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Pascal Villeneuve, propriétaire de Jäbb Traiteur Santé
Pascal Villeneuve, propriétaire de Jäbb Traiteur Santé

L’interdiction de rassemblements à Noël provoque des pertes importantes pour des traiteurs gatinois

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Après avoir initialement permis les rassemblements de 6 à 10 personnes durant la période des Fêtes, le gouvernement québécois a changé son fusil d’épaule au début du mois pour finalement les interdire. Cette volte-face fait en sorte que des services de traiteur gatinois sont confrontés à d’importantes pertes financières pour ce qui est normalement la période la plus payante de l’année.

« C’est des dizaines de milliers de dollars en pertes pour le temps des Fêtes qui viennent s’ajouter aux centaines de milliers depuis le début de la pandémie », se désole le propriétaire de Jäbb Traiteur Santé, Pascal Villeneuve.

« Il y a des commandes qui entrent quand même, mais on est loin de ce que ça devrait être normalement à ce temps-ci de l’année. Je reste ouvert jusqu’au 24 décembre, après je ferme jusqu’au 4 janvier. En temps normal j’aurais été dans le jus jusqu’au début janvier, mais là je n’ai pas le choix de fermer une semaine complète, c’est plus rentable de cette façon. »

Du côté d’Épicure Traiteur, le copropriétaire Michael Mercier abonde dans le même sens que son homologue de Jäbb.

« Ça nous coupe l’herbe sous le pied. C’est normalement une de nos meilleures périodes de l’année. On avait déjà des centaines de commandes qui étaient prévues pour des rassemblements de 6 à 10 personnes qui sont tout simplement tombées à l’eau. »

Le temps des Fêtes se veut normalement une véritable mine d’or pour les services de traiteur. L’interdiction du gouvernement Legault entraîne des pertes substantielles en argent, mais aussi en denrée.

« Il y en a plusieurs qui ont décidés de raviser leur commande à la baisse parce qu’ils avaient commandé pour un grand groupe, mais qui finalement vont rester avec leur petite famille. D’autres ont carrément décidé d’annuler », explique M. Villeneuve.

« On dirait que le gouvernement prend des décisions qui sont non réfléchies et ensuite quand il change d’idée, ça vient nous affecter solidement. J’ai trouvé ça ingrat de leur part. Ils auraient dû y penser comme il faut avant de s’avancer », poursuit-il.

Pour pouvoir rester rentables, les traiteurs ont dû se tourner vers d’autres alternatives, comme la confection de portions individuelles qui peut être livrées à domicile.

« On a créé des boîtes à lunch de Noël qui inclut un repas avec une entrée et un dessert servi en format individuel. Il y a d’autres petites initiatives du genre qu’on a fait pour pouvoir rester rentable », fait valoir M. Villeneuve.

« On est à 90 % un traiteur corporatif, donc quand la pandémie est arrivée, on a dû se tourner vers les repas individuels et c’est ça qui nos permet de ne pas mettre la clé dans la porte. Donc cette année pour Noël c’est la formule qu’on va utiliser aussi. Malgré tout, ça répond bien pour le moment. Sauf que c’est certain que faire des portions individuelles c’est beaucoup plus d’ouvrage et c’est moins payant », conclut de son côté M. Mercier.