Les rues d'Ottawa inondées de rose pour le cancer du sein

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
La formule «marche» à chaque année. Encore une fois cette fin de semaine, pas moins de 10 000 personnes ont porté du rose dans les rues d'Ottawa pour se montrer solidaires à ces femmes - et ces hommes - touchés par le cancer du sein.
Rarement atteints par ce type de cancer, les hommes représentent tout de même 1 % des victimes. Tout comme les femmes, les hommes ont des tissus mammaires et peuvent développer un tel cancer.
 
Les hommes de 60 ans et plus sont le plus souvent diagnostiqués, mais une nouvelle tendance se dessine avec l'air du temps qui change. Les transsexuels courent aussi un risque de contracter le cancer du sein lorsqu'ils reçoivent des doses excessives d'hormones, telles les oestrogènes.
La Course à la vie CIBC s'est déroulée sous un ciel nuageux en ce samedi matin plutôt frisquet.
Martin Chénier a décidé de s'impliquer pour la cause il y a huit ans. Il est aujourd'hui codirecteur de l'événement.
«Je ne connaissais aucune personne touchée par le cancer du sein lorsque j'ai commencé à m'impliquer en 2000. Puis, un jour, l'épouse d'un ami a découvert une bosse sur un sein. Elle a reçu un diagnostic de cancer à 29 ans. C'est très jeune. En général, ce cancer touche les femmes de 50 ans et plus», raconte-t-il.
Selon la Fondation canadienne du cancer, 5300 femmes et 50 hommes mourront du cancer en 2008.
«La bonne nouvelle, c'est que les recherches, payées en partie avec nos événements, permettent aujourd'hui d'afficher le plus bas taux de décès reliés à ce cancer depuis 50 ans», précise M. Chénier.