Patricia et son père, Dave Klaassen, lors de son arrivée à l'Ud'O.
Patricia et son père, Dave Klaassen, lors de son arrivée à l'Ud'O.

L'Ud'O fourmille de vertes recrues

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit
Les campus des établissements postsecondaires d'Ottawa ont repris vie cette fin de semaine, avec l'arrivée de milliers de jeunes étudiants.
Parents et étudiants ont fait connaissance avec Allan Rock, lors du brunch du recteur de l'Université d'Ottawa, organisé hier après-midi. Le moment était choisi pour les parents qui avaient le coeur gros de voir leur rejeton quitter le nid familial, de se faire rassurer.
« Plusieurs parents m'ont dit qu'ils étaient contents de voir à quel point les étudiants sont encadrés », affirme M. Rock, signalant qu'environ 40 % des étudiants de l'université proviennent de l'extérieur de la région.
Environnement sécuritaire ou non, il n'est tout de même pas facile pour Lance Edwards et sa conjointe Janice de laisser partir leur fille de 17 ans, Claire. Ils n'auraient pas raté cette journée pour rien au monde.
« C'est mon bébé, lance-t-il en plaçant une main sur le coeur. On veut s'assurer qu'elle ne manque de rien. »
Partout sur le campus, des kiosques invitaient les vertes recrues à joindre leur club ou activité, au rythme déchaîné des basses fréquences.
Un flot ininterrompu de jeunes étudiants accompagnés de leurs parents entrait et venait dans les résidences.
Pourquoi avoir choisi l'Université d'Ottawa ? « Parce que c'est loin de la maison et des parents », lance Christian Roy, devançant la réponse de sa fille, à qui la question était adressée.
La jeune fille de 17 ans originaire d'un hameau près de Perth rétorque du tac au tac que c'est plutôt le programme de littérature française qui l'a attirée dans la capitale.
Afin de faciliter l'intégration des jeunes dans leur nouvel environnement, une armée de bénévoles se dressait près des résidences. Si pour certains parents rencontrés par LeDroit le moment est vécu comme une déchirure, les « petits nouveaux » n'attendent que leur départ, souligne un volontaire.
« Au début, certains jeunes ont quelques craintes, indique Olubukoye Fakeye, un étudiant étranger provenant du Nigeria, en Afrique. On leur dit que tout se passera super bien... sauf s'ils tombent sur un coloc déplaisant. À notre âge, le but c'est d'avoir du plaisir, jusqu'à ce qu'on soit inscrit à des cours difficiles. »
Inscription à la hausse
À La Cité collégiale comme à l'Université d'Ottawa, les inscriptions sont à la hausse cette année.
L'Ud'O accueille 41 000 étudiants, et le collège franco-ontarien, 5000.
Face à cette croissance, le recteur Allan Rock se donne comme objectif de doubler le nombre de lits en résidences, au nombre de 3000, dans les prochaines années.