Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy.

L'hébergement transitoire réclamé

Selon le président du c.a. du Gîte Ami, Gilles Cloutier, un chaînon est manquant en Outaouais entre le refuge temporaire - qu'est son organisme - et le logement social.
M. Cloutier le décrit comme «une mesure qui permet à une personne de passer de l'hébergement d'urgence à une stabilisation en logement social sans crainte de rechute».
Les OEuvres Isidore Ostiguy seraient sur le point de développer un centre avec cette mission sur la rue de Versailles, dans le secteur Gatineau. C'est du moins ce que leur directrice générale, Louise Guindon, a affirmé en entrevue à Radio-Canada.
Cette offre d'hébergement transitoire viendrait répondre à la demande d'un refuge stable des usagers du Gîte mécontents, selon Gilles Cloutier.
Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, croit de son côté que le Gîte Ami doit revoir sa mission de A à Z et mettre fin à cette notion d'hébergement d'urgence. Selon lui, le Gîte devrait s'appuyer sur le modèle du Centre Le Hâvre, à Trois-Rivières, un refuge 24/7.
«Les usagers habitent là, on développe avec eux un plan d'intervention et on travaille pour leur trouver une solution d'hébergement plus permanente», explique M. Roy qui estime que le modèle du Gîte n'apporte pas de résultat dans la lutte à l'itinérance.