Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

Logemen'occupe lance un appel à l'aide

Logemen'occupe pourrait être forcé de réduire ses activités et de mettre à pied son coordonnateur, François Roy, en raison d'une diminution de 20000$ d'une subvention fédérale.
Les membres du conseil d'administration de l'organisme ont lancé, hier, un appel à la communauté outaouaise afin d'obtenir du financement nécessaire à la poursuite des activités. Le groupe a appris récemment que la subvention de 30000$ qu'il reçoit de la Stratégie de partenariats de lutte à l'itinérance sera réduite des deux tiers, parce que l'organisme n'offre pas - selon les responsables du programme - de service direct aux personnes et aux familles itinérantes.
Cette annonce survient au moment où Logemen'occupe est déjà aux prises avec un manque à gagner qui entraîne un déficit de plus de 20 000 $ en 2013-2014, puis un déficit anticipé de quelque 40 000 $ l'année suivante.
«Nous interpellons les autorités publiques et la population, car Logemen'occupe est un organisme sous-financé», a martelé François Roy, rappelant que l'organisme a multiplié les initiatives pour venir en aide aux ménages et aux individus mal-logés, depuis 15 ans. Logemen'occupe a notamment participé à la réalisation de 85 unités de logement, en collaboration avec les organismes Mon chez nous et Les Oeuvres Isidore Ostiguy, ainsi qu'à un projet d'habitation pour femmes monoparentales, avec l'organisme Espoir Rosalie.
De plus, Logemen'occupe offre six logements de dépannage pour les familles en difficulté, dans son immeuble de la rue Curé-André-Préseault. Aux yeux de François Roy, l'organisme ne reçoit pas une pleine compensation monétaire pour les services qu'il offre, même si son action a un effet direct sur la lutte à l'itinérance, puisque ces familles pourraient se retrouver à la rue. Logemen'Occupe n'est pas considéré comme un organisme de charité, ce qui l'empêche de fournir des reçus d'impôt à ses donateurs, et il n'est pas admissible aux subventions de Centraide Outaouais.
Les responsables de Logemen'occupe demandent donc l'aide du public, de la communauté d'affaires et de la Ville de Gatineau, afin que François Roy et son équipe puissent poursuivre leur travail. En 2003, une situation similaire avait forcé l'organisme à mettre à pied son coordonnateur durant quelques semaines.