À la lumière des informations dévoilées par LeDroit sur la gestion municipale à Maniwaki, notamment en lien avec le Centre Château Logue, le ministère québécois des Affaires municipales a décidé par lui-même d'examiner le dossier, une procédure rarissime.
À la lumière des informations dévoilées par LeDroit sur la gestion municipale à Maniwaki, notamment en lien avec le Centre Château Logue, le ministère québécois des Affaires municipales a décidé par lui-même d'examiner le dossier, une procédure rarissime.

Maniwaki confirme avoir radié une dette du Château Logue

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le maire Robert Coulombe confirme que la Ville de Maniwaki a radié un montant de 192 005 $ de la dette accumulée par le Centre Château Logue.
M. Coulombe a fait cette clarification, lundi soir, lors du conseil municipal, devant une salle bondée. Selon plusieurs témoins sur place, les esprits se sont parfois échauffés. Le président du Château Logue, Michel Lacroix, a même invité un citoyen présent à aller régler leurs différends «dehors».
Cette radiation de dette, selon le maire, est survenue en deux temps. D'abord, en 2006, un premier montant de 70 000 $ correspondant à l'annulation des intérêts et d'un montant sur la créance a été radié par la municipalité. Ensuite, en 2012, à la suite d'une nouvelle demande de M. Lacroix pour réduire sa créance pousse la Ville de Maniwaki à radier un autre montant de 122 005 $.
La semaine dernière, LeDroit indiquait, sur la foi d'un document de la Ville de Maniwaki, signée par la trésorière, que la municipalité s'apprêtait à radier un montant de près de 380 000 $ sur la dette du Château Logue. Hier, le maire Coulombe a précisé qu'il s'agissait d'une «document interne de travail».
Selon lui, ce document ne prenait pas en considération différentes ententes survenues avec le Château Logue en 2005 et 2006. La Ville considérait ces ententes comme conclues, mais pas le Château Logue. Le maire affirme que le document que LeDroit avait entre les mains avait été produit à titre informatif pour les membres du conseil, afin de chiffrer quelle aurait été la situation sans ces ententes.
Mercredi passé, dans une conférence de presse fleuve de deux heures, Michel Lacroix a attaqué les médias, les accusant de véhiculer des «faussetés». Il confirmait aussi devoir 785 000 $ à la Ville de Maniwaki en taxes, intérêts et frais de location impayées depuis 2002.
Plus de détails à venir.