Manifestation à Ottawa-Gatineau jeudi: plusieurs rues et ponts fermés

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Des milliers de personnes prendront d'assaut les rues d'Ottawa et d'une partie du centre-ville de Gatineau, jeudi après-midi, pour une manifestation majeure dirigée principalement contre le gouvernement Harper.
Le Forum social des peuples prendra son envol aujourd'hui jusqu'à dimanche. Plusieurs groupes sociaux - syndicats, organismes communautaires, coopératives, association citoyennes - entameront une marche depuis trois points de départ, soit le parc Jacques-Cartier à Gatineau, et l'île Victoria et le Musée canadien de la Guerre à Ottawa.
Les ponts du Portage et Chaudière seront fermés une partie de l'après-midi. Les rues Laurier, à Gatineau, ainsi que Booth et Wellington, à Ottawa, seront fermées entre 14 h et 16 h 30. Le pont Alexandra sera fermé pendant quelques minutes, vers 14 h 25.
De 5 000 à 10 000 personnes se rejoindront sur la colline parlementaire.
Cette manifestation sert de coup d'envoi du grand Forum social des peuples, qui se déroule à l'Université d'Ottawa toute la fin de semaine. Quelque 500 activités et ateliers se tiendront sur le campus de l'Université d'Ottawa.
Le coordonnateur des programmes d'Alternatives, Roger Rashi, étend le discours anti-Harper « à tous les gouvernements appliquant la politique d'austérité proposée par les grandes entreprises et les banques ».
Selon lui, la crise économique de 2008 est le résultat direct de la gourmandise des grandes entreprises et des banques, qui ont réclamé des diminutions d'obligations fiscales. « Depuis 30 ans, dit-il, c'est systématique. Le gouvernement coupe dans les programmes sociaux et diminue l'impôt aux riches. C'est pour cette raison que les budgets des gouvernements sont dans le rouge, affirme M. Rashi.
« On sort des milliards pour sauver les banques. Les gouvernements sont obligés de payer, et finalement se retournent vers le public. »
La grande majorité des manifestants n'en veulent pas contre l'entrepreneuriat.
« Ce n'est pas le commerçant, le problème. Ce sont les géants comme les pétrolières », conclut M. Rashi.