L'Université d'Ottawa a économisé 27,3 millions $ en coûts d'énergie, depuis 1993, grâce à toutes les mesures mises en place.
L'Université d'Ottawa a économisé 27,3 millions $ en coûts d'énergie, depuis 1993, grâce à toutes les mesures mises en place.

L'Université d'Ottawa surprend avec ses méthodes d'économie d'énergie

Charles Thériault
Charles Thériault
Le Droit
Le développement durable n'est plus un mot creux pour les gens d'affaires qui ont participé au Symposium sur le développement durable, jeudi, à l'hôtel Hilton Lac Leamy. Ils ont découvert des façons de faire qui leur permettent d'économiser de l'argent, tout en protégeant l'environnement et en tenant compte de l'impact social de leurs pratiques.
Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'invitation du Regroupement des gens d'affaires, de la Chambre de Commerce de Gatineau et de la Chambre de commerce d'Ottawa pour participer à ce premier colloque.
Des représentants d'entreprises, de gouvernements et d'institutions publiques ont expliqué comment ils ont intégré le principe du développement durable à la gestion de leur organisation.
Le cas de l'Université d'Ottawa est celui qui a le plus étonné les participants. Le directeur adjoint de l'ingénierie et du développement durable de l'université, Pierre de Gagné, a déclaré que l'institution a économisé 27,3 millions $ en coûts d'énergie, depuis 1993, grâce à toutes les mesures mises en place.
«Mieux encore, en 34 ans, notre consommation totale d'énergie n'a presque pas augmenté alors que le campus de l'université a triplé de volume durant cette période. Les avantages économiques des économies d'énergie sont nets», a déclaré M. de Gagné. L'Université d'Ottawa prévoit aussi construire son prochain édifice, le Pavillon des sciences sociales, en visant l'atteinte des  normes de certification «LEED-Or», la norme la plus sévère en matière de construction respectueuse de l'environnement.
Si certaines entreprises choisissent de s'engager librement sur la voie du développement durable, d'autres le font pour obtenir des contrats gouvernementaux.
Le porte-parole de la Direction générale des acquisitions du gouvernement du Québec, Léandre Morin, a xpliqué que des normes de développement durable sont maintenant intégrées aux appels d'offres du gouvernement du Québec. Une nouvelle loi, entrée en vigueur le 1er octobre, permet à son organisme de privilégier une soumission présentée par une entreprise qui a de meilleures pratiques environnementales que les autres, même si ses services coûtent 10 % plus cher que ceux des autres soumissionnaires.
La Ville de Gatineau va, elle aussi, se doter d'une politique «éco-responsable» qui influencera ses achats de biens et de services.
Le Conseil régional de l'environnement et du développement durable de l'Outaouais (CREDDO) a profité de l'occasion pour lancer son nouveau guide de gestion des matières résiduelles, à l'intention des entreprises. On peut le consulter en visitant le site Internet.