Le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, a été sur la sellette après les révélations du Droit dans le dossier du Château Logue.

Maniwaki demande des clarifications

La Ville de Maniwaki soutient avoir agi en toute légalité dans le dossier des taxes impayées du Château Logue et elle ne comprend pas pourquoi elle est blâmée dans cette affaire.
Elle s'interroge également sur certains éléments contenus dans la lettre envoyée par le ministère des Affaires municipales des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT). «On s'attendait à ce qu'on nous demande des clarifications. On n'a jamais reçu d'appel du ministère», a commenté Daniel Mayrand, directeur général de la Ville, qui ne prévoyait pas que Québec pointe ainsi Maniwaki du doigt.
Le directeur général explique que la Ville a agi selon l'avis juridique qu'elle avait obtenu. Il s'explique mal pourquoi le Ministère remet en question la gestion de ce dossier. «L'avis juridique nous a guidés dans nos démarches quand on a pris les décisions pour les ententes de paiement avec le Château Logue», précise-t-il.
Le maire Robert Coulombe a lu la lettre du Ministère lors de la séance du conseil municipal de lundi dernier. Le premier magistrat n'a pas donné suite aux appels du Droit hier.
Dans un communiqué, il indique avoir eu des discussions avec les représentants du MAMROT, afin «d'amener des clarifications sur les avis et opinions énoncés dans leur lettre».
«J'ai aussi fait part qu'il n'y a eu aucune vérification ou discussion entre la Ville et le MAMROT sur l'avis juridique de MeMichel Lafrenière, produit en 2012», écrit-il.
La Ville de Maniwaki a l'intention de demander une rencontre avec les représentants du Ministère, pour ensuite clore le dossier.
De son côté, le président du Centre Château Logue s'est fait avare de commentaires. «Je suis convaincu qu'on n'a rien à se reprocher», s'est contenté de dire Michel Lacroix.
Lors d'une conférence de presse en mars 2013, ce dernier avait accusé les médias d'avoir véhiculé des faussetés et des informations non vérifiées dans le dossier des taxes foncières impayées par le Château Logue. À la lumière des révélations inscrites dans la lettre du MAMROT, M. Lacroix soutient que son avis n'a pas changé, insistant sur le fait qu'il n'a rien à se reprocher dans ce dossier.
L'heure du ménage
Fervent opposant au maire Coulombe dans cette histoire, l'ancien conseiller municipal Louis-André Hubert n'est pas surpris d'apprendre que le MAMROT blâme la Ville. «C'est rassurant de constater que le Ministère fait le même calcul que moi et qu'il pense que ce n'est pas légal. J'ai hâte de voir la suite. Ce serait normal que le Ministère intervienne, selon moi», affirme M. Hubert.
Celui qui personnifiait l'opposition à la Ville, selon plusieurs, n'a pas été réélu aux élections de novembre dernier. Il dit espérer que l'examen du MAMROT «n'ira pas dormir sur une tablette».
«Ça va prendre un gros ménage en profondeur à la Ville de Maniwaki», soutient M. Hubert.
sbranch@ledroit.com