Au ministère des Affaires mondiales, on indique que les agents consulaires canadiens «sont en contact avec Mme Morin et suivent son cas de près».

Manif pour demander le rapatriement de Nathalie Morin

Quelques personnes ont manifesté dimanche devant le Parlement pour continuer à mettre de la pression sur le gouvernement canadien pour le rapatriement au pays d'une Québécoise et ses quatre enfants.
Nathalie Morin est une femme de 32 ans ayant vécu dans la région de Montréal. Elle est cependant retenue contre son gré en Arabie saoudite, soulignent les manifestants, après s'être rendue dans ce pays en 2005 avec son fils, Samir, pour rejoindre le père saoudien de son enfant. Elle a eu trois autres enfants par la suite.
Dès son arrivée en Arabie saoudite, Mme Morin a été victime de violence et a demandé son rapatriement. Sans intervention diplomatique, elle ne peut pas quitter sans permission d'un intervenant saoudien, et la garde des enfants revient automatiquement au père en cas de séparation ou de divorce, a expliqué Marie-Ève Côté.
«Pour elle, c'est inconcevable de partir sans ses enfants. Aucune femme ne prendrait une telle décision», a argumenté Mme Côté, organisatrice de la manifestation, et femme sensibilisée à la cause de Mme Morin.
«On dirait que le gouvernement a abandonné son cas, qu'il ne fait pas de suivi. Ça fait onze ans qu'elle essaie d'être rapatriée, qu'elle fait beaucoup de démarches, mais elle est toujours là-bas», a continué Mme Côté.
Au ministère des Affaires mondiales, on indique que les agents consulaires canadiens «sont en contact avec Mme Morin et suivent son cas de près». 
«Afin de protéger la vie privée des individus, nous ne pouvons révéler davantage de détails», a indiqué un porte-parole du ministère par courriel. 
Mme Côté veut qu'Ottawa négocie sans délai avec les autorités saoudiennes le rapatriement de Mme Morin avec ses enfants.
«On souhaite aussi que l'ambassade du Canada à Riyad lui apporte une vraie aide, et réponde à ses besoins. Elle n'a pas d'identité présentement en Arabie saoudite», a ajouté Mme Côté.