Les signalements sont en baisse à la DPJ

Patrick Duquette
Patrick Duquette
Le Droit
Les signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ont chuté de 6,5 % en Outaouais.
La DPJ régionale a traité 4686 signalements en 2011-2011, moins que les 5011 de l'année précédente. C'est tout de même une moyenne de 91 signalements par semaine.
Deux fois sur trois, les signalements portent sur des cas de négligence ou d'abus physique envers les enfants.
La DPJ de l'Outaouais dit avoir adopté une approche «plus apaisante» avec les parents ces dernières années.
Si bien qu'en Outaouais, 65 % des enfants suivis par la DPJ demeurent à la maison ou chez des personnes significatives de leur entourage.
La DPJ s'inquiète par ailleurs des suites de l'adoption du projet de loi C-10 au fédéral.
À compter du 23 octobre, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents adoptera une approche plus répressive.
«Mais nous, on va continuer de travailler en utilisant le modèle québécois d'intervention», prévient Mme Michelyne Gagné, directrice de la DPJ en Outaouais.
«On sait, avec la recherche, que ce n'est pas pertinent de travailler avec des mesures de dissuasion et de dénonciation, dit-elle.
Même si la DPJ n'aura d'autres choix que d'appliquer la loi du gouvernement Harper, Mme Gagné continuera de prôner des mesures de réinsertion pour les jeunes.
«On va essayer, dans nos recommandations, de mettre de l'avant l'ensemble de la situation d'un jeune pour bien éclairer les juges qui recevront ces adolescents», dit-elle.