Le conseiller sortant du district de Masson-Angers, Marc Carrière
Le conseiller sortant du district de Masson-Angers, Marc Carrière

Marc Carrière veut une autre bretelle

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
L’aménagement d’une nouvelle bretelle de sortie de l’autoroute 50 donnant sur la rue Georges doit être une priorité pour la Ville de Gatineau lors du prochain mandat, estime le conseiller sortant du district de Masson-Angers, Marc Carrière.

L’échevin indépendant, qui sollicite un deuxième mandat au conseil de Gatineau, a dévoilé ses priorités, vendredi, en vue de la campagne électorale.

À l’instar de la candidate à la mairie, Sylvie Goneau, M. Carrière affirme que les automobilistes et services d’urgence circulant en direction ouest sur la voie rapide, soit en provenance de Montréal, doivent avoir un accès à la rue Georges sans avoir à faire un détour et passer par le centre-ville de Buckingham ou par le chemin de Masson et la route 148.

« La raison est simple, c’est pour des raisons de sécurité. Avec tout le développement sur Georges, c’est nécessaire pour améliorer notre schéma de couverture de risque en incendie. Qu’on prenne juste par exemple le Manoir Buckingham. S’il se passe quelque chose là et qu’il y a un entrave sur le pont Brady, les pompiers ne pourront jamais se rendre à temps », explique M. Carrière.

Actuellement, il est uniquement possible d’accéder à la rue Georges par l’est sur la voie rapide. Pour les automobilistes présents sur la rue Georges qui souhaitent emprunter l’autoroute 50 et se diriger à l’est doivent se rendre à l’embouchure située sur le chemin de Masson.

M. Carrière dit avoir tenté il y a quelques années d’apporter le sujet à la table du conseil. Ce sont finalement d’autres projets routiers à Gatineau qui ont été priorisés.

« Très tôt au début du mandat, cette résolution va revenir pour que Gatineau puisse en faire une priorité. On doit avoir une position forte auprès du MTQ », dit-il.

Parmi les autres priorités du conseiller sortant, celui-ci s’engage à travailler pour simplifier le processus des entrepreneurs qui souhaitent développer l’est de la Ville. « On n’a qu’à pensé aux inondés qui doivent attendre cinq semaines pour avoir un permis de construction. C’est un bel exemple qui démontre qu’on doit améliorer les délais. Avec tous les projets qui s’en viennent dans l’est, on doit pouvoir mieux accompagner les entrepreneurs », lance M. Carrière

Ce dernier croit également que la solution pour rendre le transport en commun plus fluide dans le district passe par un meilleur équilibre entre les lignes 93 et 95 de la Société de transports de l’Outaouais. 

En ce qui concerne l’ancienne gare du Vieux-Masson, M. Carrière avance qu’il soutiendra tout « projet viable » qui pourrait émaner de la communauté. Il cite en exemple les travaux de la Corporation de développement touristique de la Basse-Lièvre.  Selon lui, le surplus de 290 000 $ de l’ancienne Ville de Masson-Angers pourrait servir à supporter un projet de restauration.

MAIRES ÉLUS SANS OPPOSITION

Les citoyens de plusieurs municipalités de l’Outaouais n’auront pas à se rendre aux urnes, le 5 novembre, puisque de nombreux maires et conseillers ont été élus sans opposition.

Dans la MRC Papineau, qui regroupe 24 municipalités, ils sont une dizaine à avoir été élus à des postes de maire sans opposition.

À Thurso, le maire sortant, Benoît Lauzon, sera de retour à son siège pour un deuxième mandat.

À Papineauville, le maire sortant Christian Beauchamp a été reconduit pour un deuxième mandat également. André Bélisle conserve son poste à Saint-Sixte, tout comme Michael Kane à Mulgrave-et-Derry, Carol Fortier à Notre-Dame-de-Bonsecours et Gilbert Dardel à Namur.

David Pharand (Duhamel) et Alain Gamache (Lochaber-Canton) ont aussi été réélus maires. Pierre Labonté (Bowman), Robert Bertrand (Mayo) et Martin Deschênes (Montebello) complètent le tableau.