Lancé le 6 octobre dernier, le spectacle de sons et lumières Mìwàte a éteint ses projecteurs dimanche, après un mois de représentations.

Mìwàte pourrait être de retour le printemps prochain

Le grand manitou des célébrations d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, a expliqué au Droit que le spectacle multimédia extérieur Mìwàte : illumination des chutes de la Chaudière pourrait être de retour le printemps prochain et ce, de la mi-mai à la fin juin 2018, si toutes les parties impliquées dans l’aventure s’entendent. Rien n’est encore confirmé.

Il s’agirait alors exactement du même spectacle, non revampé, puisque celui-ci fut, de l’avis de son promoteur, un succès intégral ; cependant, le printemps prochain, le grand public aurait, cette fois, accès au site toute la journée, alors que cet automne, le périmètre d’exploitation du lieu n’était accessible que pour le spectacle de soirée. 

« J’espère qu’on a amorcé une tradition », raconte, visiblement satisfait, Guy Laflamme. « Au début, on n’avait aucune idée de ce que cela donnerait côté achalandage ». 

Lancé le 6 octobre dernier, le spectacle de sons et lumières a éteint ses projecteurs dimanche, après un mois de représentations. On calcule qu’en tout près de 45 000 personnes auront assisté aux représentations de Miwàte. 

Autre statistique qui réjouit le producteur du spectacle : 19 % des spectateurs provenaient de l’extérieur de la région de la capitale nationale.

En tout, plus de 200 projecteurs bombardaient le site de faisceaux lumineux multicolores, chaque soir, et 2000 pieds de câbles d’éclairage par diodes électroluminescentes furent déployés le long du parcours. 

Ombres au tableau

Seules ombres au tableau : le spectacle a dû faire relâche une fois, à cause des vents violents et vers la mi-octobre, le trio musical A Tribe Called Red, dont on retrouvait deux pièces sur la bande sonore du spectacle, demandait que ses œuvres soient retirées de la production pour des raisons idéologiques. 

Guy Laflamme assure cependant que l’ensemble de la communauté autochtone approuve le spectacle et en a tiré une très vive fierté.

Il faut rappeler en effet que des panneaux informatifs sont disséminés sur le site et rédigés par des autochtones de la réserve algonquine Pikwakanagan et exposent les faits historiques reliés à ce lieu dans une perspective purement autochtone.

« Tout ça s’inscrit très bien dans le processus de réconciliation avec les premières nations, alors que personne ne pouvait quitter cette expérience sans avoir été ému, sans avoir été touché par la nature solennelle et presque spirituelle de l’expérience », explique Guy Laflamme.

C’était aussi la première fois depuis une centaine d’années que le grand public avait accès à ce site industriel.

Le spectacle, conçu par Moment Factory, utilisait d’ailleurs les deux tiers de l’équipement de la production multimédia Kontinuum, la prestation estivale souterraine que Moment Factory avait concoctée dans l’une des futures stations du train léger d’Ottawa en juillet.