Autour du globe, 26 février 2018

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Monde

Grande-Bretagne: explosion à Leicester, «incident majeur» selon la police

LONDRES — La police britannique a indiqué dimanche ne pas disposer d'éléments pour lier à une quelconque activité terroriste, l'explosion et l'effondrement d'un immeuble, qui ont fait quatre blessés graves à Leicester, dans le centre de l'Angleterre.

«L'origine de l'explosion va faire l'objet d'une enquête conjointe de la police et des pompiers», a déclaré la police locale dans un communiqué.

«Nous demandons à la presse et à l'opinion publique de ne pas se lancer dans des spéculations quant aux circonstances de cet incident, mais à ce stade, il n'y a pas d'indication d'un lien avec une activité terroriste», a-t-elle ajouté.

La police avait fait état plus tôt d'un «incident majeur», précisant que «tous les services des urgences» étaient mobilisés, et demandé à la population d'«éviter de se rendre dans ce secteur» où les routes ont été fermées.

Quatre personnes ont été hospitalisées dans un «état critique», a déclaré une source hospitalière.

Un habitant de Leicester, qui habite non loin du lieu de l'incident, a raconté à l'AFP avoir ressenti l'explosion.

«C'était très effrayant, a déclaré Graeme Hudson. J'habite à cinq minutes [...] mais ma maison a été ébranlée. Je suis sorti et vu beaucoup de fumée et des flammes très hautes.»

«Je me suis vite rendu [sur place] pour voir ce qui se passait. Je ne suis pas resté longtemps car je craignais pour la sécurité de mon fils de 11 ans», a-t-il poursuivi.

Les pompiers locaux ont reçu des appels vers 19h GMT (14h, heure du Québec) de la part d'habitants du quartier faisant état d'une explosion et d'un incendie, a déclaré leur porte-parole, précisant que six véhicules de pompiers avaient été aussitôt déployés.

«Nous étions en route [vers le lieu de l'incident] lorsque la police a appelé pour nous dire qu'un immeuble s'était effondré», a précisé la porte-parole.

D'autres experts secouristes, dont une unité dotée de chiens de sauvetage, ont été dépêchés sur place, a-t-elle souligné.

Des représentants de compagnies de gaz et d'électricité étaient également sur les lieux, une mesure habituelle dans telle situation.

Des photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux montraient un immeuble en proie aux flammes, ainsi que des débris couvrant la rue.

Monde

Élèves et enseignants de Parkland angoissés de reprendre les cours

WASHINGTON - Les rescapés de la fusillade de Floride se préparaient dimanche à revenir dans leur lycée, une perspective jugée «effrayante», tout en continuant d’appeler les élus à prendre des mesures pour renforcer leur sécurité.

«Imaginez avoir survécu à un accident d’avion et devoir reprendre l’avion tous les jours», a indiqué à la chaîne ABC David Hogg, 17 ans, rescapé du carnage perpétré le 14 février dans le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, où 17 personnes ont perdu la vie. «Je n’arrive pas à imaginer comment mes camarades et moi allons pouvoir vivre cette journée sur le plan émotionnel».

Pour Delaney Tarr, une autre lycéenne ayant survécu à la fusillade, le retour sera encore plus difficile. «C’est inquiétant [...] et effrayant parce que je ne sais pas si je serai en sécurité, là-bas», a-t-elle dit sur Fox News. «Mais je sais qu’il faut le faire».

Certains étudiants et enseignants devaient revenir dès dimanche dans l’établissement pour une session dite «d’orientation». 

Coup à donner

L’ensemble du corps enseignant et le personnel administratif doit y revenir lundi et mardi pour y préparer le retour des élèves mercredi.

Une enseignante qui est déjà revenue au lycée a raconté à la radio publique NPR que le choc de voir sa salle de classe dans l’état exact où elle l’avait laissée pendant la fusillade, avec des cahiers ouverts sur les bureaux et le calendrier encore réglé à la date du 14 février, l’avait rendue tellement malade qu’elle s’était enfuie en courant.

Sous la pression des lycéens de Parkland, le président Donald Trump s’est déclaré en faveur d’un relèvement de l’âge légal pour acheter certaines armes, évoquant même la possibilité, extrêmement controversée, d’autoriser le port d’armes pour certains enseignants.

Monde

Rapprochement possible entre la Corée du Nord et Washington

SÉOUL, Corée, République de - Le Bureau du président sud-coréen Moon Jae-in a indiqué dimanche que la Corée du Nord était prête à entamer des pourparlers avec les États-Unis.

L’administration sud-coréenne a cité un délégué nord-coréen présent aux Jeux olympiques, qui aurait déclaré que le régime de Pyongyang était prêt à mener des négociations avec Washington.

Les États-unis et la Corée du Nord n’ont aucune relation diplomatique. Au cours des derniers mois, le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump se sont mutuellement attaqués, par des propos souvent provocateurs.

Ce revirement de situation survient alors que la Corée du Nord a présenté dimanche les dernières sanctions unilatérales américaines annoncées vendredi comme un acte de guerre, selon un communiqué diffusé par l'agence nord-coréenne KCNA.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé vendredi de nouvelles mesures visant à isoler encore plus la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique, parlant des sanctions les plus lourdes jamais imposées contre un pays.

Ces mesures visent plus de 50 sociétés de transport maritime et navires qui, selon l'exécutif américain, aident Pyongyang à contourner les nombreuses restrictions auxquelles le régime est assujetti.

Entre deux lignes

Le ministère promet par ailleurs des représailles si les États-Unis «ont vraiment le culot» de défier Pyongyang de façon «rude».

Lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull, M. Trump avait appelé vendredi à l’union pour «empêcher cette dictature brutale de menacer le monde de dévastation nucléaire», en référence à la Corée du Nord.

Il avait indiqué que, si les sanctions ne fonctionnaient pas, les États-Unis devraient «passer à la phase 2» et ajouté que «cela pourrait être rude».

Dimanche, le ministère nord-coréen des Affaires étrangères a promis de «mater les États-Unis à notre façon» en cas de provocation.

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Armer les enseignants doit être laissé à la discrétion des États, dit Trump

Le président Donald Trump a encore défendu, samedi, l’idée qu’armer les enseignants aurait un effet dissuasif sur les tireurs qui ciblent les écoles.

S’exprimant sur Twitter, il a toutefois spécifié que cette décision devrait être laissée à la discrétion des États.

Donald Trump a fortement encouragé l’idée de placer des enseignants et des employés armés dans les écoles pour protéger les étudiants depuis la fusillade qui a fait 17 morts à l’école Marjory Stoneman Douglas de Parkland, en Floride.

Plus tôt cette semaine, le président avait proposé l’idée que des bonus soient offerts aux éducateurs qui se portent volontaires pour être armés, et il s’était aussi déclaré favorable à un renforcement du contrôle des antécédents lors de l’achat d’une arme à feu.

Âge légal

Il avait également suggéré sur Twitter de rehausser à 21 ans l’âge légal pour posséder une multitude d’armes.

Plusieurs observateurs s’attendaient à ce que Donald Trump propose une loi fédérale pour armer les enseignants, mais ça ne semble pas être le cas.

Samedi, le président américain a écrit sur Twitter: «Des éducateurs armés (et des gens de confiance qui travaillent dans une école) aiment nos élèves et les protègeront. Des gens très brillants. Ces gens doivent être des adeptes des armes à feu, et suivre une formation annuelle. Ils devraient recevoir un bonus annuel. Il n’y aura plus de fusillades- un gros effet dissuasif peu coûteux. À la discrétion des États».

La Maison-Blanche n’a pas immédiatement répondu à la demande de l’Associated Press au sujet des commentaires du président sur Twitter.

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L'archevêque de Guatemala, critique du régime présidentiel, s'éteint

GUATEMALA — L'archevêque de Guatemala, Mgr Oscar Julio Vian Morales, 70 ans, figure médiatique et critique sévère du président Jimmy Morales, est décédé samedi d'un cancer, ont annoncé les évêques Antonio Martinez et José Cayetano.

«Nous déplorons le décès de Monseigneur Oscar Julio Vian Morales», ont écrit les deux évêques qui avaient fait part, vendredi dans une lettre, de la maladie de l'archevêque.

Le gouvernement du Guatemala a exprimé «ses plus sincères condoléances» et déclaré trois jours de deuil national.

Mgr Morales, très médiatique, se montrait critique envers le président Jimmy Morales, lui reprochant de ne pas avoir tenu ses promesses électorales.

«Le vote est un devoir et un droit que nous avons tous, et c'est peut-être aussi le moment de protester contre les nouveaux dirigeants, pour qu'ils ne ressemblent pas à ceux que nous avions», avait déclaré Mgr Morales en 2015 à la veille des élections législatives, après la départ puis l'incarcération en 2015 du président Otto Perez, accusé de corruption.

Mgr Morales avait été ordonné en 1976 et nommé archevêque de Guatemala, la capitale éponyme du pays, en octobre 2010, en remplacement du cardinal Toruno, parti à la retraite et décédé deux ans plus tard.

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Syrie: l'ONU réclame le cessez-le-feu

NATIONS UNIES — Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé à l'unanimité, samedi, une résolution réclamant la tenue d'un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie, et ce, «dans les plus brefs délais» afin de permettre l'acheminement d'aide humanitaire à des millions de personnes et l'évacuation des blessés et malades se trouvant dans un état critique.

Le vote avait été retardé pendant deux jours afin de laisser le temps aux autres pays de convaincre la Russie de soutenir la résolution. Moscou avait maintes fois répété qu'une trêve immédiate n'était pas réaliste.

Les commanditaires de la résolution, le Koweït et la Suède, l'ont amendée tard vendredi soir et à la dernière minute afin de satisfaire la Russie en supprimant une clause exigeant que le cessez-le-feu entre en vigueur dans les 72 heures.

Leurs efforts ont été couronnés de succès, même si l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a vivement critiqué Moscou pour avoir repoussé le vote, soutenant que ce retard avait coûté cher en termes de vies humaines.

Aucun échéancier n'a été établi pour la trêve, mais la résolution demande à ce qu'elle soit immédiatement suivie d'une autorisation pour les convois d'aide humanitaire et les équipes médicales d'entrer sur le territoire afin de secourir les blessés et les malades.

Le Koweït, la Suède et plusieurs autres pays font depuis longtemps pression pour que les Nations unies interviennent sur-le-champ alors que le bilan des victimes de la campagne de bombardements de l'armée syrienne dans une banlieue de Damas appelée la Ghouta orientale et tenue par les rebelles continue de s'alourdir.

La résolution exige que toutes les parties mettent immédiatement fin aux sièges à travers le pays, incluant ceux de la Ghouta orientale, de Yarmouk, de Foua et de Kefraya.

Le Conseil de sécurité a permis une seule exception au cessez-le-feu: les attaques contre les extrémistes de Daech (groupe armé État islamique) et des organisations affiliées à Al-Qaida, comme le Front Al-Nosra, pourront se poursuivre.

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5 morts dans un double attentat suicide au Yémen

ADEN - Cinq personnes, dont un enfant, ont été tuées et 31 blessées samedi dans un double attentat suicide perpétré contre l’unité de lutte antiterroriste dans la ville yéménite d’Aden et revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Deux kamikazes ont successivement lancé leurs véhicules contre le QG de cette unité situé dans le quartier Tawahi à Aden, selon des sources des services de sécurité.

«Les deux kamikazes ont péri ainsi que deux gardes et une passante», a déclaré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

Le directeur de la sécurité d’Aden, le général Challal al-Chae, a lui indiqué dans un communiqué que le double attentat avait fait cinq morts parmi des policiers et des civils, dont un enfant.

Selon lui, 24 autres civils ont été blessés sur une plage toute proche ainsi que sept gardes.

Le général Chae s’est félicité de la «vigilance» des forces de sécurité qui ont intercepté, selon lui, les deux voitures conduites par des kamikazes, les empêchant d’entrer à l’intérieur du QG.

L’EI a revendiqué ce double attentat dans un communiqué publié par son organe de propagande Amaq.

Ces dernières années, Aden, grande ville du sud, a été le théâtre d’une série d’attentats ayant tué des centaines de personnes, certains ayant été revendiqués par l’EI.

Les jihadistes ont principalement visé les forces gouvernementales qui se sont repliées dans le sud depuis qu’elles ont été chassées de la capitale Sanaa en septembre 2014 par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et leurs alliés, les forces fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh.

En mars 2015, une coalition dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue au Yémen pour aider le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi à combattre les rebelles.

La mission s’est élargie pour inclure des opérations contre des groupes jihadistes - à la fois l’EI et Al-Qaïda - qui a exploité le chaos provoqué par la guerre pour renforcer leur présence dans le sud du Yémen.

La guerre du Yémen a fait plus de 9200 morts, en majorité des civils, et poussé des régions du pays au bord de la famine.

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Emmanuel Macron face aux inquiétudes des agriculteurs français

PARIS - Le glyphosate, le Mercosur, la PAC: le président français Emmanuel Macron a répondu samedi à une foule d’interpellations, parfois agitées, lors de l’inauguration du salon de l’Agriculture, grand-messe annuelle de la profession à Paris.

Emmanuel Macron y a été accueilli par des sifflets, mais aussi des applaudissements, illustration des tensions actuelles au sein d’un monde paysan en pleine réorganisation.

Sifflé à plusieurs reprises sur son parcours par des membres du syndicat des jeunes agriculteurs, le chef de l’État a bifurqué pour aller parler «droit dans les yeux» à ses contempteurs, des céréaliers qui protestaient contre la fin du glyphosate et contre le projet d’accord de libre-échange UE/Mercosur.

«Je vous engueule parce que je n’aime pas qu’on me siffle derrière; mais après je viens vous voir et on s’explique», leur a-t-il lancé. Avant de leur assurer calmement que «personne ne sera laissé sans solution».

«J’ai cassé les parcours et les codes pour aller au-devant d’eux, et ils se sont arrêtés de siffler. On s’est expliqué, je crois qu’ils ont compris», a-t-il dit à la presse.

Cette visite intervient après des manifestations d’agriculteurs dans tout le pays contre le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).

Les éleveurs français craignent l’importation en Europe de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, avec des droits de douane réduits.

Ils redoutent une concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des critères sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu’en Europe.

Face à un agriculteur, déguisé en vache, qui se plaint lui de «la grande distribution» qui «se moque» des paysans, le président a répliqué: «il y aura des contrôles et des résultats concrets». «Vous verrez des sanctions fortes sur ce sujet des négociations  commerciales».

Sur l'Europe 

Puis, il a embrayé sur l’Europe avant de rencontrer le commissaire européen à l’Agriculture Phil Hogan: «pour la prochaine Politique agricole commune (PAC), je veux un mécanisme de garantie de prix minimum pour les éleveurs européens. Si on ne fait pas attention, on ne pourra plus choisir, ce sera le marché du prix qui aura décidé pour nous».

Les agriculteurs français s’inquiètent de l’avenir de la PAC, dont la France est l’un des principaux bénéficiaires, après le départ du Royaume-Uni. Vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont constaté leurs divisions sur ce sujet.

La présidente du puissant syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert a salué samedi la «prise de position très ferme» du président français devant les autres chefs d’État européens sur le budget de la PAC.

M. Macron «a vraiment dit et affirmé que pour les priorités nouvelles, il fallait des ressources nouvelles. Il a aussi dit qu’il y avait accord du président de la Commission européenne Juncker sur cette approche-là», a-t-elle relevé.

Pour déminer le terrain devant l’angoisse du monde rural, le président avait déjà expliqué jeudi à 700 jeunes agriculteurs reçus à l’Élysée qu’il voulait réorganiser l’agriculture en «filières» pour tenter de garantir sa rentabilité, tout en la sortant de sa dépendance aux fonds publics européens.

En 2016, près de 40% des chefs d’exploitation agricole ont perçu un revenu mensuel négatif ou n’excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques officielles.

Macron adopte une poule

Le président français a même profité de sa longue visite au salon de l’agriculture samedi à Paris pour adopter une poule, qui devrait être chargée de lui fournir des oeufs frais à l’Elysée.

Après avoir flatté le museau de «Haute», la vache égérie du salon, soupesé une biquette grise et admiré les innombrables spécialités régionales brandies sur son passage au cours de sa première visite du salon en tant que chef de l’Etat, Emmanuel Macron s’est soudain retrouvé avec une belle poule rousse dans les bras, qu’il a acceptée en souriant.

La poule lui a été offerte devant les caméras par le directeur général des poulets de Loué dans la Sarthe (ouest), Yves de la Fouchardière. Ou comment obtenir une publicité instantanée au cours d’un exercice obligé pour tous les présidents en exercice.

«Je la prends, mais il faut qu’on trouve un système pour la protéger du chien», lui a dit Emmanuel Macron, un brin amusé, évoquant Nemo, le labrador présidentiel, adopté fin août dans un refuge de la Société protectrice des animaux (SPA).

Un récent écho de presse paru dans le journal Le Figaro avait évoqué le souhait de son épouse Brigitte Macron de réaliser un jardin potager à l’Elysée, comme l’avait fait Michelle Obama à la Maison Blanche.

Alors, pourquoi pas avec une poule dans le jardin ?

«C’est très à la mode en ville», souligne Johann Coenne, le commissaire général du salon de l’aviculture de Paris, interrogé par l’AFP. «Mais il faudrait un coq aussi pour équilibrer», a-t-il suggéré.

Le président a avoué que jusqu’à présent «c’est le ministère de l’Intérieur» qui «fournit» les oeufs à l’Elysée. «Ils ont des poules».

«On va faire un poulailler à l’Elysée !», a-t-il dit.

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Cessez-le-feu en Syrie: les discussions à l’ONU se prolongent

NATIONS UNIES - Les discussions à l’ONU sur un cessez-le-feu humanitaire immédiat d’un mois en Syrie se prolongeaient samedi alors qu’une réunion du Conseil de sécurité pour voter sur un texte avait été convoquée pour 17h, selon des diplomates.

Une vingtaine de minutes après cette échéance, la salle du Conseil de sécurité restait aux trois quarts vide, seuls deux ambassadeurs de pays non membres permanents ayant pris place autour de la grande table en forme de fer à cheval.

«Aujourd’hui, on va voir si les Russes ont une conscience», a déclaré à quelques journalistes l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, sans autre indication.

«Les négociations continuent, on essaie d’arracher un accord», a expliqué à l’AFP un diplomate sous couvert d’anonymat.

Les discussions durent depuis plus de quinze jours et le Koweït et la Suède, co-signataires du projet de résolution en débat, font tout pour éviter un veto russe.