Les dirigeants du Festival des montgolfieres de Gatineau prennent très au sérieux la sécurité de leur site.

Manèges et sécurité ne peuvent se dissocier

De sévères normes doivent être respectées à la lettre et zéro compromis ne peut être fait sur la sécurité par les acteurs impliqués dans un événement où l'on retrouve une aire de manèges, rappelle le Festival des montgolfières de Gatineau (FMG), quelques jours après la mort tragique d'un adolescent dans une foire de l'Ohio, au sud de la frontière.
« C'est certain qu'un incident majeur comme celui-là, ça a pris toute notre équipe au coeur. C'est infiniment triste et on ne veut pas que ça arrive ici comme ailleurs », clame la directrice générale par intérim du FMG, Sandra Cloutier. 
Jeudi dernier, un jeune homme de 18 ans prenait place dans l'une des nacelles du « Fire Ball », un manège qui tourne sur lui-même dans les airs et se balance de l'avant vers l'arrière, lorsque pour une raison inconnue la nacelle s'est soudainement détachée de la structure et a été projetée dans les airs. La victime, qui a été projetée hors de son siège, est décédée sur le coup, alors que sept autres passagers ont subi de graves blessures. L'exploitant du manège soutient que des inspections mécaniques avaient eu lieu avant l'ouverture de l'événement. La famille de la victime songe à intenter une poursuite dans cette affaire. 
Depuis plus de deux décennies, Festival des montgolfières s'associe année après année avec la firme Amusements Spectaculaires, de Mirabel, pour l'exploitation des nombreux manèges installés durant cinq jours au parc de la Baie pour les amateurs de sensations fortes ou de plaisir familial. Il s'agit de l'une des plus grandes entreprises de manèges mobiles au pays. 
Outre des blessures légères n'ayant pas un lien direct avec une défectuosité mécanique du manège, par exemple des manches trop longues qui restent accrochées ou encore un enfant qui trébuche dans un escalier, aucun incident n'est survenu dans le parc d'attractions du FMG dans le passé.
« Dans le cadre d'un contrat avec un fournisseur, c'est évident qu'on s'attend à ce que les normes soient respectées. Ici, c'est la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) qui réglemente le tout. De notre côté, on demande à être informé dans l'immédiat quand il y a un bris de manège ou qu'un incident survient dans cette zone. On exige aussi qu'ils nous fournissent le plan des manèges, qui est ensuite acheminé aux agents de sécurité, au comité des enfants perdus, ainsi qu'aux policiers, pompiers et paramédics. Nous sommes à l'affût, nous patrouillons constamment ce secteur », affirme Mme Cloutier.
Cette dernière ajoute qu'une firme comme Amusements Spectaculaires est aussi obligée de fournir pour chaque manège une fiche d'inspection produite par le manufacturier, laquelle doit ensuite être approuvée par la RBQ. 
« Tous les manèges ont leur propre carnet de santé et une inspection est aussi effectuée sur une base quotidienne pour chacun d'eux, en plus d'avant et après l'événement. La Régie vient également nous voir une fois par an pendant le festival pour faire une inspection. C'est sporadique, elle ne s'annonce pas. Elle peut inspecter les manèges, les scènes, les roulottes et les concessions alimentaires, par exemple », dit-elle.
Qui plus est, la compagnie québécoise compte dans son équipe trois experts en sécurité de manège qui détiennent une formation de l'organisme AIMS International, reconnu à travers le globe.
« Les gens peuvent se sentir en sécurité. On ne veut pas perdre le privilège de la confiance de nos festivaliers », conclut Sandra Cloutier. 
Le 30e FMG aura lieu du 31 août au 4 septembre.