Le printemps maussade fait du bien aux agences de voyage de la région. À l'agence de voyage Atlantis, que Josée Ricard gère avec son père Jean, le chiffre d'affaires a augmenté de 15% comparativement à l'an dernier.
Le printemps maussade fait du bien aux agences de voyage de la région. À l'agence de voyage Atlantis, que Josée Ricard gère avec son père Jean, le chiffre d'affaires a augmenté de 15% comparativement à l'an dernier.

L'exil sous le soleil a la cote ce printemps

Daniel Leblanc
Daniel Leblanc
Le Droit
« Roum dum dum wa la dou, c'est le temps des vacances ! », disait la fameuse chanson de Pierre Lalonde. Un refrain que bon nombre de gens de l'Outaouais fredonnent ces derniers jours, alors que les agences de voyage dénotent un boom notable de leurs ventes de forfaits tout inclus vers les destinations soleil. La raison ? Le printemps qui tarde à s'installer pour de bon.
« Il y a la température maussade, mais également le fait que les gens ont plus confiance en l'économie. On le sait, les voyages, c'est du luxe que l'on s'offre. Quand on se serre la ceinture, c'est l'une des dépenses que l'on coupe en premier », soutient le copropriétaire de l'agence de voyage Atlantis, Jean Ricard. Le commerce a vu son chiffre d'affaires augmenter de 15 % comparativement à l'an dernier.
Évidemment, les vacanciers convergent en majorité vers les incontournables que sont Cuba, le Mexique et la République dominicaine, mais l'Amérique centrale gagne en popularité, entre autres avec le Costa Rica et Panama.
Le flocon de trop
Les flocons et le verglas de la semaine dernière ont été la goutte qui a fait déborder le vase pour plusieurs. « Dans les journées qui ont précédé la tempête de vendredi dernier, surtout la veille, on a eu une recrudescence des ventes. En plus, les prix ont sensiblement chuté, ce qui a ajouté à l'engouement. Cette année, les clients sont plus spontanés, alors qu'en temps normal, ils ont tendance à planifier leurs vacances. Beaucoup disent qu'ils sont écoeurés et veulent s'en aller. Ils optent pour des offres de dernière minute », affirme le directeur des opérations à l'Agence de voyage Aquarelle, Dino Roberge, soulignant avoir remarqué un intérêt plus marqué pour la Jamaïque.
Ce dernier indique par ailleurs que l'un des bémols lorsque vient le temps voyager à cette période-ci de l'année, en particulier en partance d'Ottawa, c'est que la majorité des transporteurs aériens regroupent leurs vols. Il faut donc s'attendre à ce qu'il y ait des escales avant la destination finale, notamment à Toronto. « C'est dommage qu'ils ne s'adaptent pas quand il y a un plus gros achalandage tel qu'observé en ce moment », se désole-t-il.
Même son de cloche chez Voyage Vasco La Chaudière, où le chiffre d'affaires a grimpé de 13 % en comparaison avec l'an passé. « Avec la grisaille et les tulipes qui ne sont pas encore sorties, les gens veulent s'évader » de dire la copropriétaire de l'agence, Michèle Thibault.