Si le projet de l'homme d'affaires Michael Bartlett se réalise, le Pontiac pourrait changer du tout au tout. La région au visage rural deviendrait un centre de recherche «de classe mondiale».
Si le projet de l'homme d'affaires Michael Bartlett se réalise, le Pontiac pourrait changer du tout au tout. La région au visage rural deviendrait un centre de recherche «de classe mondiale».

Loin d'être un simple «vendeur de rêves»

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Les «vendeurs de rêve» ont été nombreux au cours des dernières années à présenter des projets de développement qui n'ont jamais vu le jour dans le Pontiac. Celui de l'homme d'affaires Michael Bartlett, malgré son importance considérable, semble toutefois beaucoup plus crédible que les autres.
M. Bartlett est précédé d'une solide réputation. Il a beaucoup d'argent et surtout énormément de contacts dans le milieu des affaires, tant au Canada que chez nos voisins du Sud.
Il a été président de l'Exposition universelle de Vancouver en 1986. Il a participé à la création et à l'ouverture du premier grand parc d'attractions au pays, Canada's Wonderland, près de Toronto. On lui a aussi confié la gestion, puis la vice-présidence de Universal Studios d'Orlando, en Floride, pendant quelques années. Il a été président-directeur général de l'influente firme Leisure Capital and Management. Il est aujourd'hui président-directeur général de Clearant, une compagnie dans le domaine scientifique et de la biotechnologie.
En juillet dernier, l'homme d'affaires qui habite à Orlando, en Floride, enregistrait la firme Pontiac Technology Center & Resort (PTCR) au registre des entreprises du Québec. Ses discussions avec des gens de la région pour implanter un parc technologique dans le Pontiac avaient toutefois débuté quelques mois plus tôt.
«On a vu plusieurs vendeurs de rêve passer dans le Pontiac, rappelle la députée Charlotte l'Écuyer. On se rendait rapidement compte que ce n'étaient que des gens qui avaient de belles grandes idées, sans véritables moyens. Ils cherchaient avant tout des subventions. M. Bartlett ne nous a demandé aucune subvention pour son projet. C'est une personne qui a prouvé qu'il pouvait livrer la marchandise et qui a beaucoup d'expérience.»
«C'est sérieux tout ça»
Marie-Claude Johnson, de la firme de communication Hatley, mandatée par PTCR pour assurer les relations médiatiques, soutient que Michael Bartlett est sérieux dans sa démarche. «Le projet est encore à l'étape conceptuelle, mais oui, c'est sérieux tout ça. C'est un projet ambitieux et de longue haleine. C'est un modèle tourné vers l'avenir permettant de financer de jeunes entreprises en technologie verte. Des entreprises pourraient naître, croître et demeurer à cet endroit. Il est aussi projeté d'y implanter des entreprises déjà bien établies dans le domaine.»
Le directeur général de la MRC Pontiac, Rémi Bertrand, admet que l'ampleur du projet surprend.
«C'est le genre de projet dont on entend parler, mais qu'on ne voit jamais ici, dit-il. Là, il y a vraiment une possibilité que ça se concrétise, ici, dans le Pontiac. Contrairement aux vendeurs de rêves qui arrivent avec des idées pour changer le monde, mais qui ont besoin d'argent pour le faire, M. Bartlett, un homme qui a déjà fait des réalisations, arrive ici avec du financement privé et un projet crédible, directement en lien avec ce que nous recherchons comme développement.»