Des syndiqués spécialistes de la détection membres de l’AFPC réclament une nouvelle entente.

Les spécialistes de la détection manifestent

Les 125 spécialistes de la détection de la Cité parlementaire veulent négocier une nouvelle convention collective, mais ils disent se buter à un employeur qui n’a pas voulu jusqu’à maintenant s’asseoir à une table pour discuter avec eux.

Mercredi, sur le coup de midi, quelques dizaines de syndiqués membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) sont descendus dans la rue devant l’édifice de la Confédération, à l’intersection des rues Wellington et Bank, pour réclamer une nouvelle entente. La manifestation s’est déroulée dans le calme alors que les employés, quelques dizaines, ont attiré l’attention en brandissant des pancartes.

Le contrat de travail de ce groupe est échu depuis mars 2014. À la suite de la fusillade du 22 octobre 2014, la sécurité du parlement a été regroupée au sein des Services de protection parlementaire (SPP). En septembre 2015, l’AFPC affirme avoir a été avisée qu’il n’y aurait pas de négociations tant que le Commission des relations de travail n’aurait pas rendu sa décision concernant la demande de SPP de regrouper les unités de négociations des employés en une seule. Les audiences doivent avoir lieu cet automne. L’AFPC dénonce toutefois le gel des conditions de travail de ses membres.

« À la suite du regroupement des services de sécurité sur la colline parlementaire en 2014, l’employeur souhaite un regroupement des unités de la sécurité. Mais, depuis, il refuse de nous rencontrer pour négocier un nouveau contrat de travail. Nous ne voulons pas la confrontation. Le contrat de nos membres est échu depuis trois ans. Il est inconcevable qu’ils ne puissent avoir des augmentations de salaire et qu’ils ne puissent discuter avec l’employeur des enjeux de leur travail touchant la sécurité » a expliqué Greg McGillis, vice-président exécutif régional pour la région de la capitale nationale de l’AFPC. 

Les principaux enjeux incluent les salaires, les horaires de travail, et la sécurité des employés.

« La sécurité est quelque chose de très important. Mais les employés qui travaillent en première ligne pour fouiller les visiteurs et les touristes à la Chambre des communes, le Sénat et les autres édifices de la Cité parlementaire sont importants aussi. La suspension des négociations affecte grandement la vie des employés. Alors pourquoi refuse-t-on de négocier avec ce groupe ? »,  a demandé Kevin King, président national du Syndicat des employés nationaux, de l’AFPC.