La mobilisation a débuté devant le bureau de comté du député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, dans le secteur Buckingham, à Gatineau.
La mobilisation a débuté devant le bureau de comté du député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, dans le secteur Buckingham, à Gatineau.

Mobilisation régionale pour l'environnement

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Des membres de la Table ronde des organismes volontaires d’éducation populaire de l’Outaouais (TROVEPO) ont occupé la devanture des bureaux des cinq députés provinciaux de l’Outaouais, lundi matin, à l’occasion d’une journée de mobilisation régionale visant à demander au gouvernement du Québec de tendre l’oreille aux scientifiques réclamant des actions pour résoudre la crise environnementale.

Les dix tables régionales membres du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), dont fait partie la TROVEPO, participaient à l’activité aux quatre coins de la Belle Province.

De petits groupes de militants se sont rendus devant les bureaux de comté des députés caquistes Mathieu Lévesque et Robert Bussières, de même que devant ceux des députés libéraux Maryse Gaudreault et André Fortin, en Outaouais. La mobilisation a débuté devant le bureau de comté du député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, dans le secteur Buckingham, à Gatineau.

«Ce qu’on demande, c’est que le gouvernement Legault fasse comme avec la COVID-19. Il dit que c’est important d’écouter les scientifiques et la santé publique pour la crise du COVID-19. Nous, ce qu’on dit, c’est que c’est aussi important d’écouter les scientifiques pour la crise climatique parce que ça fait des dizaines d’années qu’ils nous disent qu’on doit agir et pourtant, très peu de choses sont faites», affirme la coordonnatrice de la TROVEPO, Geneviève Tremblay-Racette.

La TROVEPO souligne que l’Outaouais a connu son lot de «phénomènes climatiques extrêmes» ces dernières années, des phénomènes attribuables, selon l’organisme, aux changements climatiques. La TROVEPO note les inondations de 2017 et 2019, de même que les tornades de 2018 et les épisodes de canicule des derniers étés. 

Si cette journée de mobilisation tombe au moment même où le gouvernement du Québec dépose son Plan pour une économie verte 2030, il s’agit tout simplement d’une «coïncidence» puisque l’intervention du MÉPACQ était planifiée depuis plusieurs mois, précise Mme Tremblay-Racette. 

Cette dernière soutient malgré tout que le document préparé par le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, n’est pas assez «costaud» en termes de mesures pour répondre aux défis du réchauffement climatique.

«On aurait préféré un plan plus vert foncé que vert pâle. [...] Le plan est très limité au niveau des GES. Oui, on encourage l’achat de véhicules électriques et on veut interdire la vente de véhicules neufs à essence à partir de 2035, mais on aurait voulu un plan qui va plus loin et qui impose des contraintes pour l’achat de véhicules plus polluants comme des VUS, par exemple. Dans nos demandes, on souhaitait que l’utilisation du gaz comme mode de chauffage soit réduite au profit de l’électricité et ç’a été retiré du plan», déplore Mme Tremblay-Racette.