Les usagers de la STO mécontents du service offert depuis le lancement du Rapibus s'organisent. Des moyens de pression pourraient être mis en place dès lundi.
Les usagers de la STO mécontents du service offert depuis le lancement du Rapibus s'organisent. Des moyens de pression pourraient être mis en place dès lundi.

Les usagers mécontents s'organisent

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Insatisfaits des horaires et des parcours imposés par l'arrivée du Rapibus, des usagers envisagent de mettre en place, dès lundi, des moyens de pression pour exiger des changements auprès de la Société de transport de l'Outaouais (STO).
Claudine Dupuis, une résidente du secteur Buckingham, fait partie d'un comité récemment créé dans le but de mobiliser les usagers de la STO mécontents du service offert depuis le lancement du Rapibus, samedi dernier.
Ce comité se réunira dimanche afin d'évaluer les possibilités de mettre en place des moyens de pression. «On a reçu des suggestions, quelques propositions qu'on veut proposer aux usagers», indique Mme Dupuis.
Sans vouloir révéler les détails des options qui sont sur la table, Mme Dupuis évoque des moyens de pression «en deux volets». «Un qui va avoir lieu pour nos élus, et l'autre avec la STO, explique-t-elle. On ne bloquera pas le circuit pour notre premier moyen de pression, mais on peut penser à un moyen de pression qui va atteindre le portefeuille de la STO.»
Le non-renouvellement du laissez-passer mensuel fait partie des moyens de pression envisagés par le groupe dont fait partie Claudine Dupuis. Cette dernière affirme que l'arrivée du Rapibus lui fait perdre une heure en temps de déplacement supplémentaire chaque jour pour se rendre travailler à Ottawa et revenir à Buckingham.
«Heureusement que je n'ai pas d'enfants à aller chercher, souligne-t-elle. Mais j'ai quand même une qualité de vie que je ne veux pas perdre.»
L'inquiétude persiste
Le premier bilan dressé mercredi par la STO et les ajustements promis sont loin d'avoir apaisé les inquiétudes de Mme Dupuis. "À moins qu'ils mettent des ailes sur l'autobus, on va toujours arriver plus tard», estime-t-elle.
Le comité dont fait partie Mme Dupuis fera part de son plan de match sur la page Internet hébergeant une pétition adressée à la STO au sujet du Rapibus. Cette pétition avait été lancée l'an dernier, lorsque des usagers avaient commencé à s'inquiéter des répercussions du Rapibus sur leur temps de déplacement.
Le maire sortant de Gatineau, Marc Bureau, a pour sa part réitéré, hier, l'invitation faite par la STO aux usagers de ne pas hésiter à émettre leurs commentaires, qui servent à établir certains ajustements sur le réseau.
Un premier bilan quotidien a été publié hier sur le site Internet de la STO. L'organisation, qui précise que «la fluidité du corridor Rapibus s'est beaucoup améliorée», y détaille les ajouts de voyages, de même que des informations sur les parcs-o-bus.
jmercier@ledroit.com