Le capitaine S. Croc a bien fait rire la petite Émilie D'Aoust lors de la Marche pour l'autisme 2017 à l'école secondaire de l'Île, à Gatineau.

Marche pour l'autisme: 60000$ amassés

La Marche pour l'autisme a recueilli samedi un peu plus de 60 000 $, soit 20 000 $ en deçà de l'objectif que s'étaient fixé les organisateurs de l'activité.
La 15e édition de l'événement en appui aux camps d'été spécialisés pour les enfants autistes a permis d'amasser 60 394 $.
« Nous poursuivons nos efforts pour atteindre l'objectif de 80 000 $ », a précisé Jocelyne Sylvestre, directrice générale de Trait d'union Outaouais, organisme dont la mission est de favoriser l'intégration sociale des personnes autistes, tout en offrant un soutien à leur famille et à leur entourage.
La Marche pour l'autisme vise à amasser de l'argent pour permettre à quelque 80 enfants autistes de fréquenter cet été un camp de jour pendant six semaines. 
Les activités aux camps sont adaptées aux enfants. Les jeunes ont l'occasion de faire des sorties dans la communauté ainsi que de s'initier au yoga, à la musique, au karaté et à la zoothérapie, entre autres.
Mme Sylvestre a indiqué que ces camps sont importants car les enfants autistes n'ont souvent pas accès aux camps de jour réguliers.
« Il y a des enfants qui ont des besoins assez importants, qui ont besoin d'un accompagnement même en un pour un. Nous avons vraiment une programmation adaptée à leurs besoins, et on ajuste le ratio (enfants-éducateurs) en fonction des besoins et des activités », a-t-elle expliqué.
La demande pour les camps de jour est croissante. Présentement, Trait d'union Outaouais a une liste d'attente de 30 enfants. Les camps se déroulent au Cégep de l'Outaouais.
« J'aime dire que nous avons l'air de n'importe quel autre camp de jour dans le sens où on fait le même genre d'activités. C'est plutôt le ratio qui est adapté, et la façon dont on communique avec eux et qu'on organise les activités. Étant donné que les enfants autistes ont des difficultés sur le plan social, on fait beaucoup d'activités et de sorties tous les jours dans la communauté », a continué Mme Sylvestre.
Carol Hébert, père de Frédérick, un enfant autiste, a précisé que les camps de Trait d'union Outaouais sont très importants.
« Frédérick a déjà essayé autre chose, mais ce n'est pas comparable. Il est beaucoup mieux encadré. Il y a de meilleures activités pour lui. Il a plus de chances de s'épanouir et c'est mieux adapté à ses besoins », a indiqué M. Hébert.