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L'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario, qui a amorcé au début de février une procédure de restructuration sous supervision judiciaire en vertu de la Loi sur les arrangements, enregistrait des déficits depuis au moins 2014, dit un conseiller du gouvernement ontarien dans un rapport provisoire obtenu par La Presse Canadienne.
L'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario, qui a amorcé au début de février une procédure de restructuration sous supervision judiciaire en vertu de la Loi sur les arrangements, enregistrait des déficits depuis au moins 2014, dit un conseiller du gouvernement ontarien dans un rapport provisoire obtenu par La Presse Canadienne.

L'Université Laurentienne accumulait les déficits depuis 2014, selon un rapport

Shawn Jeffords
La Presse Canadienne
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L'Université Laurentienne de Sudbury, en Ontario, qui a amorcé au début de février une procédure de restructuration sous supervision judiciaire en vertu de la Loi sur les arrangements, enregistrait des déficits depuis au moins 2014, dit un conseiller du gouvernement ontarien dans un rapport provisoire obtenu par La Presse Canadienne.

Dans une lettre du 29 janvier adressé au ministre des Collèges et Universités de l'Ontario, Alan Harrison écrit qu'un examen des documents de l'établissement bilingue laisse présager que les problèmes financiers de l'Université Laurentienne remontaient à loin.

«L'Université Laurentienne ne peut même pas dire avec précision depuis combien de temps elle est dans la zone d'insolvabilité, [1/8]ce qui[3/8] ne montre pas une bonne image de l'établissement, souligne M. Harrison. Je n'ai jamais rien vu d'aussi grave que cette situation.»

Le 2 février, le recteur de l'université, Robert Haché, a déclaré que l'établissement était en situation d'insolvabilité à cause de la pression accrue provoquée par des déficits récurrents, le déclin démographique dans le Nord de l'Ontario, la réduction et le gel des frais de scolarité imposés en 2019 ainsi que la diminution des revenus attribuable à la pandémie.

Même si l'Université Laurentienne a entamé une procédure de restructuration sous supervision judiciaire, cela ne changera rien à ses activités quotidiennes, a ajouté M. Haché.

M. Harrison, qui a été nommé le 22 janvier pour enquêter sur la situation financière de l'université, dit qu'elle avait fait état d'un déficit de 5,6 millions $ en 2020-2021 qui pourrait grimper à 22 millions $ en 2025-2026.

Dans son rapport provisoire, M. Harrison mentionne que l'établissement a utilisé une marge de crédit et a accumulé une dette de 90 millions $ envers les banques. Toutefois, le déficit était en fait plus élevé de ce qui avait été rapporté à cause des 38 millions $ de contributions différées, notamment sous forme de subventions de recherches.

Si l'argent a été dépensé, les recherches et autres travaux auxquels il avait été accordé ne sont pas encore terminés.

M. Harrison note que le conseil d'administration de l'université n'a été mis au courant qu'avant la mi-décembre 2020. Il a ensuite ordonné que les fonds soient séparés dans le budget pour résoudre le problème.

«Cela laisse toujours l'université à la recherche de 38 millions $ pour couvrir les obligations restantes à l'égard de ces fonds qui étaient auparavant dépensés de manière inappropriée», écrit-il.

Il ajoute que l'actuel recteur, embauché en 2019, a pris des mesures correctives pour résoudre les problèmes financiers et n'est pas responsable de la situation.

M. Harrison devrait remettre son rapport final dans six à huit semaines. Le gouvernement Ford n'a pas annoncé si le rapport final serait rendu public.

Une porte-parole de l'Université Laurentienne a déclaré que l'établissement n'avait pas lu le rapport de Harrison.

«La Laurentienne a été ouverte, transparente et coopérative avec le conseiller du gouvernement et s'est félicitée de sa nomination par le ministre», dit Isabelle Bourgeault-Tasse.

Invité à répondre à la lettre de Harrison, un porte-parole du ministre des Collèges et Universités, Ross Romano, a déclaré que la situation était «profondément préoccupante et sans précédent».

«Les étudiants de l'Université Laurentienne demeurent la priorité du gouvernement et nous veillons à ce qu'ils puissent poursuivre leurs études sans interruption», a dit Cameron Wood.