Le coût de l'usine d'eau potable est au coeur des enjeux électoraux à Maniwaki.
Le coût de l'usine d'eau potable est au coeur des enjeux électoraux à Maniwaki.

Maniwaki: l'enjeu du coût de l'usine d'eau potable

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
S'il est élu maire de Maniwaki, Henri Côté s'engage à revoir tout le dossier des coûts de l'usine d'eau potable de Maniwaki, qui a coûté deux fois plus cher que prévu.
M. Côté, qui fait la lutte au maire sortant Robert Coulombe et à un troisième candidat, Maurice Richard, juge inquiétant qu'une usine qui devait coûter 3,8 millions$, lors de l'annonce du projet en 2006, en ait coûté 8 millions$. Ce montant comprend le coût de l'usine (7,5 millions$) et un montant supplémentaire de 500000$ pour le creusage de deux puits supplémentaires.
Cette usine, située dans la municipalité voisine de Deléage, a été construite en 2008 afin de remplacer une ancienne installation qui distribuait une eau brunâtre, provenant de la rivière Gatineau, qui n'était plus conforme aux normes des années 2000. Le gouvernement du Québec a donné une subvention de 3,6 millions$, alors que la Ville de Maniwaki a payé le reste de la facture.
«Les gens m'en parlent et, si je suis élu, je vais revoir tout ce dossier, car ça n'a pas de bon sens, affirme M. Côté. Le coût des travaux publics, à Maniwaki, doit être étudié de près, car les gens ne sont pas millionnaires. Il est important que les gens sachent le coût réel des projets.»
Selon des informations obtenues par LeDroit, la nouvelle usine d'eau potable n'aurait pas seulement coûté plus cher que prévu, mais les crépines, au bas des puits, seraient régulièrement bouchées. Le maire sortant, Robert Coulombe, a tenu à préciser que le blocage des crépines était prévu dès le départ et qu'elles sont nettoyées tous les deux ans. Il nie que l'usine d'eau potable pose problème, mais admet que certains ajustements ont été faits parce que les puits avaient été construits trop près les uns des autres. La ville a d'ailleurs creusé deux autres puits pour régler le problème. À son avis, ceux qui critiquent la Ville de Maniwaki dans cette affaire «cherchent des bibittes» inutilement.
La trésorière de la municipalité, Dinah Ménard, a précisé que le coût des deux puits supplémentaires a été défrayé en utilisant les subventions versées à la ville, dans le cadre de l'entente fédérale-provinciale sur la taxe sur l'essence.