Advenant une baisse de son financement, la direction de Mon Chez Nous pourrait devoir diminuer le nombre de ses intervenants ainsi que leur salaire.
Advenant une baisse de son financement, la direction de Mon Chez Nous pourrait devoir diminuer le nombre de ses intervenants ainsi que leur salaire.

Mon Chez Nous dénonce son sous-financement

Caroline Barrière
Caroline Barrière
Le Droit
Mon Chez Nous craint de devoir réduire ses effectifs et le salaire de ses employés s'il n'obtient pas davantage de financement d'ici mars prochain.
L'organisme de Gatineau, qui vient en aide à 120 personnes en leur fournissant un logement, se définit comme une alternative à l'itinérance. Il reçoit 85 000 $ par année de l'Agence de la santé et de services sociaux l'Outaouais mais estime qu'il devrait plutôt compter sur la somme de 582 200 $ selon une politique signée par l'Agence et la Table régionale communautaire autonome de l'Outaouais.
Mon Chez Nous bénéficie également d'une subvention de 45 000 $ de Centraide et de 150 000 $ d'un programme d'aide fédérale qui prendra fin en mars. Les intervenants espèrent toujours qu'il sera reconduit en 2009. « On a d'autres sources de financement mais on est toujours en train de quêter. On est obligé de se creuser la tête même si on a une formule gagnante », souligne Benoît Fortin, président du conseil d'administration.
Advenant une baisse de son financement, la direction pourrait devoir diminuer le nombre de ses intervenants ainsi que leur salaire. L'entretien serait aussi réduit à l'essentiel.
Secteur oublié
François Roy, coordonnateur de Logemen'occupe, souligne que des organismes communautaires qui s'occupent de la lutte à l'itinérance ont récemment vu leur situation s'améliorer. « Mais le secteur du logement social a été oublié », a-t-il dénoncé.
Il a également profité de l'occasion pour interpeller les candidats à l'élection provinciale et notamment les libéraux sur cette question. « Mon Chez Nous est inquiet et on s'attend à des engagements de l'ensemble des candidats. »
Mon Chez Nous devrait présenter une nouvelle demande de financement provinciale au début de l'année.
Hier, l'Agence de la santé et de services sociaux de l'Outaouais a fait savoir que l'analyse des demandes suivait la procédure normale pour les 140 organisations qu'elle subventionne. « Mon Chez Nous reçoit annuellement 100 000 $ et non 85 000 $. Il a fait l'exercice de revoir ses besoins et au terme de cette démarche, nous pourrons accorder du financement supplémentaire aux groupes qui se trouvent le plus loin de leur cible de financement. Tout dépendra des budgets supplémentaires », a précisé le porte-parole de l'Agence, Martin St-Louis.