Des manifestants se sont rassemblés devant la colline parlementaire, cette fin de semaine, pour demander à Ottawa de soutenir le peuple libyen.
Des manifestants se sont rassemblés devant la colline parlementaire, cette fin de semaine, pour demander à Ottawa de soutenir le peuple libyen.

Manifestations sur la colline contre les dictatures arabes

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit
Pendant que le monde arabe tremble de partout, des secousses continuent de se faire sentir dans les grandes capitales du monde en soutien aux révoltes, dont Ottawa. Samedi, Libyens, Bahreïniens, et Djiboutiens ont convergé vers la colline du Parlement, pour clamer la libération de leurs pays du joug dictatorial.
Contrairement aux soulèvements qui ont eu lieu en Tunisie et en Égypte, ceux de Libye, du Bahreïn et de Djibouti ont été sévèrement réprimés par les autorités en place. Madghis Madi, un jeune Libyen, ne s'en étonne pas. « La répression par la violence, c'est l'histoire de notre pays depuis que Mouammar Kadhafi est en place, souligne-t-il. C'est leur façon de faire. »
En tout, près de 200 manifestants ont marché sur la colline du Parlement, en après-midi.
« À bas Kadhafi, vive le peuple de Libye ! », a scandé la foule hétéroclite formée de femmes, hommes et enfants.
Les protestataires avaient aussi un message à livrer aux parlementaires canadiens. « Le gouvernement du Canada doit arrêter son silence et soutenir le peuple de Libye », poursuit M. Madi, optimiste que le soulèvement populaire aura raison du pouvoir en place dans son pays d'origine.
Dans un pays où le droit de parole n'existe pas, les médias sociaux se révèlent indispensables dans la diffusion de l'information, explique Balqeef Mihirig, une jeune Canadienne d'origine libyenne à la tête du mouvement ottavien en affiliation libre avec des réseaux de jeunes Libyens d'Amérique du Nord.
« Les médias sociaux jouent un rôle pivot dans l'organisation et la coordination de nos manifestations, dit-elle. Sans eux, nous n'aurions aucune idée de ce qui se passe dans notre pays. Nous comptons sur le courage de personnes qui risquent leur vie pour nous transmettre des photos ou des vidéos des violences pour que nous puissions les mettre en ligne. »