’autres Américains en publiant des courriels volés par des pirates russes à la campagne de la démocrate Hillary Clinton.

En 2017, Wikileaks avait publié des documents compromettants pour la CIA, suscitant la colère de son chef Mike Pompeo (devenu depuis secrétaire d’État). «C’est un service de renseignement non étatique hostile», avait-il lancé.

Inculpé en secret

En 2018, un grand jury avait finalement inculpé Julian Assange dans le plus grand secret pour association de malfaiteurs en vue de réaliser un «piratage informatique», une peine passible de cinq ans de prison.

Concrètement, les États-Unis lui reprochaient seulement d’avoir proposé à Chelsea Manning de l’aider à obtenir un mot de passe du ministère de la Défense.

Mais le grand jury ne s’est pas arrêté là. En mars 2019, il a convoqué Chelsea Manning, libérée après sept ans de prison, pour l’interroger sur Julian Assange.

L’ancien soldat Bradley Manning, devenue femme lors de sa détention, a refusé de répondre, critiquant une procédure «opaque» et peu démocratique. Accusée «d’entrave» au bon fonctionnement de la justice, cette icône des personnes transgenres a été renvoyée derrière les barreaux.

Le grand jury ayant atteint la fin de son mandat, un nouveau collectif de citoyens a été tiré au sort pour poursuivre l’enquête. C’est lui qui vient de procéder aux nouvelles inculpations.

Les nouveaux chefs d’accusation peuvent entraîner des peines de dix ans de prison chacun.

Par ailleurs, la justice suédoise a rouvert des poursuites pour viol à l’encontre de Julian Assange, qui nie toute agression.

Autour du globe, 24 mai 2019

Monde

Premier pub sans alcool au royaume de la bière

DUBLIN — Un pub sans alcool en Irlande... impensable? C’est pourtant le défi que s’est lancé le Virgin Mary, avec l’espoir d’accompagner un changement culturel dans ce pays comptant parmi les plus gros consommateurs d’alcool au monde.

Tout premier pub irlandais sans alcool, le Virgin Mary («La Vierge Marie») a ouvert début mai et s’est rapidement fait un nom à Dublin, une performance notable dans une ville où les pubs traditionnels et la bière règnent en maître sur la vie nocturne.

Le signe d’une évolution des mœurs en Irlande? «La consommation d’alcool est enracinée dans la société» irlandaise, souligne Vaughan Yates, 51 ans, cofondateur du Virgin Mary. «Mais les Irlandais sont des gens très progressistes, ouverts d’esprit», affirme-t-il.

Et «il y a un véritable changement culturel dans le monde par rapport à l’alcool», dit M. Yates, persuadé que son pub se trouve à «l’avant-garde» de la transformation.

Surfant sur la vague du culte du bien-être véhiculé par certains réseaux sociaux, ce pub d’un nouveau genre propose des consommations calibrées pour être partagées sur Internet, avec garnitures florales et verrerie fine, offrant aux consommateurs la possibilité de se vanter d’avoir pu festoyer sans gueule de bois.

Consommation en hausse

«Il y a une tendance en faveur du bien-être et nos boissons en sont probablement le reflet», estime Vaughan Yates.

Dublin vient en effet d’accueillir un festival tourné vers la santé et le bien-vivre avec professeurs de yoga et nutritionnistes dispensant leurs bons conseils tandis que les cafés de la capitale irlandaise se sont mis à proposer des produits alternatifs au lait de vache réputé mauvais pour la santé.

Le Dr Sheila Gilheany qui dirige Alcohol Action Ireland, association de lutte contre les méfaits des boissons alcoolisées, salue l’idée d’un pub sans alcool. «Nous sommes favorables à ce que les gens trouvent d’autres alternatives» que la consommation d’alcool, dit-elle à l’AFP.

Elle met toutefois en garde contre un «récit dans les médias sociaux» qui va à l’encontre de la réalité : «Dans les faits, la consommation d’alcool a augmenté en Irlande». La hausse, souligne le Dr Gilheany, concerne à la fois la quantité consommée par personne et le nombre de personnes buvant de l’alcool. «Il était de 82 % en 2010 et maintenant on en est à 84 %».

Et l’Irlande est classée 2e sur 194 pays en termes de «binge drinking», ou alcoolisation ponctuelle importante, selon une étude réalisée en 2014 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Face aux risques pour la santé, le parlement irlandais a adopté en octobre une loi rendant obligatoire l’apposition de mises en garde sur les étiquettes de spiritueux. Objectif : changer ce que le ministre irlandais de la Santé Simon Harris a qualifié de «culture destructrice».

«Nitro coffee»

Au Virgin Mary, la carte des boissons a été élaborée en s’inspirant de celles des 750 pubs traditionnels de la capitale irlandaise. On y trouve par exemple le «Nitro coffee», une boisson glacée sombre et crémeuse servie directement depuis un robinet à bière, façon Guinness, l’emblématique bière irlandaise.

Mais aussi quantité de mocktails, à savoir des cocktails sans alcool, dont les ingrédients sont présentés comme des potions d’apothicaire.

Pour ne pas être associé aux bars à jus et autres smoothies, l’établissement a par ailleurs calqué ses horaires sur ceux des autres pubs.

Avant l’ouverture, le personnel était angoissé à l’idée ne pas pouvoir recréer ce qui fait la légende des pubs irlandais : l’ambiance. «Nous ne savions pas trop comment ça se passerait», confie la gérante, Anna Walsh, 39 ans, perchée sur un tabouret de bar.

«Mais le premier soir, une fois qu’on était plein, impossible de dire qu’il n’y avait pas d’alcool», se réjouit-elle.

Certes, il y a bien eu des «sceptiques», se rappelle Vaughan Yates. Mais les réactions ont finalement été très positives.

Paula Gearty fait partie des convaincus. Cette femme de 49 ans a compté parmi les tout premiers clients. «C’est plutôt agréable d’avoir quelque chose de différent», dit-elle après avoir posé pour une photo avec des collègues dans ce pub.

Reste une question cruciale : un établissement sans alcool pourra-t-il survivre dans le secteur ultra-concurrentiel des pubs dublinois?

Monde

Une tornade fait au moins trois morts au Missouri

JEFFERSON CITY — Au moins trois personnes ont perdu la vie tard mercredi soir, lorsqu’une forte tornade a déferlé dans l’État du Missouri, où plusieurs maisons et commerces ont été rasés par la tempête.

Les services météorologiques américains ont confirmé que la puissante tornade avait atteint peu avant minuit la capitale du Missouri, Jefferson City, située à environ 200 kilomètres à l’ouest de St Louis.

La tempête a fait trois morts et plusieurs blessés, a annoncé le gouverneur de l’État, Mike Parson.

La sécurité publique du Missouri a déclaré que les trois victimes avaient perdu la vie dans le comté de Barton, au sud-ouest de l’État.

La tornade s’est dirigée ensuite vers l’Oklahoma, où les secouristes peinaient à sauver des gens de l’eau qui montait sans cesse.

Aucun décès n’a été recensé dans la capitale, mais le lieutenant David Williams, de la police de Jefferson City, a indiqué que 20 personnes avaient dû être secourues par les autorités.

«C’est une situation chaotique en ce moment», a déclaré M. Williams.

Le service météorologique a confirmé qu’une «tornade importante et destructrice» avait été observée à Jefferson City à 23h43.

La sécurité publique du Missouri a averti la population à se préparer à d’autres tornades et inondations soudaines.

Monde

Guerre ouverte entre Trump et les démocrates

WASHINGTON — Donald Trump et les démocrates américains sont entrés mercredi dans une véritable guerre ouverte, donnant au débat sur une procédure de destitution contre le président américain une intensité nouvelle.

Visiblement irrité, le milliardaire a exhorté les démocrates du Congrès à arrêter leurs «investigations bidon», en niant s’être livré à toute tentative d’étouffer les conclusions de la vaste enquête russe.

Monde

Report de la sortie du billet de 20 dollars avec une militante anti-esclavagiste aux États-Unis

WASHINGTON — Le projet de faire figurer le portrait d'une militante anti-esclavagiste noire sur les billets de 20 dollars est reporté au moins jusqu'à 2028, a indiqué mercredi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Harriet Tubman (1822-1913), qui aida à la libération d'esclaves puis participa à la lutte pour le droit de vote des femmes, devait remplacer dès 2020 le président populiste Andrew Jackson (1767-1845), un personnage admiré par Donald Trump et comme lui très controversé.

Autour du globe, 23 mai 2019